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 Patte de velours et paroles aiguisées

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Vanille
Neko Femelle
Neko Femelle
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MessageSujet: Patte de velours et paroles aiguisées   Ven 30 Mar - 20:42


Donc... Reprenons depuis le début, voulez-vous ? Jusqu'à il y a trois mois, je vivais une vie parfaite et magnifique aux cotés de mes parents, j'étais riche, adoré. Jusque là, tout va bien. Ensuite ? Eh bien mes parents ont décidé d'aller fêter leur anniversaire de mariage en France, et il a fallu qu'ils prennent le seul avion qui s'écrase en chemin. Je sais, comme ça, on ne le penserait pas, mais je fus dévastée par leur mort. En quelque sorte, je le suis toujours. Ma vie a changé du jour au lendemain de bien des façons. Et pour cause, juste parce que j'ai des oreilles de chats et une queue qui va avec, mes parents n'ont jamais pu m'adopter officiellement. Aussi, quand tout revint à ma tante, je fis partie du lot. Et quand elle décida de tout vendre, je fus incluse dans l'offre. Oui, moi, Vanille Livingston, la magnifique, la superbe ! Comment ont-ils osés ? Je n'ai jamais piqué une aussi grosse crise. J'ai même jeté mon vase favori sur l'un des animaliers. Finalement ma tante due intervenir et décida, enfin, d'avoir la bonne idée (sa seule) de me garder. Non mais ! Sauf qu'il y a trois jours de ça, soi-disant en a-t-elle eu assez de mes caprices "de petite fille" et elle m'a vendu. Quels caprices ? Je mérite le meilleur, rien de plus.
Enfin ça ne m'empêcha pas de finir ici.

Assise sur mon lit de coussin, j'attends donc. Oui, un lit de coussin dans ma cage, vous ne pensiez tout de même pas que j'allais accepter de rester par terre sans rien faire ? L'animalier n'a même pas tenu une heure avant de vouloir m'étrangler, et a défaut de pouvoir le faire (la marchandise doit rester intacte), il a fait en sorte qu'on me donne des cousins (en me priant, le plus aimablement du monde, de m'étouffer avec). Maintenant, il ne me manque plus qu'une brosse à cheveux. Je continuerai à me plaindre après le repas. Pour l'instant, j'ai trop faim pour me plaindre. Si je n'ai pas de lait pour mon repas, je pique une crise.

M'étalant de tout mon long, je soupire comme la diva en détresse que je suis, sentant l'ennui venir une nouvelle fois m'agacer, me rendant morose. Jamais le prix d'un neko n'a baissé aussi vite. Le miens à du perdre soixante pourcent en trois jours. Au fond, ça me fait rire. Je m'amuse bien à dissuader, tous ceux qui veulent m'acheter, de le faire. C'est fou comme ils sont susceptibles ces humains. Tout aussi fou que la vitesse à laquelle ils perdent leur sang froid. Je m'amuse vraiment.
Enfin, plutôt, je m'amusais. Car aujourd'hui, personne n'est venu me divertir. Ma queue se balance mollement dans les airs, alors que je regarde le microcosme de l'animalerie évoluer, pour peu que ça me divertisse. Les enfants ne s'intéressent pas à moi, je suis jolie, mais trop intimidante pour eux, ils préfèrent les petites pisseuses, celles qui passeraient un sale quart d'heure entre mes mains... Certaines femmes ont hésité en me voyant, jusqu'à ce que je parle. Quant aux hommes... Il y en a eu plusieurs, mais ils ne s'attendent pas vraiment à ce que la jolie poupée qu'ils lorgnent dans la cage soit douée de parole. Et possède un cerveau, qui plus est. Que voulez-vous, ma perfection leur fait de l'ombre. Ils détestent ça. Et moi j'en ris.
Sauf quand il n'y a personne pour me faire rire.

Je baille discrètement avant de m'allonger sur le dos, regardant le plafond de mes appartements carcéraux avec dégout. Ils auraient pu refaire la deco pour moi, tout de même. Ils oublient trop facilement qu'ils ont la plus belle neko du monde (je ne dirais pas de l'univers, je suis modeste, voyons) à vendre. Quoi? M'enfuir? Pour aller où? Soyons sérieux, je serais tout bonnement incapable de survivre seule dehors, c'est un fait, je suis un chat de luxe, pas de gouttière. De plus, je risquerais de me casser une griffe en route, ce serait dommageable...
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Ivan Ivanovitch
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Ven 30 Mar - 23:41

Quelque soit l'endroit où l'on se trouve sur Terre, il y a un spectacle qui reste immuable et toujours aussi magnifique quand on s'y attarde un peu. Lorsque le soleil commence tout juste à quitter le ciel, qu'il balaie l'horizon avec ses rayons pour lui donner des tons pastel, quoi de plus agréable que de s'accorder quelques minutes pour observer un spectacle devenu si commun? Pendant un instant on se rend compte qu'on est bien peu de chose, que tous les petits tracas et les petits soucis du quotidien n'ont d'importance que dans notre univers, celui qui gravite autour de chacun et qu'en soit, cela n'empêche pas la Terre de tourner.

Tirant de longues bouffées de fumée sur une cigarette, une silhouette immobile postée en plein milieu du trottoir observe ce spectacle. Les gens passent à coté de lui, à plus ou moins bonne distance sans s'arrêter, comme si l'homme n'était qu'un obstacle sur leur route. Il prit une longue et dernière inspiration sur ce qu'il restait de sa cigarette dans de la jeter négligemment sur la route. Il offrit un dernier regard à l'astre solaire qui allait bientôt disparaître derrière des bâtiments au loin en relâchant la fumée contenue dans ses poumons puis fit quelques pas pour entrer dans la boutique à coté de laquelle il s'était posté...

Cela dit nous allons peut être un peu vite, revenons un peu en arrière. Cet homme, nommé Ivan Ivanovitch, était arrivé en ville depuis un peu moins d'une semaine. Il avait quitté sa demeure familiale en secret, peut être pour prendre son indépendance ou profiter un peu de son autonomie, lui-même ne le savait pas vraiment. La seule chose qui lui importait était les centaines de kilomètres qu'il y avait entre lui et sa famille. Pour le moment, il avait eut le temps de s'installer dans un petit appartement, de déballer quelques cartons et de découvrir un peu son nouveau terrain de jeu.

Aujourd'hui il se retrouvait devant une des animaleries du centre ville - non sans l'avoir chercher pendant un bon bout de temps. Non il n'était pas là pour acheter, au grand dam des hybrides en vitrine qui l'avaient regardé comme s'il s'agissait du messie. Il avait pris le temps de terminer sa cigarette et entrait maintenant dans la salle principale. C'était un endroit assez luxueux pour une animalerie, rien à voir avec le bouiboui où il travaillait avant cela. Des esclaves en bon état, avec des vêtements propre et sans doute neuf, pas de poussière ou de mégot qui traînait au sol… Bref, un sacré changement pour Ivan.

Le jeune homme fut rapidement harponné par un vendeur qui vint s'enquérir de la raison de sa venue. Ivan expliqua qu'il venait pour le poste de vendeur et fut emmené dans l'arrière salle, dans le bureau du patron. Un cours entretien avec celui-ci et il était embauché. Il était même réquisitionné pour commencer dès ce soir si cela lui convenait, ce qui était le cas. Le temps d'enfiler un tablier au nom de l'enseigne et d'échanger quelques mots avec le patron et le voila de retour dans la salle avec les hybrides. Les autres employés avaient fermé les portes au public et commençaient déjà le travail de nuit. C'était un travail simple : nettoyer les allées, nourrir les hybrides, les entretenir, refaire les rayons, etc…

Un peu perdu, Ivan s'accorda deux minutes pour découvrir un peu son nouveau lieu de travail et en profita pour voir les esclaves qui étaient à vendre. Des jeunes filles, des enfants, des hommes à la musculature assez développée, des adolescentes prêtent à devenir des esclaves sexuelles… Il y avait de tout dans les cages de la boutique mais l'une d'elle attira un peu plus son attention. La raison en était simple, la cage était tapissée de coussin et d'oreillers. Ivan s'approcha en levant un sourcil et observa l'hybride qui y résidait. C'était une neko assez jeune aux cheveux roses, avec de grands yeux bleu brillant comme des pierres précieuses et habillée d'une petite robe. Il n'y avait pas à dire, elle était diablement belle mais Ivan eut un rapide regard pour le prix, déjà barré trois fois et bien en dessous de la moitié de son prix originel. C'était un signe qui ne trompait pas, elle devait avoir une défaillance quelque part - certainement pas dans le physique - et il fallait bien reconnaître que cela intriguait l'humain.

Qu'est ce qui cause une telle baisse de prix, ce ne sont pas les soldes… Tu semble avoir tes deux bras et tes deux jambes pourtant.
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Vanille
Neko Femelle
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Sam 31 Mar - 18:12

Finalement, personne ne m'aura parlé aujourd'hui (ils ne savent ce qu'ils perdent). Pas même un enfant, autant dire que je m'ennuie plus qu'à mes habitudes, pour peu je serais prête à papoter avec ma voisine de cage, mais elle est si inculte et terrorisée par les humains, que j'ai envie de lui donner des claques dès qu'elle ouvre la bouche. Moi, je n'ai pas peur d'eux, quand ils me parlent, je les regarde droit dans les yeux. J'ai du caractère et j'en suis fière, ça fait partie des petites choses qui font ma perfection. Et dire qu'autrefois j'étais comme ça moi aussi. C'est flou dans ma tête, mais je me souviens de cette peur qui me prenait au ventre dès qu'un regard se posait sur moi. Je devais avoir quatre ans à l'époque... Puis mes parents sont apparu, c'était si incroyable, si parfait qu'il m'a fallu un temps pour comprendre que ma vie changeait. J'ai juste fait l'erreur de croire que ce serait pour toujours.
Je secoue doucement la tête, ce n'est pas le moment de ressasser le passé, ça n'aide pas de vivre dans ses souvenirs. Papa et maman ne sont plus là, moi si, point. Je préfère m'amuser du présent, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, hein ? Il n'empêche, je veux une brosse à cheveux...
J'émets un petit son réprobateur en voyant les vendeurs fermer le magasin. Ah, qu'importe, autant rester positive, demain sera peut-être un meilleur jour, et puis il me reste la soirée pour me venger sur les vendeurs.

