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 À en perdre la raison. (Pv : Shalynna)

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MessageSujet: À en perdre la raison. (Pv : Shalynna)   Mer 9 Mai - 14:03

<< L'alcool est notre pire ennemi, fuir serait lâche. >>
--Anonyme--

Techniquement, c'était le début de l'automne il y a deux jours. Et je dis techniquement, parce que, en fait, pour ma part du moins, depuis un bon moment j'ai l'impression que l'automne est déjà là. C'est rendu que je me lève avant le soleil, que je gèle dès l'instant que je sors de sous les draps, que je porte un manteau pour sortir dehors le matin... L'automne, il est toujours en avance sur son heure, que voulez-vous: sa montre doit être défectueuse. Autre preuve que l'automne est bel et bien là, les feuilles des arbres changent de couleurs. Fini les paysages verts, maintenant ça vire de plus en plus au jaune. Les plus pressées quant à elles tournent déjà au rouge, reste à savoir si c'est parce que quelque chose les gêne, ou bien si c'est seulement parce qu'elles sont trop pressées de mourir, allez savoir, je n'ai jamais osé leur demander. J'avance à l'aveuglette dans une saison qui m'est pourtant bien familière, sauf que bon, chaque année, je suppose que c'est toujours une histoire différente. Ce serait plutôt logique, non? J'ai envie de me permettre davantage de coups de tête, qui sait, ça pourrait m'apporter du bon. Me permettre de vivre un peu plus, puisque c'est ce que je recherche désespérément depuis un certain temps. Le seul inconvénient, avec l'automne, c'est la pluie. Ça me déprime un peu, je dois dire. Mais bon, je préfère voir le positif... C'est si beau, l'automne. Vous trouvez pas ? Non... Pas moi. Une goûte de pluie tomba sur mon front, alors que nos yeux se fixaient avec une touche d’insoumission. Toutes deux, comme incapable, habité d'une conviction certaine de ne pas vouloir paraître moins forte aux yeux de l'autre. Mon regard fût le premier à briser se cercle et se posa sur les quelques nuages du ciel qui avaient laisser une seule goûte glisser de leurs mains. Désormais, je sentais son odeur, elle c'était donc approché de moi et j'entendis sa voie, à lequel je ne portais pas d'attention. La petite clochette au dessus de la porte se fit entendre elle aussi, démontrant que la Neko m'ouvrait la porte. Il pleut. Encore. Et je n'aime pas beaucoup la pluie, pour être honnête. Les goûtes commençaient à tomber plus rapidement et celle-ci heurtaient mon visage tout comme le sol qui semblait boire la pluie. Déjà qu'il fait plus froid, ces derniers temps, lorsqu'on est trempés de la tête aux pieds, c'est juste pire. Les cheveux qui collent au visage, les vêtements qui collent à la peau, les pieds humides... Ça fait se sentir misérable, tout ça. C'est vrai que, parfois, la pluie, ça peut faire du bien. Combien de fois déjà suis-je allée me planter sur mon balcon en plein orage, juste pour sentir le ciel me pleuvoir dessus un peu, comme si ça m'aidait à sentir davantage le monde et l'univers dans lequel je vis? Ces derniers temps, j'ai le vertige. J'ai beau être constamment au sol, ce sentiment d'insécurité est là, très très souvent. Non pas que j'aie peur de tomber de haut, je ne suis pas en hauteur, j'essaie simplement de garder les deux pieds sur terre.