Tiens, quelqu'un rentre. Je lève une oreille et regarde la scène comme tout le monde, sauf qu'il manque la lueur d'espoir, mêlée de crainte et d'admiration dans mes yeux. Ma lueur à moi est narquoise et amusée. C'est peut-être pour ça que je ne plais pas.
Un vendeur vint à la rencontre du nouveau. En bonne petite curieuse, j'écoute évidemment ce qui se passe (tout en restant allongée, ils sont si agréable ces petits coussins) et j'apprends que c'est un nouveau vendeur. Chouette, quelqu'un d'autre à agacer. Enfin d'abord il disparaît à l'arrière de la boutique, sûrement à la rencontre du grand patron. Je l'ai vu aussi, quand je suis arrivée, après mon scandale parce que je refusais d'être sur un sol nu. Il semblerait que mes exigences l'aient fait rire. Aujourd'hui encore je cherche comment le prendre...
Et la soirée commence, les vendeurs sortent les nekos les plus sales pour les entretenir. Je ne l'avouerais pas à haute voix, mais je suis admirative quant au travail qu'ils déploient pour garder la marchandise désirable (enfin il n’empêche que ma chambre et ma salle de bain me manquent). Les nekos sont terrorisés, mais propres et bien nourries. Je ne me rappelle pas qu'il en était de même dans ma première boutique. C’était plus sale, je crois... Mais je ne préfère ne pas essayer de m'en rappeler. Il y a certaine chose qu'il vaut mieux oublier.

Un vendeur est en train de se demander s'il ne devrait pas couper mes griffes. Le regard noir que je lui lance l'en dissuade. Qu'il ose entrer s'il n'a pas peur, mais je ne me laisserais pas faire.

"Essai donc cheri, si tu tiens tant à n'avoir aucune descendance... Ah, et n'oublie pas mon lait."

J'ai le mérite d'être clair. Il émet un petit son, septique, mais abandonne l'idée de toucher à mes si belles griffes. Je me rallonge donc, attendant presque patiemment que mon repas arrive. Dans une minute, je commencerai à me plaindre. En fait, je crois que ce qui les agace le plus, c'est qu'ils n'ont aucun moyen concret de me faire taire sans me faire du mal, et encore, il y a toujours le risque que me plaigne encore plus. Par contre, contre la violence physique, je ne peux pas grand-chose, sauf peut-être mordre et griffer, mais bon... J'ai toujours pensé que c'était une solution de lâche, la violence, pas vous ? Et Kami-sama sait qu'il y en a trop, des lâches, dans les animaleries.

Je regarde encore le plafond, quand soudainement, quelqu'un me parle. Je ne reconnais pas le timbre de voix. Tournant la tête pour examiner mon interlocuteur, je reconnais le nouveau petit vendeur... Enfin, « petit », tout est relatif. Il doit au moins me dépasser d'une dizaine de centimètre. Voilà de quoi me distraire jusqu'à ce que mon repas arrive. Sa question me fait sourire. C'est vrai ça, pourquoi hein ? Pourquoi un prix si bas pour une si jolie neko? Il y a tant de raisons, déjà celles dites avant, peut-être. Mais je crois tout de même que le plus gros problème, c'est que je n'ai pas ma langue dans ma poche. Quand on me parle, je réponds (si j'ai envie), je n'hésite pas, je ne tremble pas, et bien souvent, je me moque. Et ça déplaît. Parait-il que je manque de respect, et eux, alors ?
Tout ça me fait rire au fond, tant qu'on ne m'ignore pas, ça me plaît. Rien n'est pire que l'indifférence. Je souris doucement, prenant mon habituelle voix suave, légèrement teintée d'amusement. On pourrait prendre ça pour de l'insouciance. Ce n'est pas le cas, mais ça y ressemble.

"Ah, je crois que le problème vient de ma langue, je m'en sers beaucoup trop..."
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Ivan Ivanovitch
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Sam 31 Mar - 22:05

Entendant la voix qui s'adresse à elle, l'hybride se tourna vers le vendeur face à sa cage et l'observa longuement avec un sourire. Etrangement, ce n'était le sourire enjoué qui se dessinait sur les visages du premier esclave venu mais plutôt un sourire narcissique, presque sadique. Elle resta un cours instant sans rien dire, comme si elle réfléchissait à la phrase qu'elle allait sortir… Où, vu son regard, à la méchanceté qui allait chercher à blesser Ivan dans son fort intérieur. Mais il n'en fut rien. De sa douce voix, elle expliqua que le rabais de son prix était causé par sa langue.

La première réaction d'Ivan fut un petit rictus. N'imaginez rien mais la tournure de la phrase et la ton sur lequel elle avait été dite donnait un sous entendu - très probablement involontaire - qui amusa l'humain. Il faut dire que son physique ravageur et sa voix ferme et douce y tait pour quelque chose. Cela dit, il avait bien compris ce qu'elle voulait dire. Parmi tous les hybrides qu'il avait pu croiser dans le métier, Ivan avait déjà eut affaire à des hybrides rebelles, indisciplinés, moqueur et même sauvage mais celle-ci avait quelque chose d'autre. C'était difficile à qualifier en si peu de temps mais, à voir les coussins dans sa cage, l'hybride n'était pas - ou ne se prenait pas pour - n'importe qui.

Je vois, une langue trop pendue ça ne plait pas beaucoup. Mais ça ne justifie pas un rabais aussi important, particulièrement avec autant de coussins sous les fesses. Qu'est ce qu'il y a, tu as mordu le patron?

L'entrée en matière n'était pas particulièrement méchante mais Ivan n'avait aucune raison de l'être après tout. Il put regarder plus en détails la jeune hybride et il fallait bien reconnaître que c'était un beau petit bout de femme. Toutefois, en pleine admiration, Ivan se sentit happé par l'arrière. C'était un de ses collègues qui avait remarqué la discussion entre elle et lui et qui l'avait empoigné par l'arrière de son tablier pour l'emmener un peu à l'écart. Il parlait vite et assez bas mais, de ce qu'il en comprit, il mettait en garde Ivan contre ce "cas" assez particulier qui était assez invivable et faisait ce qu'il finissait par obtenir ce qu'elle voulait. Il avait aussi expliqué qu'elle l'avait menacer physiquement et qu'il avait peur d'aller lui tailler les griffes.

Levant un sourcil perplexe, Ivan se pencha un peu pour s'assurer qu'il parlait bien de la même hybride. Elle avait l'air un peu plus grande que la moyenne, certes, mais n'avait pas l'air bien dangereuse. Plaisantait il? Etait ce une forme de bizutage du nouveau ou un moyen de l'effrayer? L'autre vendeur avait pourtant l'air très sérieux et il reparti à ses occupations en émettant une dernière mise en garde à Ivan : "Surtout, ne t'approche pas trop d'elle". Bizarre comme mise en garde mais il en fallait plus pour effrayer le nouveau venu que revint à la charge.

Alors comme ça on menace les vendeurs? dit Ivan avec un sourire plutôt amusé avec un soupçon de menace, J'imagine que c'est pareil avec les clients mais… Tu as conscience que ce n'est pas vendeur? Enfin, que tu ne sortiras pas de cette cage sans y mettre un peu du tiens?
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Vanille
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Dim 1 Avr - 11:27

Ses cheveux... Ses cheveux sont... Amusant. Quoi ? Ce n'est pas tous les jours qu'on voit quelqu'un avec des cheveux en hérisson. C'est peut-être une technique secrète pour cacher qu'il a des cheveux très indisciplinés... Je ne sais pas, je ne connais pas ça, mes cheveux à moi sont beaux, soyeux, lisse, docile (parce que je le vaux bien). Je trouve ça fascinant des cheveux pareils, pour peu, ça défierait les lois de la gravité. J'aime. Je fixe donc ses cheveux, mettant mon menton dans ma main après avoir posé mon coude sur un de mes nombreux coussins.
Je crois que ma réponse ne lui suffit pas, puisqu'il continue à me questionner. Je me contente de sourire. Oh, mordre le patron, j'aurais dû y penser. Mais non, ce n'était pas une bonne idée, disons que mon intelligence supérieure me permets de savoir ce qu'on peut se permettre de faire, et ce qu'il vaut mieux éviter quand on ne veut pas le regretter. Se plaindre, insister, piquer une crise : Oui. Mordre, griffer, frapper : non. Sauf sous certaines conditions... Il faut savoir ruser pour arriver à ses fins, chose que, par chance, je maitrise parfaitement.

"Hey ! Ne me vole pas mon vendeur ! Non mais, ce n'est pas vrai !"

Fis-je en voyant le coupeur de griffe m'enlever mon interlocuteur ! Oh ! Comment ose-t-il, pour une fois que j'ai quelqu'un à qui parler dans cette fichue journée ! Je suis tellement en colère que ma queue bat l'air à toute vitesse. J'ai clairement envie de bouder, là. Mais puisque ça ne servira à rien, je fixe mon regard le plus noir sur le vendeur voleur. Je suis sûre que ça le rend mal à l'aise. Et puisque je suis affreusement rancunière, je me vengerais, qu'importe le temps qu'il faudra... S'il approche, mes griffes rencontreront, le plus malheureusement du monde, son visage... Je déteste qu'on me vole l'attention !

Ah, voilà que le nouveau revient vers ma cage. J'hésite encore, je boude ou non ?... Moi, menacer les vendeurs ? Seulement s'ils font de même (ce que d'ailleurs, il vient de faire, on ne me l'à fait pas à moi). Je ne suis pas une rebelle ou une autre idiotie de ce genre, mais je déteste qu'on me parle mal, ou qu'on me considère comme inférieur à ce que je suis. Voyons, pas besoin d'être un génie pour deviner que je suis une neko bien au-dessus de la moyenne, le seul fait que j'ai réussis à me faire livrer est cousins dans ma cage le prouve... Je ne défends pas la cause des nekos, attention, juste la mienne, ce n'est pas la même chose. Égoïste? Et alors? Je n'ai aucune sympathie ou fraternité avec eux, à vrai dire, je n'en ai jamais eu.

"Œil pour oeil, dent pour dent, tu connais le principe ? Je ne menace que si on commence, à bon entendeur... Et puis, je suis très bien ici."

Fis-je en m'allongeant tranquillement sur mes cousins. Et puis, pourquoi voudrais-je quitter cette cage ? Entre être ici ou dans les mains du premier psychopathe qui passe, mon choix est fait. Je ne fais confiance à personne, et surtout pas aux humains. Au moins, ici je ne suis pas battue, ça me suffit pour l'instant. Moi ? Avoir peur ? Peut-être, mais plutôt mourir que l'avouer à haute voix...
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Ivan Ivanovitch
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Dim 1 Avr - 13:43

L'attitude de la neko était pour le moins équivoque. Sa manière de s'allonger sur ses coussins de tout son long, de replacer ses cheveux d'un mouvement de tête, de poser son joli minois au creux de sa main pour observer son interlocuteur... Pas de doute, elle se voulait charmeuse et ça avait son petit effet. Cependant, quand Ivan fut tiré de force à l'écart, son expression passe d'un air charmeur à une mine boudeuse et colérique. Il n'avait pu que l'entrapercevoir mais cela expliquait sûrement le prix si bas pour une neko aussi belle. Vu son âge, il était trop tard pour tenter de rattraper le tir et il fallait une sacré trempe pour supporter un esclave exigent.