J'essaie. Mais c'est pas toujours facile. Le ''blues'' de l'automne... On dirait que chaque année j'oublie combien cette passe m'est inévitable. Et c'est pourtant ma saison favorite, vous savez. Sauf que bon. Des coups bas, ça arrive à tout le monde. Justement, il y a tellement de gens autour de moi qui dégagent tellement d'ondes négatives... C'en est répugnant. Encore plus quand ce sont nos proches et qu'on ne sait absolument pas quoi faire. Je ne sais plus où donner de la tête, faire la différence entre quels sont mes problèmes et quels sont ceux des autres. Ils se confondent tous ensemble. J'essaie tout de même de voir du bon dès que je peux... Prenons par exemple hier. J'étais au boulot et, honnêtement, je ne pétais pas le feu. Fatiguée, malade, ennuyée, la tête ailleurs. Et pourtant. Il y a eu ces deux vieilles dames qui sont venues acheter, des femmes tellement sympathiques qui sont restées discuter avec moi tellement longtemps... Et puis il y a eu ce jeune enfant qui m'a souri, qui m'a fait penser au petit Arthur de l'autre fois, le petit Arthur de 4 ans qui avait déjà visité plus de grandes villes européennes que je n'en visiterai jamais de toute ma vie, et ça m'a fait songé au fait que j'aimerais bien revoir ce petit gars-là. Et en quittant le boulot, je suis passé devant le fleuriste à côté. Sur son étalage, dehors, il y avait des tonnes de marguerites... J'adore les marguerites. Mais, oui, j'ai le vertige. Comme je l'ai dit cent fois déjà, j'ignore complètement ce vers quoi je me dirige peu à peu. Chaque jour j'ignore de quoi aura l'air le lendemain... Et ça m'angoisse assez. Mais j'essaie de vivre. J'essaie de nouvelles choses. Par exemple, je me suis inscrite au gym, à l'Akïdo. Des chose que je n'avais pas osé faire l'an dernier, même si j'en avais envie. Je ne suis pas certaine d'avoir ce qu'il faut pour, ni d'y être particulièrement à ma place, mais bon, je suppose que l'on verra bien? Je me suis aussi inscrite au programme de Jeunes Entreprises, sur un coup de tête... Je me suis dit que ce serait peut-être une superbe expérience, ça me donnerait l'occasion de découvrir quelque chose de complètement nouveau, des choses que je ne connais pas encore. Oui, j'ai constamment le vertige, parce que je ne suis plus sûre de ce que je bâtis autour de moi. La solitude me ronge pas mal, je ne vois pas assez de gens à mon goût, en dehors du travail, du moins, et c'est pourquoi je me prends en main de ce côté-là, j'aimerais m'organiser des plans pour cette semaine et, surtout, pour ce weekend. J'ai besoin de sortir, voir des gens, aller en ville, jaser autour d'un café, aller prendre un verre... J'essaie de fermer les yeux, et de vivre. Encore et toujours.

-Non, seulement dans les miennes, ai-je dit d'une voie froide, mes yeux revenant sur son visage.

Elle semblait avoir parlée avec un incroyable détachement comparativement à ce qu'elle m'avait habitué, pénétrant dans le petit bar, avant de me faire surprendre par la pluie plus qu'elle n'avait déjà réussi à faire. Droit devant nous, se trouvaient mes amis. Tous des hommes de mon âge, tous des visages familiers. Tout comme l'endroit qui sentait drôlement moins l'alcool que dans mes souvenirs. L'endroit était calme, très peu de gens sy trouvait, hormis le barmaid et les serveuses ''Neko''. L'endroit avait des murs rouge bourgogne et des tabouret en bois le long du bar. Rien ne changeaient jamais. À se moment, la pression du monde s'écroula et j'eus accès au bonheur. Mais, le bonheur est éphémère. Car, avouons-le, qu'on le veuille ou non, en fait, je doute que quiconque puisse souhaiter chose pareille, mais qu'importe, notre bonheur prend toujours fin à un moment ou un autre. Ou plutôt devrais-je rectifier ma phrase... ''la source'' de son bonheur disparait. Parce que, le bonheur en tant que tel, du moins j'ose l'espérer, est toujours là, quelque part. Ce que je veux dire par-là, c'est qu'il y aura toujours quelque chose pour le raviver. Et ce principal acteur, et cela il faut en être bien conscient, ne s'agit de nul autre que de nous même. À quoi bon espérer désespérément que le bonheur nous revienne si nous ne faisons par le moindre effort pour reprendre sa possession ? On dit que dans la vie il faut être réaliste... Mais réaliste ne rime pas nécessairement avec pessimiste, vous savez ? En fait, oui, je sais, mais bon, vous comprenez bien où je veux en venir. Croire en la venue d'un éventuel bonheur est l'ouverture du chemin qui le mène à nous... Ce n'est pas en se couvrant les yeux d'un bandeau de malheurs et de négatif que l'on parvient à percevoir les petits bonheurs de la vie. Parce que, de ceux-là, il y en a toujours quelque part, j'en ai la certitude. Il faut seulement avoir le courage d'être optimiste lors de certains malheurs. Combien de fois ai-je même demandé au bon Dieu de m'aider à retrouver ce bonheur que je semblais avoir perdu? Je doute que ce soit ce fameux bon Dieu qui m'ait aidé, mais plutôt la foi que j'avais en ce qui concerne la venue d'un bonheur tant attendu. Que ce soit le sourire d'un bambin que l'on croise dans la rue, que ce soit le compliment d'un pur inconnu, une soirée au cinéma avec ses copains, ou bien un simple morceau de musique que l'on aime particulièrement qui passe à la radio... Je persiste à croire que ce sont ces petites choses, aussi insignifiantes soient-elles, qui aident à nous maintenir en vie. Oui, parfois le bonheur semble être rendu si loin de portée qu'il paraît inatteignable. Oui, parfois on a la nette impression que certaines personnes prennent plaisir à enfoncer le fer dans la plaie, comme on dit, et à saccager le moindre espoir d'éventuel moments heureux. Mais le bonheur est toujours, toujours quelque part. C'est juste qu'il arrive que, parfois, il soit un peu plus occupé à aller choyer quelqu'un d'autre, mais notre tour vient toujours à un moment ou un autre. Et ce, même s'il se manifeste dans les plus petites choses, les plus simples qui soient.

-Que veux-tu à boire? lui avais-je demandé tout en me tournant vers elle. En sachant que tout ici à de l'alcool.

L'étape avant d'aller à la table rejoindre mes amis qui n'avait de yeux que pour la petite nouvelle, était de s'arrêter au bar pour passer notre commande. Ainsi, toujours proche de la porte, le corps à demi tourner vers elle, j'attendais sa réponde. J'étais face au bar, elle à ma gauche et mes amis à ma droite, à une dizaine de table de nous. Derrière moi, j'entendais le bruits des boules de billard se frapper, signe qu'au moins une des tables étaient prise.

-Aller, approche. N'est pas peur de moi, dis-je avec une douceur déconcertante. Est plutôt peur des hormones de ses hommes là-bas qui te regarde comme un morceau de viande. Moi, j'ai la décence de pas te regardé ainsi. Aller, belle Shalynna... Approche!

Je semblais légèrement plus joyeuse et moins arrogante dans mes paroles. Un changement soudain de comportement... Jalouse? Comme si elle m'appartenait déjà et que pour l'entrainer dans mon piège, je devais passé par là. C'était bien connu, je n'aimais pas que les gens est dans l'idée d'approcher, de toucher ce qui m'appartient. Elle allait en faire partie... Jalouse ou... Possessive? Mais, c'était une femelle... Une... femme.. Elle avait droit à un certain respect... Jalouse, possessive ou... simplement solidarité féminine?
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MessageSujet: Re: À en perdre la raison. (Pv : Shalynna)   Lun 11 Juin - 13:38