Lorsqu'il finit par revenir vers la petite esclave pour reprendre leur discussion, il la retrouva accroché aux barreaux de la cage avec un air furieux mais, rapidement, elle reprit son jeu de charme. Elle revint sur ses coussins, s'allongeant paisiblement en répondant que sa menace était de bonne guerre et qu'elle était très bien ici. C'était compréhensible, dans une animalerie comme celle-ci, on ne violait pas les neko, on les nourrissait et on les traitait relativement bien. Dans une autre animalerie, le ton aurait déjà changé et l'hybride porterait plus de trace de coups.

Si tu étais humaine, je te donnerais raison mais tu as conscience que tu es une esclave? Au cas où tu n'ais pas encore réalisé, c'est toi qui es en cage et quand tu en sortiras, ce sera avec un collier autour du coup. A supposer que ton maître ne te marque pas autrement.

Ivan se redressa un instant et regarda autour de lui. Il allait bien falloir commencer à se mettre ou boulot - avec plus ou moins d'entrain - mais par où commencer? En voyant que les autres vendeurs évitaient le rayon de cette hybride comme si elle était radioactive, Ivan compris qu'il allait devoir s'en charger. C'était un seul rayon, avec peu d'hybride et ce devrait être rapidement bâclé. Il se rabaissa vers la cage de la petit hybride avec un sourire.

Semblerait que ce soit ton jour de chance ma belle, c'est moi qui vais m'occuper de toi ce soir apparemment. Et une petite toilette ne sera pas de trop pour toi et tes congénères.

Sans attendre la réponse de la neko, Ivan partit chercher un balai en bout de rayon et commença à en donner un coup dans le rayon, passant en revue les esclaves du rayon par la même. Bien sûr, ils n'avaient pas besoin d'une toilette, tout comme il n'y avait pas besoin de donner un coup de balai dans le rayon pour les quelques grains de poussières qui s'y trouvait. C'était plus une manière de faire connaissance avec les hybrides qui s'y trouvaient et, surtout, de déranger cette esclave aux cheveux roses.
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Vanille
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Dim 1 Avr - 15:06

Et voilà qu'il me sort l'habituel baratin que je déteste et que j'entends sous différentes formes depuis que je suis ici. Celui typique de l'humain qui se croit supérieur simplement à cause de ses oreilles. Papa m'avait prévenu que j'en verrais toute ma vie des gens comme ça, mais à l'abri dans notre manoir, je pensais ne jamais y avoir à faire. Jusqu'à ce il y a trois jours. Ma foi, je m'en sors plus que bien malgré tout.

"Regarde bien ma bouche et imprime bien mes mots : Je-ne-suis-pas-une-esclave. Et je n'en serais jamais une."

C'est si dur à comprendre ? Je suis neko, d'accord, mais je ne suis pas une esclave, je n'en serais jamais une, j'ai été libre toute ma vie, mes parents m'ont appris qu'il n'y avait aucune différence entre les nekos et les humains, et tout ce que j'ai étudié pendant des années me prouve que oui. Et c'est pour ça que personne ne m’achète, il n'y a ni la peur, ni la soumission, ni l'humilité en moi, et ce n'est pas prêt de changer. Je suis parfaite comme je suis et sur ce point, je suis certaine que tout le monde est d'accord... n'est-ce pas ?
Hérisson-kun, regarde autour de lui, remarquant alors qu'il n'y a personne pour s'occuper de cette zone. Ils aiment bien m'éviter, et moi, je suis plutôt fière de moi. Quoi ? Ce n'est pas donné à tout le monde de faire fuir aussi facilement des vendeurs, surtout en trois jours et sans mordre personne. Pour peu, je ricanerais.

"Oh chouette, c'est ironique, penses à mon lait pour le repas alors, et si tu veux tu peux épousseter mes cousins..."

Fis-je tranquillement, évidemment, c'est plus du défi qu'autre chose, je ne m'attends pas à ce qu'il rentre là-dedans. Personne ne rentre dans ma cage si je ne le veux pas, je grifferai et je mordrai au besoin. Bon, je décide de m'asseoir, être allongée c'est très agréable, mais peu pratique pour suivre quelqu'un du regard. Je m'approche donc des barreaux de ma cage aussi, les tenants de mes mains fines et parfaitement manucurées.
Surtout que je n'aime pas qu'on s'intéresse à quelque chose d'autre que moi, et le voilà qu'il fait ami/ami avec les autres hybrides. Par chance, ils sont trop peureux pour parler plus que nécessaire (si ce n'est pas de moi, c'est du fait qu'il soit humain). Je regarde ça d'un air septique. Et évidemment, je décide de reprendre les choses en mains. On ne m'ignore pas moi... Ou du moins, pas facilement et dans le silence. Je reprends donc à haute voix, pour me faire bien entendre.

"Hey, Herisson-kun, tu as un nom ou tu gardes ce petit surnom ?"

Quoi ? Je l'aime bien ce surnom moi, je trouve vraiment qu'il a une tête d'hérisson, mais un caractère typiquement humain. Pour le reste, je n'ai pas encore pris le temps d'observer, je suis trop occupée avec mes propre cheveux... voir les siens ainsi me donne inexplicablement l'envie de passer une main dans les miens pour m'assurer qu'ils sont toujours lisses...
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Ivan Ivanovitch
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Dim 1 Avr - 17:44

Bien que jusque là charmante, l'hybride semblait un brin tatillonne sur le fait d'être une esclave. Ivan venait de taper son point sensible et ne fit aucune remarque ou réponse. Il fallait juste le retenir pour pouvoir le ressortir le moment venu. L'esclave était donc une neko qui se refusait à être esclave et qui, de par le fait, ne valait plus grand-chose. Le jeune homme avait déjà croisé des cas semblables et si elle était comme les autres, il fallait qu'elle s'habitue à l'étroitesse de sa cage. D'un air désinvolte - sans doute encore sous la colère d'avoir été traitée d'esclave - l'hybride provoqua le vendeur en lui demandant du lait pour son repas.

Madame m'excuseras, fit-il d'un air snob, mais notre établissement ne sert pas de mets de qualités. Faudra manger comme les autres.

Sincèrement, espérait elle réellement qu'elle aurait un meilleur traitement que les autres? Peut être que ses simagrées fonctionnaient avec les autres vendeurs mais Ivan ne comptait pas la traiter pour plus que ce qu'elle n'était. Il passa le balai rapidement - plus pour le principe que pour réellement nettoyer - et remarqua que l'hybride aux cheveux roses le suivait du regard. C'était même pire car elle était revenu se coller aux barreaux de sa cage, comme pour ne pas manqué une seule miette de ce que faisait son nouveau compagnon de jeu. Les autres hybrides le regardaient passer sans plus d'intérêt mais cette hybride venait le narguer et lui demanda avec peu de manière son nom.

Et bien pour une hybride qui se veut noble, ton langage est bien familier, fit Ivan avec un sourire. Il s'apprêta a pointer son badge pour donner son nom mais, réalisant qu'on ne lui en avait pas encore donné, il fit un petit soupire avant de reprendre, Tu peux m'appeler Ivan. Et toi c'est... Vanille. C'est pas un nom ça. Enfin j'imagine que pour un esclave, avoir le nom d'un objet c'est normal.

La pique était volontaire, plus elle s'énervait maintenant et plus elle serait calme à l'avenir. Ivan avait ramené son balai vers lui, déplaçant le tas de poussière sur le coté. Il prit appuie sur son outil et observa l'hybride avec un grand sourire provocateur, comme pour répondre à son jeu.
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Dim 1 Avr - 19:12

Quoi ? Pas de lait ! Il se fiche de moi, c'est ça?! Mais oui, il se fiche de moi?! Ok, c'est partie!

"Tyran ! Je veux mon lait ! C'est très bon pour les os et remplie de calcium. Si je n'ai pas mon lait je pique une crise, attention ! Et ne me snob pas hérisson de bas étage !"

Fis-je outrée ! Oui, outrée, et mon lait, hein ? Je sens que je vais m'énerver, là maintenant tout de suite ! Et avec ma voix la plus aiguë s'il le faut. Oh, je sais, je vais me laisser mourir de faim, comme ça ils auront une neko à moitié morte en cage et ça leur fera une mauvaise pub, et puis, et puis... Et puis demain à la première heure je ferais ma malheureuse devant chaque client. Diabolique? Ouais, ça me plait...
Je me repose sur mes cousins, les bras croisés. Je ne sais pas ce qui m'agace le plus, le fait de ne pas avoir mon lait, ou de me taper (sans mauvais jeu de mot) le seul vendeur qui refuse de me donner mon lait. Je n'ai qu'une envie à l'instant, c'est de lui lacérer le visage, mais il est loin, trop loin pour ça...
Prenant une grande respiration, je garde cependant mon calme. Je ne suis pas colérique contrairement à ce qu'on pourrait croire, je me vexe facilement, certes, et je boude tout aussi rapidement, mais je ne me mets pas en colère, ou quand je le fais, mes colères à moi sont froides. Par contre, je me venge systématiquement.
Et face à la remarque sur le nom que m'a donné ma mère, je ne peux m'empêcher de me mettre en colère intérieurement. Mère avait choisi ce nom, car petite mes cheveux avaient une teinte blonde... Oui, j'étais une petite tête blonde. Je crois qu'elle m'a donné un nom français parce qu'elle adorait ce pays. Ironie du sort, c'est en partant là-bas qu'ils sont morts.
Je ne me rappelle pas de mon nom d'avant. Je ne me rappelle pas non plus de ma mère. J'ignore d'où je viens, mais à quoi cela me servirait de le savoir ? Je suis Vanille. Point.

"J'adapte mon langage à mon interlocuteur," fis-je narquoise, "quant à mon nom, c'est en français, c'est toujours plus joli et classe qu'Ivan. D'ailleurs je préfère Hérisson, puisque tu as autant de délicatesse qu'un animal."

Quoi ? Il veut jouer à ce petit jeu, parfait, j'adore jouer, qu'importe le jeu, je tiens ça de mon côté félin...
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Ivan Ivanovitch
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Dim 1 Avr - 20:01

Soyons honnête, Ivan cherchait la petite bête en provoquant la neko mais il ne s'attendait pas à une telle réaction. La priver de lait provoqua une crise proche de l'hystérie chez elle. Tous les arguments étaient bons pour prétexter d'en avoir et même les menaces fusaient si fortes que tous les vendeurs se tournèrent vers sa cage. Un seul l'ignorait éperdument : Ivan qui passait son balai et portait son attention sur les autres hybrides, comme si elle n'existait pas. Il l'entendit faire une grande respiration mais continua à l'ignorer.

Finalement, quand il se décida à lui accorder un peu d'attention, critiquant ouvertement son prénom, Vanille s'offusqua un peu plus. Elle lui répondit en tentant de l'offenser, insultant son prénom et renchérit en ajoutant qu'elle allait le surnommer Hérisson. Ivan continuait de sourire, amusé d'avoir pu aussi facilement la repoussé dans de tels retranchements. Il avait l'habitude des insultes et des surnoms stupides de la part d'hybride, c'était le lot quotidien dans les animaleries de bas quartiers.