La pluie…
Cela sentait la pluie depuis quelques secondes seulement, je venais seulement de m’en rendre compte. Levant mes yeux au ciel en attendant qu’elle se daigne à entrer enfin dans le bar, je remarquais les nuages gris, voir même noir qui survolaient nos têtes. Finalement, l’invitation de cette Luna était arrivé à pique. Cela m’éviterais de dormir sous un arbre, totalement trempée. Et puis, se serait vraiment bête de mouiller et de salir déjà mon tout nouveau manteau, aquis, il y a moins de deux heures. D’accord, je serais au sec un petit moment, mais est-ce que la pluie ce sera calmé quand notre soirée sera terminée ? Beaucoup de questions qui ne recevront de réponse qu’au moment voulu, qu’au moment destiné.
Et puis, de toute manière, il était prévu que je passe la soirée chez elle. Donc, malgré tout, même si je deviens à être trempé le temps de nous rendre chez elle, elle m’accorderais bien une douche bien chaude et des habits le temps que les miens soit secs. Encore fallait-il qu’elle soit de nature gentille et chaleureuse, ce qui n’est pas trop le cas. Du moins, elle en avait rien montré jusqu’à maintenant. Heureusement que je n’étais pas une faible femme, sans défense, sinon, je ne donnais vraiment pas chère de ma peau.
A ce moment-là, elle finit par répondre à ma remarque, oui, j’attendais finalement sa réponse avec impatience. Etait-il possible dans ce monde d’avoir la téléphatie ? J’avais peur d’entendre sa réponse, qu’elle puisse lire toutes mes pensées quand l’envie lui chantait. Mais cela était impossible, vraiment impossible. Mais au fond, est-ce que le monde s’était préparé à voir des nouveaux habitants, un étrange mélange entre l’humain et l’animal ? Est-ce qu’on était vraiment les êtres faibles, les êtres anormaux alors qu’on se rapprochait le plus à la nature, qu’on avait une autre vision de la vie, de ce qui nous entoure ?
Bien sur que non, nous sommes les êtres supérieurs. Le seul problème, c’est que peu de personnes de notre race s’en rendent vraiment compte. Nous étions le futur, nous étions des êtres évolués comme le futur évolue.


PLOP PLOP PLOP


La pluie faisait une descente très violente sur la terre, donnant ainsi à boire aux routes, aux plantes et tout ce qui se trouvait en dessous. Ce bruit avait fait fuir mes pensées, mes fabuleuses pensées sur un avenir où la race dit inférieur montrait le chemin de la vérité aux autres. Un plaisir, une sensation de supériorité m’avait envahie et me rendait si supérieur à elle, le bien-être absolue. Mais toute bonne chose à une fin, le retour à la réalité était toujours brutale et me rabaissé au niveau des autres nekos : Sans caractère. Et pourtant, j’étais loin d’être comme ça.
Et puis, la femme que je suivais par choix, se décidait enfin à pénétrer dans le bar. La suivant de près, je fermais la porte délicatement avant de la rejoindre à ses cotés. Elle se trouvait au comptoir, surement pour prendre à boire avant de rejoindre ses amis, ceux que je devais rencontrer et où je devais agir comme une neko docile, stupide qui ne faisait qu’obéir aux ordres. Jourais-je vraiment ce jeux-là jusqu’au bout, même un petit bout ? Moi-même, j’hésitais encore sur ce que j’allais faire. Le destin, lui, le savait certainement déjà.

Je secouais ma tête en sentant l’odeur d’alcool envahir mon nez. L’odeur était vraiment insupportable, totalement à l’opposé de ce que j’aimais sentir. Même la pluie avait une meilleure odeur, une odeur agréable même. Quand j’avais regardais le bar par la fenêtre, je croyais vraiment que l’endroit serait agréable, attrayant, que j’aurais même eu envie de revenir. Alors que là, c’était tout le contraire. Une pensée m’habitait : celle de fuir l’endroit le plus vite possible. Cependant, cela était impossible, je devais jouer le jeu jusqu’au bout. Peut-être qu’à force, je ne sentirais plus rien à la fin, il fallait juste que je m’y habitue…
Je finis par chasser ses pensées en me concentrant sur les allentours. J’ai très vite vu quelques unes de mes congénères dans ce bar. Elles n’accompagnaient pas des clients, elles les servaient. Au moins, elles avaient un travail honnête, mais soyons réalistes, elles ne devaient avoir aucun salaire. Et je n’osais même imaginer ce qui pouvait leur arriver plus tard, après le boulot, en rentrant chez eux… Finalement, elles étaient bien plus à plaindre que moi. J’avais de la chance ou je me battais pour avoir ce que je voulais. Alors qu’elles ne faisait que subir ce qu’on leur imposait. Je posais mon regard lentement sur les murs du bar, les objets qui s’y accordaient. Tout était rouge ou marron, couleur du bois, pour les meubles. Un décor chatoyant, agréable, propice à de bonnes rencontres. Cela faisait chaud au cœur, tout simplement.

Ma vie n’est pas simple mais j’étais maitre de moi-même, de faire ce que je voulais. Peu de nekos pouvaient se vanter d’une chose pareille. J’étais fière de ce que j’étais devenus. Et je savais très bien que j’étais celle que je suis grâce à mes parents, mes amis et mon ancien peuple. C’était pour eux que je vivais maintenant, pour qu’ils continuent de vivre dans un sens. A jamais, ils seraient dans mon cœur.

La voix de Luna m’interrompis dans mes pensées, elle me demandait ma commande. Dans ma tête, avant qu’on ne rentre à l’intérieur, tout était clair, je voulais un chocolat. Mais en voyant ce que les gens buvaient, mon chocolat chaud était ridicule, inadéquate avec la soirée prévue. Et pourtant, cela serait tout de même ma commande, car l’odeur d’alcool était insupportable pour mon nez et que j’étais maître de moi-même, je savais très bien ce que je voulais.
Cependant, elle ne s’était pas tenu seulement à me demander ma boisson que je voulais, elle avait aussi précisé que tout ici à de l’alcool. L’idée d’un chocolat chaud avec de l’alcool ne ferait pas très bon ménage, par cette raison, ma commande ne sortait toujours pas de ma bouche. Alors que mon silence persistait, elle finit par essayer de me convaincre de m’approcher un peu plus d’elle tout en me faisant peur en m’annonçant des regards des hommes derrière nous. Cette douceur dans la voix me terrifiait encore plus, que cachait-elle sous cette douceur ?

    - Peut-être que ton regard est moins avide qu’eux mais ton premier regard était bien plus terrifiant. Disais-je sur un ton totalement neutre.


Je dépose un regard en direction de ses amis sans réellement le savoir, et effectivement, je n’aimais que moyennement leurs regards. Mais aimais-je vraiment son regard à elle qui disait des choses différentes en fonction du temps, de ses pensées, de mes réactions ? Elle était Lunatique, instable, et c’est ce point-là qui était bien plus dangereux que des regards pervers. Et puis, au fond, elle aussi avait eu ce regard envers ma personne, elle avait même clairement spécifié qu’elle voulait mon corps. C’était bien de elle que je devais me méfier, et non de ses hommes. Après tout, ils ont bien le droit de fantasmer sur ma jolie personne.

    - Et puis, ce ne sont que des regards. Je déposais mon regard sur elle. Tu as fais bien pire qu’eux pour le moment.


Oui, je parlais bien de son invitation à coucher avec mon corps si attirant. Et oui, je n’avais toujours pas répondu à sa première question. Il m’était bien plus amusant de répondre à sa remarque, comme si elle était jalouse, que j’étais sa chose. Mais oui, c’est vrai que pour ce soir, je devais me faire passer pour sa chose. Et franchement, je n’ai pas vraiment l’impression qu’elle veuille réellement me protéger d’eux.

    - Pour te répondre, je désire un chocolat chaud. J’offrais mon dos au comptoir pour regarder ses jeunes gens. Même avec ce manteau, j’attire tous les regards sur moi.