Tu m'en vois fortement offensé, Hérisson. Je suis profondément vexé.

Ivan avait un sourire jusqu'aux oreilles en disant cela et se contenta de remuer la tête de gauche à droite avant de reprendre son travail. Les hybrides des cages d'à cotés étaient bien moins terrible et avaient même peur d'elle. Au moins ils ne cherchaient pas à la copier et seraient bien moins terrible à s'occuper. Le jeune homme continua de balayer l'allée et alla jeter le petit tas de poussière dans une poubelle à proximité. Prochaine étape : nourrir les esclaves, un grand moment.

Ivan partit dans l'arrière salle chercher un petit chariot contenant des plats préparés pour neko. C'était plus luxueux que son ancienne animalerie où les repas étaient des bouillies aux couleurs variables. Ici les hybrides avaient le droit a des plats micro ondés avec viande et un accompagnement. Ils avaient même le droit à des fruits en dessert, un vrai luxe pour eux. Malgré ses altercations avec la neko, il pris tout de même une bouteille de lait avec une idée derrière la tête. Puis la distribution commenca. Un plat par hybride - aujourd'hui, du porc et de petits haricots blancs avec une pomme en dessert - sans couverts et un remplissage de leur gamelle d'eau. Les hybrides n'étaient vraiment pas dur et laissaient le jeune homme leur donner à manger et changer leur eau sans broncher, se jetant avec plus ou moins d'entrain sur la nourriture. Puis, arriva le tour de Vanille.

Allez à la suivante. Ce soir un met de choix, du porc avec des haricots. Tu vas te régaler et regarde

Son ton était très sarcastique mais il montra la bouteille de lait à Vanille avec un grand sourire. Il pris le temps de lui servir son assiette, de changer son eau, de remplir le verre de lait sous les yeux de la neko puis, il commença à faire semblant de tousser et lâcha un gros crachat dans le grand verre de lait avant de le poser à quelques centimètres de la cage, assez près pour qu'elle puisse le prendre, assez loin pour ne pas risqué d'être griffé et avanca un peu.

Bon appétit ♥
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Dim 1 Avr - 21:05

Que son sourire est agaçant. Certes, s'il pense qu'il suffit de me faire croire que ce petit surnom ne lui faire rien pour que j'arrête, il se trompe. Tu parles, c'est le genre de choses qui agacent à la longue et non pas en dix minutes. Je sais agacer les gens, ne vous en faites pas. Enfin, c'est plutôt moi qui m'en fais. Mais juste un peu. Est-ce que j'aurais mon lait ?
Je m'assois, encore une fois. J'attends le repas, enfin, il va arriver. Nos cages sont spécialement conçues pour qu'on puisse glisser tout le nécessaire dans nos cages sans les ouvrir, une prévision comme une autre pour éviter que les plus rebelles puissent s'enfuir... Même avec la cage ouverte, je ne serais pas partie, encore une fois, je n'ai nulle part ou aller pour l'instant... Il y a bien ma tante, mais il préférable que j'attende un peu qu'elle se calme avant. Dans une semaine, peut-être...

Puis Ivan arrive devant ma cage. J'attends, je le regarde faire sans un mot, encore agacée par sa remarque. Je le regarde poser la nourriture avec sa petite phrase à laquelle je ne réponds pas. Mais je vois qu'il a la bouteille de lait. Je souris. Juste avant de le voir tousser dedans, puis cracher, et de poser le verre avec un grand sourire. Je lui lance un regard noir.
Avant de sourire. Soit.

Je vous l'ai dit, n'est-ce pas, que mes colères sont froides, hum ? Je vais vous le prouver. Je déteste qu'on se moque de moi. Sans un mot, j'approche du verre de lait, me levant avec je le regarde droit dans les yeux, approchant le verre de mes lèvres. Puis, en dernière seconde, je lui jette le tout au visage. Un silence de glace ce fait dans le magasin. La plupart des regards sont tournés vers nous. Lui offrant mon plus beau sourire, je mime une révérence.

"Merci bien~"

J'hésite à lui jeter le verre dessus aussi, mais je préfère le lancer par terre, entre mes barreaux, avec force pour qu'il se brise, en le regardant toujours droit dans les yeux. Je ne perds en aucun cas mon sourire.

"Amuse-toi bien à tout nettoyer."

Fis-je en prenant mon repas et en allant tranquillement m'installer au fond de la cage. Tout ça n'est qu'un jeu, après, reste à savoir lequel de nous deux abandonnera en premier. Je le regarde avec un petit sourire, en croquant tranquillement dans ma pomme. Je ne crains rien pour l'instant, pas tant que je serais ici pour être vendue. Dans cette cage, je ne risque rien. Je le sais.
Et il sait très bien, que je le sais.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Lun 2 Avr - 0:15

Bien que visiblement agacée par le sourire du jeune homme, Vanille n'ajouta rien et se contenta de s'asseoir d'un air boudeur sur son lit de coussin. Cette fois ci elle ne s'approcha pas des barreaux de sa cage, elle ne le suivit même pas du regard. Peut être qu'il l'avait vraiment vexé cette fois. Même lorsqu'il lui apporta son repas et qu'il lui adressa la parole, elle feignait de faire comme s'il n'existait pas.

Toutefois, quand il fut question de lait, le regard de l'hybride changea. Elle avait les yeux d'un petit enfant à qui on sort une barre de chocolat. Un sourire se dessina sur son visage, ses yeux devinrent pétillants... Et sa mine déconfite lorsqu'il cracha un gros glaviot dans son verre, c'était mieux que tout, rien ne pouvait rendre plus fier le jeune russe que ce coup là. Toutefois, la neko fit un sourire, comme pour approuver le jeu qu'il lui proposait - ou plutôt qu'il lui imposait. Ivan ne pouvait qu'imaginer la rage qui devait l'envahir mais c'était suffisant pour le satisfaire. Après tout, elle n'était qu'une esclave, quoi qu'elle en dise.

Alors qu'il passait à la voisine de cage de Vanille, il vit la neko prendre le verre puis l'approcher de ses lèvres. Il la regarda d'un air surpris, elle n'allait tout de même pas lui faire l'affront de boire le lait malgré tout. SPLASH. Jusqu'au dernier instant Ivan y crut mais il reçu tout dans la figure. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'acte ne fut pas accompagné du rire de l'ensemble des personnes dans la salle mais d'un silence de glace. Vendeurs comme neko, personne n'osait rien dire et l'hybride qu'Ivan était en train de servir regardait Vanille avec des yeux ronds.

Ivan passa sa main sur le visage en se pinçant les lèvres, chassant le gros du lait qu'il avait reçu en pleine face. Pour pimenter le tout, Vanille jeta le verre par terre, l'explosant en mille morceaux sous le choc et provoqua une dernière fois le vendeur, le sourire aux lèvres. Le jeune homme regarda la neko, exprimant sans un mot que cela entraînerait une vengeance. Elle l'avait peut être oublié mais elle était en cage, pas lui. Ivan la regarda s'installer au fond de sa cage et commencer son repas comme si rien ne s'était passé. Le jeune homme en fit de même en reprenant son activité malgré le regard affolé de la neko face à lui qui devait s'attendre à subir sa colère mais il n'en fut rien.

Professionnel jusqu'au bout, Ivan termina de nourrir la rangée d'esclave. Certains de ses collègues commençaient déjà à partir. Autant dire qu'ils ne devaient pas avoir été très assidu dans leur travail et que les hybrides dont ils s'occupaient devaient avoir encore le ventre creux. Ivan les salua de la tête puis commença à traverser l'allée dans l'autre sens avec son chariot. Bien évidemment, il s'arrêta devant la cage de Vanille et poussa un soupir en prenant la bouteille de lait, encore partiellement pleine.

C'était finement joué mais t'oublie un détail jeune demoiselle. Une cage c'est incompatible avec l'esquive.

Ivan déboucha la bouteille, la leva et la rabaissa en accompagnant son geste d'un "soit bénie", projetant une gerbe de lait vers la neko et son parterre de divan. Il recommença jusqu'à ce que la bouteille soit vide puis pris le jerrican d'eau et vida ce qu'il resta dans la cage par le dessus, trempant la neko comme son parterre de coussin ramena le jerrican vide sur le chariot en prenant un air faussement soucieux.

Tsstsstss, t'a mis de l'eau partout regarde ça, tu es trempée. Et tes coussins, de vraies éponges...
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Lun 2 Avr - 11:01

Comme diraient certains: je ne regrette rien. Absolument rien, sa tête et le petit silence que ça a laissé me suffit. D'ailleurs je continue mon repas l'air de rien. Je me doute bien qu'il ne restera pas ainsi sans rien faire, mais pour le moment, il continue son tour des cages l'air de rien. Décidant de ne plus m'en soucier pour l'instant, je termine mon repas avec un petit sourire satisfait aux lèvres. Les vendeurs, un à un, partent, leur journée est finie... J'aimerais en dire autant pour mon vendeur... J'étouffe un bâillement, alors que ma voisine de cage semble déjà prête à s'endormir. Je ferai bien de même, mais ce ne serait pas prudent...
Tiens le voilà qui arrive de nouveau par ici. Je me méfis m'attendant évidemment à des représailles, mais peut m'importe, c'est une boucle sans fin, et s'il faut une fin, elle ne viendra pas de moi...
Il commence à me féliciter. Je n'aime pas ça. Surtout une fois que je comprends son idée. J'ouvre grand les yeux et c'est à peine si j'ai le temps de me cacher derrière un coussin que déjà ma cage se faire asperger de lait.

Le...! Oh! Le sale petit! Raaaaah! Je ne m'y attendais pas ! Sale Hérisson! Du moins, pas à ça. Autant l'avouer, je suis offusquée et ma seule envie c'est de me jeter sur lui pour le morde à sang. S'il n'y avait pas ces fichues barreaux, si je ne sais pas ce que j'aurais fait, mais il n'aurait plus ce petit sourire tranquille... Mais ils sont là, à la fois un calvaire et une sécurité. Reste calme Vanille, laisse, pour l'instant, ta colère en toi. Facile à dire, je suis très féline, et les liquide et moi, on n'est pas amiami... Pourtant, je reste calme. Je suis pourtant certaine qu'il peut voir la lueur meurtrière dans mes yeux.
Léchant mes doigts recouvert de lait un à un, avec une lenteur et un calme contrôlé (aussi bien pour faire durer l'attente que pour être certaine de contrôler ma voix), je finis par dire, d'une fois suave et moqueuse, bien qu'un sursaute de colère la fait par moment monter un peu trop haut.

"Et ? Quoi que tu fasses, tu te retrouveras quand même à nettoyer, c'est la différence entre toi et moi. Mais un jour ou l'autre je me vengerais, soit en certain. Je te laisse expliquer au patron demain pourquoi je suis invendable, hum? Ou si je tombe malade?"