Je finis par me coller contre le comptoir et je guettais le regard de la demoiselle. Et une question me trottait en tête. Pas seulement une question, un geste aussi, enfin, beaucoup de chose mais l’indicision me cloué actuellement sur place. En fonction de son regard, je prendrais surement la bonne décision si on m’en laisse le temps…


Dernière édition par Shalynna le Mar 4 Sep - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À en perdre la raison. (Pv : Shalynna)   Dim 8 Juil - 19:22

« Une vie sans émotion est une vie perdue. »
Roger Fournier


Vous aurez peut-être, vous aussi, au cours de votre vie, constaté combien le malheur nous vient toujours si facilement, si gratuitement et, évidemment, toujours sans qu'on l'ait demandé et, souvent, même, dans les moments où l'on en aurait le moins besoin. Tandis que le bonheur, lui, il faut carrément se dévouer corps et âme, carrément se tuer jour après jour pour y parvenir et pis encore, il ne s'agit parfois simplement que d'un avant-goût, que d'un échantillon qu'on vous permet de goûter, quelques instants, pour ensuite vous laisser retourner vous magasiner un malheur involontaire dans les autres rayons. La vie est comme une grande épicerie où l'on ne trouve jamais le produit recherché sur l'étalage auquel nous nous attendions à le trouver. ''Concentré de bonheur en conserve? Dernière allée à votre gauche, sur l'étagère du fond près des condiments. Ah, non, c'est vrai, il ne nous en reste plus, de celui-là....'' Il y a peut-être pas assez de lots de bonheur pour tout le beau monde que constitue l'humanité. Enfin, ce n'est qu'une supposition comme une autre, comme ça. Je sais pas. Après tout, quand vient le temps des soldes, c'est toujours les produits les moins populaires qu'on vient liquider, question d'enfin s'en débarrasser. C'est peut-être pour ça, aussi, que le malheur et les mauvaises nouvelles viennent gratuitement: personne n'en veut, de ceux-là. Le bonheur, inutile de baisser le prix et de le rendre plus accessible: on est tous prêts à mettre le gros prix pour se le procurer. Le bon Dieu, au fond, s'il existe, ça doit être un Président Marketing dans le grand cercle de la vie, ou quelque chose du genre. J'ai les poches pleines de trous. J'ai l'impression d'échapper mon peu de moyens çà et là dans la rue quand je marche. Difficile, dans ce cas, de se payer un peu de bonnes nouvelles. Il faudrait sérieusement que je me mette à économiser, en vue de me payer un peu de bonheur. Ceci dit, en me payant ses services et en l'invitant au bar, je n'économise pas. Encore une fois, dois-je m'éloigner de mon bonheur pour un plaisir charnel presque dérisoire.

-Mon premier regard ayant été l'envie incontrôlable de te tuer, je ne le cache pas, dis-je tout en souriant et en demandant un B-52 au barmaid. Mais, non. Mon regard était simplement surprit. Ajouté aussi un Chocolat chaud Baileys pour la jolie Neko.

Quel phénomène étrange qu'est l'être humain. Vous ne trouvez pas ? Comme si on avait cette fascination malsaine pour la douleur, ou je ne sais pas trop. En fait, je dis "on", mais je préfère être honnête, c'est plutôt de moi-même dont il est question. Peut-être certains se reconnaîtront-ils dans mes aveux. C'est comme si je prenais plaisir à la douleur que me procurent certaines choses, comme si c'était pour moi le seul et unique moyen de me sentir bel et bien vivante. En fait, si j'y prends plaisir, ou si c'est simplement dans ma nature, je ne saurais pas dire. En fait, il est plutôt question de s'attacher à ceux qui nous font souffrir. Peut-être y a-t-il une explication sensée à ce phénomène, je sais pas. Il faudrait que je me renseigne là-dessus. Peut-être que ça fait partie de l'être humain que d'aimer ceux qui nous font le plus souffrir, de s'y attacher maladivement. Phénomène tout aussi inexplicable que le syndrôme de Stockholm, quand on y pense. Ou bien c'est peut-être juste, dans mon cas, du pur masochisme. Ça doit être quelque chose comme ça. S'accrocher à ceux qui nous torturent le plus, alors, qu'au fond de nous, on voudrait les détester pour nous avoir fait réaliser combien on est vulnérable. Ça doit être quelque chose du genre. Mon regard se portait vers elle et mes lèvres eurent un petit sourire.

-Ces déjà mieux en ayant un manteau quand n'ayant rien sur le corps.

Mon corps se mouvais jusqu'à elle et ma cuise touchait la sienne. Je posais mes mains sur son manteau au niveau de sa poitrine et je pris la petite languette de métal et très lentement, je fis descendre celle-ci, ouvrant ainsi le manteau qu'elle portait.

(Je ne suis vraiment pas certaine de mon poste. Je risque de faire des modifications, mais la base est la. Les actions et les paroles ne changerons pas.)
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MessageSujet: Re: À en perdre la raison. (Pv : Shalynna)   Mar 4 Sep - 19:50

J’étais belle et je le savais. Et pourtant, ce soir, je n’étais pas réellement à mon avantage. Je savais pertinemment que le manteau me rendait moins belle. Mais leurs regards persistaient tout de même à me regarder. Tout devient clair, ils ne regardaient pas ma tenue mais mon visage, rien que mon visage. Ils semblent qu’ils attendaient tous la même chose, que j’enlève ce manteau qui cachait une grosse partie de mon corps. Ils ne doutaient pas que je devais être belle sous cette chose marron. Ils attendaient simplement que celui-ci s’enlève pour confirmer ce qu’ils pensaient.

En me regardant après avoir regardé Luna, il n’y avait aucun doute que j’étais la bête et qu’elle était la belle. Et je ne disais pas ça parce que j’étais une neko. Parce que sinon, c’était plutôt Luna qui avait la tête pour jouer la bête. Après tout, elle est bien la « fille du diable », donc un monstre, une bête. Moi, j’avais simplement l’air d’une clocharde à coté de Luna et de son élégante robe noir. Je ne peux pas vraiment rivaliser contre elle avec ça sur le dos. D’ailleurs, qui pourrait croire que j’étais bien la neko de Luna. Il fallait être aveugle et stupide pour réellement le croire. Dès que je l’aurais enlevé, la plus belle serait difficile à identifier. Peut-être sommes-nous simplement ex æquo. Mais cela ne me plairait peu.

Ce regard insistant n’était pas là que pour ma beauté, je savais pertinemment qu’ils insistaient autant car j’étais une neko, de plus, j’appartenais à une belle femme. On était à nous deux le fantasme de plusieurs hommes, j’en étais certaine. Qui de tous ses hommes n’auraient pas pensé à profiter de deux femmes sublimes ? Celui qui osait dire le contraire était surement un menteur. En tout cas, moi je ne le croirais jamais.
Et puis, même si Luna refuserait surement l’offre, les hommes n’hésiteraient pas à proposer un prix pour me … « louer ». Bien que je ne l’avais que penser, je tournais mon regard vers Luna pour être sur qu’elle n’avait pas lu en moi. L’angoisse montait, ma gorge se serrait petit à petit jusqu’à finalement presque m’étouffer en entendant ses paroles.

    - Pfofufifuffuifueiommgggp


J’avais très bien compris les premières paroles de Luna, l’étranglement ne se faisait pas encore. Mais la suite de sa phrase, je n’avais pu entendre que quelques mots, aucun qui m’inquiétais vraiment. Je n’avais aucune raison de m’inquiétais, n’est-ce pas ? Elle avait surement simplement passé la commande, rien de plus, rien de moins.
En tout cas, ses paroles avaient eu le don d’enlever l’angoisse qui m’enserrait… ou de la ranimé. Elle avait beau avoir dit à la fin que ce n’était qu’un regard surprit, je ne la croyais pas du tout. Son premier regard était loin d’être simplement un regard surpris, mais bien un regard de tueur. Elle ne désirait qu’une seule chose : me dépecer. Et puis, on dit toujours que la première réponse est la bonne…

Relevant ma tête pour observer le plafond, je me demandais encore ce qu’on allait bien pouvoir faire ce soir. Mais si mon regard n’était pas sur elle ou sur l’horizon, c’était bien pour ne plus voir leurs visages. Je ne supportais plus de les sentir me déshabiller à chaque fois que je croisais leurs regards. A un moment donné, il faudra bien que je baisse à nouveau mon regard sur elle, je le savais mais l’envie n’y été pas pour le moment. J’avais juste envie de m’enfuir loin d’ici, de grimper à un arbre pour regarder l’horizon en pensant à mon passé. Je ne savais pas pourquoi la nostalgie venait de m’atteindre de manière si brutale et si inattendue.