Quoi que je doute fortement d'attraper quoi que ce soit, il y avait le chauffage. Ici 90% des nekos sont vendus, et tous en bon état, ce qui leur fait forcement une bonne pub, et donc un magnifique chiffre de vente, en échange de quoi le patron prend grand soin de son gagne pain. Dans les limites du possible. Et je ne suis pas certaine que les cheveux roses couvert de lait fassent partie de ses critères...
Juste pour le mettre dans les ennuies, j'aurais voulu tomber malade, ou me blesser. Mon prix baisse, certes, mais il faut partir du principe qu'il était très élevé... Donc je reste un petit paquet d'argent aux yeux de se fichu humain, ça je le sais. Ahah, tu dis quoi face à ça?! Je veux tomber malade...

Bon, ce n'est pas comme si j'ai le choix. Soupirant de frustration alors que ma queue trempée bat l'air, je décide de me dépêcher avant que tous mes cousins soient touchés. Sans me prendre plus la tête, j'enlève ma robe. Je suis belle, alors même en sous-vêtement je le reste, même en tenue d'Eve je serais parfaite, à n'en pas douter. Le lait qui dégouline sur mon corps est fort désagréable... Bref, Après tout, être en sous-vêtement, c'est comme être en maillot de bain, non...? Ce n'est pas sur moi que ma robe séchera le mieux. L'essorant rapidement (hors de ma cage, évidemment), je la secoue un instant, avant de l'attacher aux barreaux du haut de ma cage. Je remarque d'ailleurs qu'Ivan est toujours là. Je lui lance évidemment un regard noir avant de reprendre sarcastique.

"Le spectacle te plait ? Tu n'as pas mieux à faire ?"

Tiquant avant de le snober. Je continue à enlever le lait. Bien, le reste maintenant, je ne peux pas enlever tout le lait, il y en a partout, mais ce n'est qu'une bouteille. Bon, certes, tous mes coussins ont été touchés, mais d'autres plus que certains, c'est donc en petite tenue que je commence à trier, essorant les plus touchés hors de la cage et empilant les autres pour éviter de les mouiller. Par chance pour moi qui suit déjà trempé jusqu'au os, les cages sont légèrement surélevées par rapport au sol, de quelques centimètre tout au plus, mais c'est suffisant pour que j'inonde le couloir et non ma cage. J'utilise un cousin comme pseudo serpillère pour enlever le liquide blanchâtre du fond de ma cage. Que me reste-t-il à faire? Oh, la flemme de faire le reste. Pour bien accentuer, ceci dit, le fait que je suis, accessoirement, dans une colère noire, je jette mon assiette hors de la cage, en la cassant, évidemment. Et je jette aussi mon cousin éponge, allez savoir où il atterrit.
Reposant mes cousins, je les tourne pour qu'il soit le plus sec possible et m'assoie dessus, commençant à lécher mes bras pour enlever le liquide.
Je n'aime vraiment pas les hérissons.
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Ivan Ivanovitch
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Lun 2 Avr - 16:46

Quand Ivan revint vers elle, l'hybride avait terminé son repas et semblait savoir que quelque chose l'attendait. Là-dessus, elle avait raison. Alors que les gerbes de lait tombaient sur elle, la neko pris un air outré et sembla trépigner de rage. Son regard trahit la haine qu'elle éprouvait pour le vendeur à cet instant mais cela n'arrêta pas Ivan, au contraire. Il savait qu'elle ne pouvait rien contre lui de toute façon et qu'elle devait subir sans pouvoir se défendre.

Une fois couverte de lait, sa seule réponse fut de se lécher la main comme un vulgaire chat d'égout. Malgré l'affront qu'il lui avait fait, elle agissait calmement et sans geste brusque. Après tout, la toilette d'un chat était important alors imaginez celle d'une jolie neko comme elle. Elle finit par répondre de son air hautain que ce serait à lui de nettoyer et que de toute manière, il aurait à s'expliquer avec son chef si elle attrapait froid ou qu'il lui arrivait quelque chose. Ivan se contenta de faire un petit sourire en croisant les bras, s'adossant à la cage face à celle de Vanille pour pouvoir la regarder se dépêtrer de l'inondation qu'elle avait subit.

Je ne pense pas que ça va le déranger de mettre en arrière salle une neko aussi indisciplinée. Au pire il baissera un peu plus ton prix, il doit déjà te vendre à perte.

Tandis que Vanille se chargeait de sécher son habitation temporaire, Ivan regardait un peu autour de lui et fit un petit sourire en coin en voyant les regards braqués vers lui. Les nekos comme les autres vendeur l'observaient avec de grands yeux, comme s'ils disaient sans le moindre mot "il a osé?!". Oui il avait osé, il fallait au moins ça pour une hybride avec la langue aussi bien pendue. Ivan revint posé son regard sur la neko et ouvrit un peu plus grand les yeux en la voyant en sous vêtement, en train de secouer sa robe pour la sécher. Il la regarda longuement, profitant du spectacle qu'elle lui offrait et elle le remarqua bien lui envoyant une petite pique pour lui demander de retourner travailler.

Ivan fit un petit soupir en se redressant. C'était dommage mais elle avait raison, il fallait d'y remettre. Le jeune vendeur reprit son chariot et le ramena dans l'arrière boutique. Il aurait peut être du lui enlever sa robe pour la déranger un peu plus mais le petit jeu était allé assez loin. Il entendit un nouveau bruit de verre brisé au sol et tiqua un petit instant avant de comprendre, l'assiette. Ivan fit un petit soupir en prenant une mop et un balai, comprenant qu'il allait devoir rester plus longtemps que les autres ce soir.

C'est en passant près du bureau du chef qu'une idée lui vint. Après tout, elle était à vendre pour un prix dérisoire et ne ferait qu'empirer. Si personne ne voulait d'elle, pourquoi pas lui? Ivan resta un moment immobile devant la porte de son chef, pesant le pour et le contre. Il réalisait bien que ce serait un sacré boulot d'en faire quelque chose mais cela pouvait aussi représenter un défi intéressant. Oui, c'était décidé, il fallait profiter de l'occasion et de l'heure tardive. Il entra dans le bureau, expliqua ses intentions à son patron et - sans vraiment de surprise - il accepta de la lui céder pour une bouchée de pain, un prix bien en dessous de la moitié de ce qui était actuellement affiché. Le temps de signer l'acte de propriété et c'était réglé. Ivan glissa le papier sous son tablier, pensant bien le sortir au moment opportun. Ivan revint donc dans le rayon incriminé et fit un sourire en voyant le désordre qu'avait mis Vanille. Si seulement elle savait ce qui l'attendait... Il s'installa de nouveau face à la neko, tenant son balai et sa mop sur le coté.

Eh bien, tu dois sacrement m'aimer pour m'obliger à rester un peu plus longtemps. Oh, et merci pour le spectacle, en robe tu étais déjà sexy mais là, c'est très érotique.
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Lun 2 Avr - 21:14

Oh, être en arrière salle ne m'aurait pas dérangé outre mesure (ici ou ailleurs, une cage reste une cage), sauf peut-être parce que je n'aurai plus été le centre d'attention, et parce que Ivan aurait été, surement, le seul à s'approcher de ma cage (et l'isolement, je n'aime pas ça)...
Ah! J'en ai assez, je veux mon lait pour le repas, et mes cousins tous secs, et ma robe aussi, et je veux me laver les cheveux, c'en est trop demander à la fin ?! Et après on se demande pourquoi je fais la misère aux vendeurs... Bon certes, j'adore qu'on me regarde, enfin disons plutôt que j'aime être le centre d'attention, donc être insupportable est un bon moyen... Mais c'est comme ça, plus petite, je voulais devenir mannequin, j'ai vite déchanté quand ma mère m'a expliqué que je ne pourrais pas.
Ivan répond encore tranquillement, adossé à la cage alors que je me débrouille comme je peux pour sauver mes coussins. Il parle comme si de rien n'était, ce qui m'agace profondément, et mon regard le laisse entendre.

"Évidemment qu'il me vend à perte, une personne comme moi est inestimable. Je suis trop parfaite pour ça, voyons."

Je réponds plus par principe qu'autre chose (je ne laisse jamais le dernier mot), non mais ! Je suis de loin la chose-là plus merveilleuse qui existe, c'est une évidence. Enfin, l'essentiel c'est qu'il me fiche la paix et que je puisse continuer à enlever le lait sur moi sans un idiot en train de m'agacer... Si on oublie la boule de colère qui me dévore l'estomac, je trouve que je suis assez calme, ça doit être ma plus grande différence avec les rebelles, moi, je suis presque calme... Presque. Mais qu'il approche ne serais-ce qu'un peu trop, et je me jette sur lui, toutes griffes dehors.

Parfait, il ne reste du lait que sur mes bras. Je passe une main sur ma première jambe, puis sur la seconde, enlevant peu à peu tout le lait. C'est plus fort que moi, je déteste être sale, ça fait partie de mon côté félin je crois, (puis du lait, c'est bon).
Je me lève, et je passe mes cheveux à travers les barreaux pour les essorer. Bon, je ne pourrais de toute façon pas enlever tout le lait dedans. Raaah, je déteste qu'on salisse mes cheveux, eux qui sont si beaux et roses ! Je vais commettre un meurtre. Je n'aime pas ça, de savoir qu'il y a du lait dans mes cheveux, ça colle et ça fait des plaques blanches en séchant, ça s'enlève facilement sur la peau... mais pas dans les cheveux. Avec un soupir agacé, je fais un chignon improvisé. Bon, ça fera l'affaire jusqu'à ce que j'harcèle un vendeur pour avoir accès à des soins supérieur...

Je ne sais pas ce que fait l'hérisson pendant tout ce temps, mais j'ai longuement le temps de sécher. Je me lève, vais vers ma robe, puis touche. Oui, autant ne pas rêver, elle est toujours trempée. Certains vendeur n'hésitent pas pour se rincer l’œil, je fais même un clin d’œil à un qui me parait excessivement jeune, ce qui fait son effet puisqu'il rougit comme un pivoine. Tant mieux, il y a au moins une personne pour rougir de toutes ces bêtises, ici. Attention, je ne suis pas en train de le draguer, je m'amuse, rien de plus, je provoque, comme on joue avec une flamme, mais je ne fais jamais rien d'autre, le reste n'est pas amusant. Jouer avec le feu, d'accord, se bruler, non.
Je place, ceci dit, ma robe sur mes genoux, plus par principe qu'autre chose (je vous l'ai dit, je ne complexe absolument pas), et je tourne le dos à l’extérieur... Au moins, ainsi je peux être sûre que personne ne me prendra robe. Avec tous les arguments du monde, en sous-vêtements, même la plus parfaite des nekos comme moi ne pourra pas faire fuir les pervers en tout genre.