Une voix, un sourire, mon regard se posa à nouveau sur elle. Sa phrase n’attendait aucune réponse de ma part mais elle était vraie. M’enfin, je n’étais tout de même pas nue sous ce manteau. Il y avait malgré tout une robe légère et fine de couleur blanche. C’était une robe d’été alors que nous sommes actuellement en automne. Mais je n’avais pas d’autres vêtements, je n’avais plus que cette robe et maintenant, ce manteau. Si j’avais eu les moyens, je me serais acheté une nouvelle robe, un peu moins fine. Ou même un pantalon avec un t-shirt. Mais la vie est beaucoup trop chère pour une neko rebelle, je n’avais eu le droit qu’à un seul habit après avoir travaillé pendant des mois…

    - Je sais très bien enlever mon manteau toute seule ! Dis-je tout en bloquant son geste avec un ton froid.


Elle s’était rapproché de moi, elle me collait même. J’avais l’impression qu’elle voulait me violé devant tant de monde à moins que son but était de montrer qu’elle était la dominante, la maitresse. Cela ne m’étonnerait même pas d’elle. Elle avait pris la décision de vouloir m’enlever ce manteau sans ma permission, sans me demander quoi que ce soit. Et il est clair que je n’avais que moyennement apprécié. Ce manteau, je voulais être la seule à pouvoir le toucher, parce qu’il m’appartenait et que j’avais durement travaillé pour me le payer toute seule. Mon regard ne s’apaisait pas, d’un geste brusque, j’enlevais ses mains de ma veste pour finir son travail par moi-même. Après avoir enlevé complètement la veste, désormais dans la tenue que Luna voulait tant voir, je la regardais en posant la veste sur mon épaule droite.

    - Je risque d’attirer encore plus l’attention sur moi, c’est réellement ce que tu voulais ? Demandais-je avec une curiosité grandissante.


Je voulais savoir ce qu’elle voulait réellement. Voulait-elle montrer ma beauté pour se vanter d’avoir une sublime créature à coté d’elle ou voulait-elle voir ce que cacher ce manteau ou voulait-elle simplement jouer à me séduire devant tant de personnes. Il y avait tellement de possibilité que je ne savais plus où donner de la tête.

Machinalement, je tournais la tête à droite, puis à gauche. C’est à ce moment-là que je finis par remarquer quelques choses. Seule la table en face de moi fixait sans arrêt Luna et moi, les autres posaient leurs regards sur chaque femme et surtout neko qui passaient devant eux. Et il y avait largement de quoi faire. Après ce constat, je posais mon regard sur Luna tout en m’écartant d’elle.

    - Et si on s’écartait de cette porte, le courant d’air est fort désagréable. Il ne faudrait pas que je tombe malade, n’est-ce-pas ?


Sans attendre sa réponse ou qu’elle prenne la marche en premier, je me dirigeais vers la table qui nous fixait sans cesse. Je ne savais pas si Luna me suivait tout de suite ou si elle attendait la commande. Je n’arrivais pas à me souvenir si le serveur était revenu avec notre commande ou non.

* Oublie donc ça Shalynna, n’oublie pas ton rôle à jouer ce soir. *

Je rejoignais la table où étaient les amis de Luna en marchant comme une diva. J’étais sur de moi, j’étais sur de ne pas me tromper. Et si je me la jouais si sexy, c’était bien dans le but de rendre Luna très jalouse.
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À en perdre la raison. (Pv : Shalynna)
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