A nouveau, j'entends des pas, mais je ne me retourne pas, plus occupée à me toiletter. Je sais, de toute façon, qu'il ne reste plus qu'une personne, tout le monde est parti (sauf peut-être le grand patron, mais lui ne viendra jamais près de ma cage sans raison).
Ce qu'il dit ne me fait ni chaud ni froid. Bien sûr que je suis sexy (l'érotique n'est presque pas volontaire), bien sûr, puisque je suis belle. Quant au fait de l'aimer, c'est évidemment de l'ironie, mais comme dit plus haut, je ne laisse jamais le dernier mot. Je tourne la tête pour pouvoir le voir, mais je ne prends pas la peine de changer de position.

"Oh oui, je t'adore, au point d'avoir envie d'enfoncer mes griffes dans ta peau. En toute amitié, bien sûr~, approches, que je te montre..." Je secoue la tête, avant d'ajouter. "Et profite bien de la vue, car tu ne me toucheras jamais autrement qu'avec les yeux."

Oui, moi aussi j'aime bien l'ironie. Et les sarcasmes, et tout le reste... Ah, j'ai presque envie de bailler, c'est vrai qu'il est tard...
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Ivan Ivanovitch
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Lun 2 Avr - 22:34

Même si elle ne le montrait pas ouvertement, les yeux trahissaient la rage qui la consumait. Elle avait repris à son intention, expliquant qu'elle savait qu'on la vendait à perte mais elle le prenait avec philosophie. Ivan n'avait rien répondu, essentiellement parce qu'il n'y avait rien à répondre mais aussi parce qu'il ne voulait pas ajouter de l'huile sur le feu. Oui, il considérait en avoir assez fait pour ce soir, il fallait laisser un peu la colère tomber et renouer un contact plus sympathique.

Quand il revint vers elle, l'hybride était encore à moitié nue mais la douche de lait ne la mettait pas à son avantage, en particulier s'il continuait à sécher. Ses beaux cheveux roses étaient couverts de petits morceaux de lait commençant à se cailler. Autant dire que c'était un peu moins sexy, surtout qu'elle était de dos dorénavant avec la robe pour cacher ses jambes. Toutefois, elle avait réussit à attrouper les derniers vendeurs encore présents dans la salle dans son rayon. Le bon coté était qu'ils avaient nettoyé le rayon qu'Ivan venait nettoyer, le moins bon était qu'ils reluquaient SA neko désormais.

Allez, le show est terminé, on retourne au taf ou on rentre chez soi.

L'hybride n'eut même pas un regard pour Ivan, trop occupée à nettoyer sa peau comme elle pouvait. Elle ne se tourna que pour lui répondre une pique, le menacent de coups de griffe s'il lui en donnait l'occasion. Elle ajouta qu'il devait profiter du spectacle car jamais il ne la toucherait. Ivan ne put se retenir de rire, si seulement elle savait comme elle se trompait. Il resta un petit instant avec un sourire en coin, l'observant faire sa toilette puis la laissa seule le temps d'aller chercher une serviette et une bouteille de lait. Il avait été assez cruel, il fallait bien compenser par un peu de sympathie dorénavant. Ivan revint, toisant les autres hybrides dans leurs cages en passant devant elles, puis posa la serviette dans la cage de Vanille quand il arriva devant celle-ci.

Tiens, ça sera plus facile pour te sécher. Prends ça comme un drapeau blanc, j'ai été un peu loin et on est parti sur de mauvaises bases. J'aimerais bien qu'on revienne à quelque chose de plus sain qu'une petite gueguerre

Ivan avait garder la bouteille en main, la passant de l'une à l'autre. Il savait que s'il la donnait dès maintenant, il la prendrait sur le visage. D'ailleurs même demain ou dans une semaine, le risque était bien là. Parfois il faut vivre dangereusement après tout.

J'ai même pris une vraie bouteille de lait. Pas de mauvaise blague, pas de saleté, du bon lait bien sain. Si elle finit pas sur ma tête je te laisse profiter de cette douceur lacté. Qu'en pense tu?
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mar 3 Avr - 0:04

Je suis susceptible, c'est un fait. Ça fait partie des nombreux défauts qui font mon charme. Après tout, mère disait tout le temps qu'on aime les gens pour leurs défaut, et non pour leurs qualités (moi non inclut, on m'aime pour les deux, voyons, je suis parfaite vous dis-je). C'est surement parce que je suis très susceptible sur bien des points, que je suis rancunière en tout point. Je ne pardonne pas, je n'arrive pas à oublier, et quand bien même j'essaie, je finis forcement par me venger quand l'occasion se présente, c'est comme la gourmandise, ça se contrôle pas. C'est comme ça, je crois que je suis comme ça depuis toute petite. Une fois je me rappelle avoir été privée de bonbon pour une futilité quelconque (j'avais peinturluré un tableau valant une fortune, un Da Vinci je crois...). Et bien, deux jours plus tard, je cassais « accidentellement » une des porcelaines favorites de mère. J'ai fait accuser l'une des nekos servantes. Ça a marché. Comme quoi, petite déjà, je savais arriver à mes fins.
Aussi, il est impossible pour quelqu'un comme moi de pardonner un tel affront. Du lait! Même si je le voulais, je ne le pourrais pas, et qu'importe les risques et tout le tralala, je me vengerais, quitte à y laisser des plumes. D'ailleurs je commence déjà à chercher des idées. Celle de le griffer me plait particulièrement, mais pour ça, il faut que je sorte de cette cage. Ce qui me plait moins dans cette idée, c'est s'il décide de se venger par la violence. Tant pis, s'il me frappe, je mords à sang. Il faut savoir se défendre dans la vie, non ? Ma beauté, aussi grande soit-elle, ne suffit pas toujours. Surtout contre lui... Qui sait, il est peut-être gay.
Je m'arrête soudainement de lécher mon bras, langue sortie.

C'est peut-être ça. Ivan est gay. Ce qui expliquerait que je n'ai pas de prise sur lui et qu'il ait rigolé quand je lui ai dit qu'il ne pourra pas me toucher : ça ne l'intéresse pas !... Oui, sauf que ça ne va pas avec ses paroles d'il y a un instant... Quoi que, il peut dire que je suis sexy juste pour se donner bonne apparence devant ses collègues qui devaient encore pouvoir l'entendre de là où ils étaient... ? Je recommence ma toilette, mais mes sourcils se froncent. Quelle révélation! Puis j'hausse des épaules, chacun sa vie, tant qu'elle n'empiète pas sur la mienne, il fait ce qu'il veut de la sienne l'hérisson... Mais c'est du gâchis, malgré son horrible caractere, il était plutôt bel homme.

Tiens, quand on parle du loup, il est de retour. Pas besoin d'une bonne ouïe pour le savoir. Seulement, je boude. Oui, quand je ne me venge pas, il m'arrive de snober les gens en bon chat, je leur tourne le dos et je ne leur adresse pas le moindre regard, ni la moindre parole. Son petit discours ressemble fortement à un début d'excuse et à une presque armistice. Tu parles ! Il a poussé mémé dans les orties, soit, mais qu'il ne se plaigne pas des coups de canes. Facile de déclarer la paix quand on n'est pas recouvert de lait de la tête au pied ! Je n'ai pas du tout l'intention de pardonner à ce malotru... Sauf peut-être contre un bon bain chaud, du lait, et de nouveaux vêtements, et de nouveaux cousine (et un collier de perle?). Mais puisque je ne peux rien avoir de tout ça, je suis bien décidée à continuer de le snober jusqu'à ce que je puisse me venger. Ou que j'en ai assez.

Je tourne quand même les yeux vers l'objet dont il parle (sans le regarde lui, je ne lève donc pas le regard)... Une serviette. J'ai beau ne pas être mal à l'aise dans ma tenue légère, je ne suis pas contre une serviette. Après une hésitation, je me lève, laissant ma robe tomber, et je vais chercher la serviette, l'attrape avec rapidité pour montrer encore un peu plus que je boude (au cas où) avant de repartir au fond de ma cage, et reprendre la même place. Je n'en démordrais pas... Ce qui ne m'empêche pas d'utiliser la serviette pour me sécher pour de bon les cheveux avant de la passer autour de mes épaules, en silence.

Malgré ma volonté de l'ignorer, mes oreilles me trahissent au mot lait, et se lèvent soudainement, comme très intéressées. L'offre est tentante. Super tentante même, comme le prouve mes oreilles, mais je ne me retourne pas pour autant. Je dois être forte face à la tentation, je ne suis pas une chatte de bas étage à qui une bouteille de lait suffit pour pardonner une telle humiliation, surtout devant les autres vendeurs... Enfin si, peut-être, mais avec un bain et une nouvelle robe en plus, tout de même ! Oh, et une brosse à cheveux, aussi.... Bon, le collier de perle, c'est en option.
Ma seule réponse est donc ma queue qui bat furieusement l'air, s'abattant sans douceur sur le cousin derrière moi. Si avec ça il ne reconnait pas que je suis très en colère, c'est qu'il n'a jamais eu de chat ou un neko... Je veux du lait... Non, tiens bon Vanille...
Je crois que je veux retourner chez ma tante, finalement.

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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mar 3 Avr - 16:37

Pas un mot... Apparemment, le jeune homme était allé un peu trop loin. Enfin c'était excusable, il ne songeait pas un instant qu'elle allait être sienne, pas aussi facilement ni aussi rapidement en tout cas. Vanille restait de dos à faire sa toilette sans observer le jeune homme un seul instant. Au moins sur ce point elle avait un comportement qui respectait sa partie féline.

Elle jeta tout de même un coup d'œil à la serviette et la fixa un instant avant de l'attraper rapidement, comme si elle la chipait. L'hybride retourna rapidement au fond de sa cage et se sécha tranquillement, toujours sans un regard pour Ivan. Ce n'est que quand il fut question de lait qu'il y eut de la réaction. Les oreilles de Vanilles remuaient en rythme avec les mouvements de la bouteille qu'elle suivait du coin de l'œil et sa queue fouettait l'air. La tentation devait être forte et Ivan continua à remuer la bouteille en cassant son rythme. Pas de doute, c'était devenu le centre de son attention.

Ah, je deviens intéressant d'un coup hein? Tu imagines déjà le goût qu'il peut avoir ce lait? La sensation de douceur sur tes lèvres, sur ta langue... Ivan fit un petit rire avant de reprendre Allez je ne vais pas te faire saliver toute la soirée, tiens

Sûr de lui, Ivan approcha la cage de la neko et glissa sa main entre les barreaux de la cage. Il posa la bouteille de lait puis se recula de nouveau. Pour gagner la confiance de la neko, il aurait bien bu une petite gorgée de lait pour lui montrait qu'il s'agissait bien de lait sans mauvaise surprise. Cela dit la bouteille était scellée, cela devrait être suffisant pour la rassurer. Ivan sortit son paquet de cigarette et en prit une en bouche, ne surveillant Vanille que du coin de l'oeil. Il passa un petit regard dans la boutique, recherchant où se trouvaient les colliers puis revint à la neko.

Tiens pendant que j'étais dans l'arrière salle j'ai discuté avec le chef et il m'a donné ça, fit il en sortant le papier qu'il gardait cacher pour le déplier et le montrer à Vanille, Tu connais? C'est un contrat d'acquisition, officiellement tu m'appartiens désormais.

Ivan croisa les bras en prenant sa cigarette encore éteinte entre ses doigts et laissa le papier tomber au sol. Celui-ci flotta dans l'air un instant avant de tomber près de la cage de la neko. Il était clairement écrit son nom et celui de Vanille, un document tout ce qu'il y a de plus en règle. Ivan observa son hybride avec attention, attendant de voir quelle réaction elle allait avoir.
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mar 3 Avr - 19:01

Malgré mon envie de lui envoyer un pique bien sentie à la figure en l'entendant me narguer avec sa fichue bouteille de lait, je serre les dents et garde le silence. Snober quelqu'un, ça ne sert à rien si cela ne dure que quelques secondes. Pourtant, j'ai terriblement envie de répondre, ne serais-ce que pour lui cracher mon mépris à la figure. C'est un peu contradictoire, mais il n'y a pas toujours de la logique dans le caractère d'un chat, alors dans celui d'un neko... Malgré tout, je tourne un peu le regard en l'entendant dire qu'il va poser la bouteille de lait.
Cependant, je ne bouge pas et reste au fond de ma cage, continuant une toilette déjà finie depuis quelques secondes. Je mentirais si je ne disais que l'idée de sauter sur son bras pour le lacérer ne m'était pas passé par la tête, cependant, un rapide calcule me dit que je n'aurais de toute façon pas le temps, et qu'au pire, la bouteille aurait pu se casser dans la cage alors qu'il aurait fait de son mieux pour retirer son bras à toute vitesse. Une inondation m'a suffi, et je déteste gaspiller du lait... Donc je le laisse faire, mais ne me retourne pas pour autant... Je n'aurais qu'à aller prendre la bouteille une fois qu'il se sera lassé et qu'il rentrera chez lui. Et vu l'heure, je n'aurais surement plus à attendre longtemps. Je m'étire dans un mot.

Ceci dit, il recommence à prendre la parole. Il a parlé avec le proprio ? Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ça ne va pas me plaire. Je baisse une oreille pendant que l'autre reste levé de désarroi. Je suis bien obligée de me tourner un peu vers lui pour voir ce dont il parle, et mon coeur fait un bon quand je vois cet abominable bout de papier dans ses mains. Moi qui est fait de mon mieux pour que personne n'ait l'idée complètement stupide de me prendre, voilà que c'est celui avec qui je suis le plus détestable qui décide de m'acheter. C'est une blague ? Elle est où, la caméra ? Il est ou le piège dans toute cette histoire ? Je sais ! En fait, il est maso. Il faut être sérieusement masochiste pour prendre une neko qui ne nous aime pas et qui veut vous utiliser comme arbre à chat pour faire ses griffes. Qu'il entre pour essayer de me sortir de cette cage, il va le sentir passer.

Qu'importe, vous savez quoi ? Je m'en fiche, je n'en ai rien à faire de ce bout de papier. Je ne suis pas une esclave, par conséquent, je ne suis pas une marchandise, et donc, je ne lui appartiens pas. Cependant, sans un mot je me rapproche, faisant mine de vouloir regarder le papier de plus près. Puis, comme quand je lui ai lancé ce verre de lait dans la figure, j'attrape en une seconde à peine le papier. Puis lui lance mon regard le plus noir. Je ne souris pas, cette fois.

"Approche, si tu l'oses..."

Dis-je d'une voix remplie de menace, tout en déchirant avec minutions l'acte de propriété en mille morceaux, en le regardant droit dans les yeux. Je n'appartiens à personne, et ce pour toujours. Je ne serai jamais une vulgaire esclave qu'on achète et qu'on fait obéir comme bon nous semble, je vaux bien plus que tous les nekos présents ici. J'ai un libre arbitre et je compte bien le garder ! Sans un mot de plus, je prends enfin la bouteille de lait et m'en vais au fond de ma cage, avec la ferme attention d'y rester. S'il approche, je ne promets rien.
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mar 3 Avr - 21:02

Pas de griffures? Pas de morsures? Non, juste le même regard noir que celui qui le surveillait depuis un moment. Pourtant Ivan avait laissé sa main dans la cage bien assez longtemps pour qu'elle en fasse de la chaire à pâté. Cependant, le contrat d'appartenance fit bien plus réagir la neko. Lentement elle s'approcha du jeune homme avec toujours ce regard plein de haine et, avant qu'il ait pu envisager une réaction, attrapa le contrat. Son visage changeât, prenant un air plus sombre.

Cette fois ci c'était du sérieux. Elle menaça Ivan avant de déchirer lentement le document qu'elle avait chipé. Il fallait s'y attendre et, malgré que la première déchirure lui hérissa les poils, Ivan resta à la regarder faire sans chercher à la retenir. Quelle importance après tout? Ce papier c'était du vent et au pire, il pouvait en refaire un. Il voyait le propriétaire de la boutique tous les jours. Ivan posa sa main sur son coeur, en levant le visage en l'air, prenant un air faussement blessé.

Nooon, sans ce document tu ne m'appartiens plus. Je viens de perdre une somme telle... Au moins le prix d'un demi sandwich!

Terminant par un petit soupir, le jeune homme baissa la tête, jouant une forte tristesse. Il resta un petit moment ainsi, le visage dans l'ombre. Puis il fouilla discrètement dans sa poche arrière et en sortit un briquet qu'il amena vers son visage. C'est la flamme du briquet allumant sa cigarette qui éclaira son visage. Il tira sur sa cigarette et se releva la tête pour cracher la fumée avec un petit sourire. Vu le regard de la neko, ça n'était pas gagné pour qu'elle l'accepte en tant que maître.

Tu sais, si je te fais sortir de là c'est l'occasion de profiter de ma baignoire et au lieu de sécher juste, tu auras l'occasion de te faire une vraie toilette et de mettre de nouveaux vêtements - des vêtements propres. Puis, vu que tu m'appartiens et que tu n'es plus à vendre. Tu ne seras plus nourri, plus lavé et tu ira en arrière salle, dans le noir toute la journée... Enfin, il y a des conditions pour sortir, bien sûr...
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mar 3 Avr - 23:37

Ahhhh ! Il m'énerve, je vous jure qu'il m'énerve. Je crois que c'est surement parce qu'il joue sur mon terrain, et que pour une fois, je n'ai pas l'avantage. Je n'ai jamais dit être bonne joueuse. Ceci dit, je ne le crois pas une seule seconde, il a surement mit le prix d'une voiture pour m'acheter... Roooh, et laissez-moi croire ce que je veux ! Si je vaux le prix d'un sandwich alors qu'il me laisse pourrir au fond de cette cage, car les soins que lui coutera mes coups de griffes le feront vite déchanter...

Je le regarde faire sa petite comédie, en sentant ma colère tirailler mon silence. Ne réponds pas Vanille, ne réponds pas. Je n'arrive pas à savoir s'il fait ça pour m'agacer, pour détendre l'atmosphère, ou juste comme ça, parce qu'il est ainsi. J'ai été prise à mon propre jeu, je crois que c'est ça qui m'agace le plus. Mauvaise joueuse ? Et alors, jusqu'à il y a peu, je gagnais tout le temps. Ce qui me donne encore plus envie de me venger.
Je lève les yeux au ciel quand il allume son énième cigarette de la soirée. Pourvue qu'il meurt d'un cancer des poumons, ça lui fera les pieds et me fichera la paix.
Je n'arrive pas à me dire que je vais devoir aller vivre avec lui. Non, c'est tout bonnement impossible, je dois retourner avec ma tante, j'avais tout prévue, il suffisait que j'attende un peu ici jusqu'à ce qu'elle change d'avis, je suis certaine qu'elle aurait fini par venir me chercher. Il a tout gâché.
Et puis, pourquoi moi ? Il y a des nekos esclaves juste à côté. Elles sont moins belle que moi (forcement) mais elles feront de parfaite servante. Je soupire d'agacement alors qu'il sourit tranquillement. Je dois me calmer, la colère ce n'est pas bon pour la peau. Je ferme les yeux et me masse les tempes alors qu'il me sort tout un blabla sur les différentes raisons qui vont m'obliger à quitter cette cage. Les vêtements et le bain étaient tentant, avant qu'il m’achète... Évidemment que je sais tout ça (l’arrière boutique et compagnie), c'est justement pour ça que je suis très agacée. Ma tante ne pourra pas me retrouver puisque je serais plus dans l'animalerie où elle m'a laissé. Quoi ? Et si elle n'était jamais revenue ? Bien sûr qu'elle aurait fini par se rendre compte de sa bêtise, enfin, j'espère...

Je pousse un long soupir. Avant de rouvrir les yeux. Mon regard n'est pas plus amical, mais intérieurement, ça va mieux. Tant mieux, la colère rend bien souvent hideuse les femmes. Il est hors de question que j'abime ma grande, ma parfaite beauté. Ça fait toujours du bien de se lancer des fleurs. Aller, un peu de calme. Au passage je suis toujours en sous-vêtements... Je prends la serviette et l'enroule autour de moi.
Je pèse le pour et le contre. Le suivre est une chose, rester dans l'arrière boutique pour attendre que ma tante se pointe en est une autre. C'est quitte ou double, et le double coute cher... En théorie, je me ferais de toute façon jeter dehors dès demain matin, mais je n'ai pas pour autant envie de partir chez lui. Autant oublier tout de suite l'idée de s'enfuir, j'ai dû quitter tout au plus cinq fois la propriété des parents, je ne connais absolument pas la ville. Autant mettre un agneau au milieu d'un groupe de loup, le résultat sera surement tout aussi reluisant. Je ne suis pas idiote, je me savais coincée depuis le début, pourquoi croyez vous que je prenais tant de soin à me faire haïr des clients ? Je suis coincée, et c'est ça qui, plus encore que tout le reste, me mets en colère.

"Je me contrefiche de tes conditions, tout autant que tu te fiches des miennes. Donc je ne partirais pas d'ici. Point."

Pour la première fois de la soirée, je suis sérieuse. Je n'utilise plus l'ironie, c'est ma vie dont on parle, et je refuse de ne pas avoir mon mot à dire. Je ne suis pas une esclave, c'est clair ? Pour me donner du courage de tenir ma position, j'ouvre la bouteille de lait que je bois au goulot (j'ai cassé mon verre puisqu'il a craché dedans, rappelez vous), d'ailleurs j'en fais malencontreusement tomber le long de ma poitrine. Bah, je suis plus à un peu de lait près...
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mer 4 Avr - 16:19

Bien qu'elle l'observait, Vanille ne répondit pas au jeune homme. Elle devait encore une fois enrager intérieurement et ne l'exprimait pratiquement pas. Elle poussa juste un soupir, sa queue battant l'air un peu plus lentement puis se massa les tempes en fermant les yeux. Elle écouta tout de même l'humain puis poussa un nouveau soupir bien plus long et rouvrit les yeux. Elle avait toujours un regard assez haineux envers Ivan et enroula sa serviette autour d'elle.

Les autres hybrides des cages voisines commençaient à somnoler, peu affecté par la présence du vendeur. Certains suivaient la discussion attentivement et d'autres... Et bien, disons qu'ils s'occupaient autrement. Vanille semblait peser le pour et le contre mais, finalement, elle repris la parole en expliquant qu'elle se fichait des conditions et qu'elle ne souhaitait pas partir d'ici. Elle pris la bouteille de lait, la déboucha en un seul mouvement et en but goulûment, au point d'en laisser couler sur le haut de sa poitrine et passer lentement entre ses seins. Elle savait vraiment être diablement sexy.

Tu ne me laisses même pas la moindre chance? Bon dans ce cas, il ne me reste qu'une chose à faire. J'espérais ne pas avoir à en arriver là.

Tout en parlant, Ivan commença à dénouer le tablier qu'il portait et le retira pour le poser sur la cage derrière lui. Il déboutonna ensuite les boutons de sa chemise un à un, regardant la neko d'un air très sérieux en prenant son temps pour se dévêtir. La chemise finit au dessus du tablier puis se fut au tour de son T-shirt sans manche de terminer sur la cage d'un hybride qui se réveillait, se demandant bien ce qui lui arrivait. Ivan s'approcha de la cage en faisant un petit soupir pour prendre son courage à deux mains et pris le passe des cages et déverrouilla celle de Vanille. Il l'ouvrit en grand et se mit dos à elle, torse nu.

Profites en, ça sera sûrement la seule fois que je te laisse une telle occasion

Ivan tira sur sa cigarette et serra les poings. Il n'allait pas chercher à se défendre ou à esquiver. Il allait souffrir mais il fallait en passer par là... Quelle idée à la con quand même...


Dernière édition par Ivan Ivanovitch le Mer 4 Avr - 17:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mer 4 Avr - 17:49

Sans un mot, je le regarde enlever un à un ses vêtements. Qu'est-ce qu'il... J'ai pendant un instant un frisson froid tout le long du corps, non, ce n'est surement pas ça. Pourtant, il me regarde sérieusement alors qu'il déboutonne sa chemise en disant qu'il ne me laisse pas le choix. Mais qu'est-ce qu'il va faire ? Je ne sais plus trop si je dois panique ou non. De toute façon, plutôt mourir que lui montrer mon hésitation. Je sais me défendre, enfin, je crois. Sans un mot, je le regarde faire sans comprendre.

Il me laisse le... Griffer? J'ignore à quoi il joue, j'ignore même pourquoi il fait ça, je me doute que ça ne me plaira pas s'il y a quelque chose en dessous, mais j'ai bien l'attention de profiter de cette occasion pour me venger de toute cette soirée. Je me lève donc, posant ma bouteille, après avoir pris la peine de la reboucher, sur le côté.

"Ne viens pas te plaindre après."

Quand on se jette dans la gueule du lion, on en assume les conséquences. Je me jette donc sans le moindre remord sur le dos ainsi offert, le griffant de part en part avec toute la colère que j'accumule depuis tout à l'heure, faisant fit de ses protestations. Tiens ! Ça c'est pour le lait ! Et tiens ça ! C'est pour la douche ! Et ça encore, c'est pour... C'est pour cette fichue adoption ! Et ça, ça tu vois, c'est parce qu'à cause de toi mon plan est fichu ! D'ailleurs à un moment je m’égares un peu et commence à dériver sur les épaules. Oui, j'aurais du lui griffer en plus le visage quand j'y repense, au moins comme ça, les vendeurs auraient su que ma vente ne c'etait pas faite sans douleur.

Puis je m'arrête, plus pour reprendre mon souffle qu'autre chose, ou pour admirer mon massacre. J'éprouve à la fois une fierté féroce et sanguinaire de m'être vengé et une peur sourdre: et s'il décide de se venger à son tour? Quoi qu'il arrive, je ne regrette rien, je peux enfin laisser ma colère couler hors de moi, même si je ne suis absolument pas décidée à le suivre.
Ceci dit, je ne connais pas assez bien les humains pour être certaines à cent pour cent qu'il ne va pas essayer de se venger, maintenant, et puisque je suis hors de ma cage grâce à tout ça... Tant pis, je trouverais bien le moyen de retrouver ma tante ? Je ne veux pas qu'il me fasse du mal. Ni une, ni deux, je m'esquive et profite qu'il récupère pour m'enfuir dans le magasin... En serviette.
Pourquoi je n'ai pas remis ma robe, hein ?
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mer 4 Avr - 18:26

Alors qu'il se dénudait devant elle, la haine quittait le regard de la neko pour laisser la place à la surprise et à une touche d'inquiétude. Elle devait bien se demander ce qu'il était en train de faire et encore plus ce qu'il allait lui faire. Il ne la vit qu'une dernière fois avant de tourner le dos et vit qu'elle avait les yeux grand ouvert, ne s'attendant certainement pas à ce qui allait arriver. Ivan l'entendit remuer, sans doute pour se relever, et s'approcher de lui avant de lui dire un dernier mot qui le fit sourire et fermer les yeux.

Puis ce fut la partie la moins drôle. Les coups de griffes ne se firent pas attendre et celles de Vanilles étaient particulièrement longues et douloureuses. Ivan contractait ses muscles et expirait à chaque coup porté, tachant de retenir la douleur dans un petit râle. Difficile de dire combien il en reçu et encore moins leur gravité. Il banda encore plus ses muscles en serrant les dents et senti les coups ralentir et perdre en intensité. Ivan commença alors à faire un petit rire très léger, a peine audible.

Inconsciemment, la neko avait fait exactement ce qu'il cherchait et, même si son corps le lançait affreusement, Ivan ne pouvait s'empêcher de rire en gardant les dents serrées. Il ouvrit les yeux et vit la neko essoufflée en train d'observer son corps. Avait elle comprit? Visiblement non car elle commençait à fuir au pas de course. Ivan relâcha ses dents et se mit à rire de sa grosse voix avant de dire haut et fort.

Pas la peine de fuir, tu n'as nulle part où aller. Cependant, contrairement à ce que tu pensais, j'ai réussis à te faire sortir de ta cage... Et je vais même réussir à te faire partir d'ici, ce qui fait de moi ton nouveau maître

Quoi? Vous aviez vraiment pensé que tout cela était gratuit? Non, le seul but était de faire sortir la neko de sa cage et, au-delà de l'appât du lait, il restait encore l'appât de la vengeance dans les cartes d'Ivan. Il referma la cage et la verrouilla avant de regarder les blessures qu'elle lui avait infligées. Apparemment, il n'y avait que des blessures superficielles qui saignaient peu, voir pas du tout. C'était tout de même douloureux mais loin d'être grave et Ivan remis son T-shirt et sa chemise, la boutonnant lentement. Vanille ne devait pas être bien loin, ce n'était qu'une question de temps avant qu'il mette la main dessus désormais.
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MessageSujet: Re: Patte de velours et paroles aiguisées   Mer 4 Avr - 20:04

Pourquoi je n'ai pas sentie le piège, tant pis, je m'en fous, je m'en vais. Courant vers la porte, j'essaie de l'ouvrir en vain, évidemment, elle est fermée. Que faire, que faire ? Réfléchis Vanille ... Normalement les arrivages de neko n'arrivent pas par la porte principale... Il y en a surement une autre, derrière. Contente de mon idée, je fais fi de ses paroles sur le fait que je ne peux m'enfuir, et court, pieds nus, dans la boutique pour atteindre la porte arrière. Je remarque d'ailleurs que tout est éteins, même le patron à du partir à cette heure. Enfin quoi qu'il en soit, j'allume la lumière, cherchant rapidement où est-ce que se trouve la porte secondaire. Je remarque tout de suite les cages supplémentaires ici, il doit y en avoir moins de cinq. A quoi servent-elles ? Ce n'est pas le moment. Remettant une mèche de cheveux en arrière, je maudis pour la première fois leurs tailles, quelle idée d'avoir des cheveux arrivant jusqu'au bassin, parfois, c'est bien peu pratique, surtout pour courir.

Tenant toujours ma serviette d'une main, je m'élance dans l'arrière boutique, essayant d'ouvrir la première porte que je trouve. Rien à faire. L'autre peut-être ? Non, fermé. Et la troisième ? Ouverte ! Avec un soupire de soulagement, je l'ouvre, contente de voir un long couloir menant surement à une sortie. Sans plus y réfléchir, je m'élance. C'est une de ces portes qui s'ouvre de l'intérieur mais impossible à ouvrir de l'extérieur sans la clef. Je pousse de toutes mes forces et découvre sans y croire vraiment qu'elle s'ouvre. C'est tellement incroyable que ça m'arrache un sourire de joie.
Ah, regardez à quoi en est réduite la superbe Vanille. Enfin, même en serviette je reste belle, mais tout de même, j'aurais préféré porter ma robe pour m'enfuir, et avoir des chaussures, aussi. En fait je voudrais simplement rentrer chez moi. Plus les jours passent, et plus je me rends compte qu'il n'y aura plus jamais de chez moi. Mes parents sont morts. C'est fini tout ça, ma tante ne veut plus de moi-même si j'essaie de me convaincre du contraire, et je me retrouve acheté par un vendeur. C'est une blague hein ? Dite moi que je vais me réveiller.

Et me voilà dans la rue. Il pleut pas mal. Je n'aime pas la pluie, mais au moins ça m'enlève les restes de lait dans les cheveux qui doucement se remplissent d'eau, alors que je reprends mon souffle en écoutant le bruit de la ville. Elle est glacée.
C'est une ruelle, plutôt sombre bien que propre et non boueuse. Mais pas forcement rassurante. Plus loin je vois des voitures qui passent, et des passants aussi. Je pourrais peut-être essayer de me fondre dans la foule, mais sans ma robe, ça risque d'être vite compliqué... Et pour aller ou ? Je risque peut-être pire si je m'enfuis. Qui dit qu'un humain ne va pas me kidnapper pour faire de moi une prostituée. C'est la peur qui, de nouveau, reprend le dessus. Pour aller ou ? Je recule, mais la porte est fermée derrière moi. Dépitée, je me laisse choir contre le mur de la boutique, interdite et incapable de prendre une décision. Je suis coincée de toute façon. Ça ne me sert à rien de fuir, car quoi que je fasse, je n'ai pas de chez moi.
J'ai presque envie de pleurer, mais je suis trop forte pour ça, ou du moins, je dois l'être, car il n'y a plus mère pour me dire que tout ira bien.
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