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Akihiko
Neko Rebelle
Neko Rebelle
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Messages : 23
Date d'inscription : 26/06/2011

MessageSujet: <insert title here>   Ven 23 Déc - 14:44

Il n'avait, songeait-il, pas bougé d'un pouce lorsqu'il décida d'entamer sa troisième heure de sieste, sur le grand lit vide aux draps défaits. Sa chambre était petite, mais lui suffisait amplement, puisqu'il s'y trouvait un lit de taille modeste ainsi qu'un mini-frigo, et surtout, une tonne de vêtements, qu'il achetait un jour pour ne les enfiler qu'une seule fois. Akihiko était dans ces moments-là un véritable roi. La chambre était annexe à l'établissement où il travaillait parfois, une maison de charme spécialisée dans les hybrides. C'était le patron de la maison, une folle aux ongles manucurés, qui l'avait recueilli avant d'en faire son petit favori – ce qui lui avait valu cette chambre personnelle, et surtout, cette tranquillité à laquelle goûtait rarement les Nekos de gouttière. Akihiko pouvait s'estimer heureux de sa chance, surtout lorsque l'on songeait à l'indifférence dont il faisait preuve vis-à-vis de celui qui était officiellement son propriétaire. Incapable de montrer la moindre reconnaissance à son égard, il se contentait parfois de céder ses pourboires à la maison – après tout, son travail à l'extérieur lui rapportait de jolies sommes, il pouvait se le permettre. Dans un miaulement endormi, Akihiko s'étira longuement, remit en place ses vêtements et glissa avec une lenteur exagérée jusqu'au mini-frigo avant d'y piocher de quoi manger. Il aurait pu vivre dans sa chambre, le minou, tant tout était là pour lui au bon moment, sans même qu'il n'ait à se lever. Il ouvrit une boîte de sardines dans laquelle il planta une fourchette et se leva pour se placer près de la fenêtre. Au vu de la lumière extérieure, il en déduit que le début d'après-midi était déjà bien entamé. Sa nuit d'un peu plus d'une dizaine d'heures commençait à se faire sentir lorsqu'il se souvint qu'il n'avait pas quitté son lit depuis la veille, vers dix-sept heures. Gobant les poissons en trois bouchées, il jeta la boîte huileuse dans la poubelle et se lécha les doigts. Il était peut-être temps de passer à l'action, de faire quelque chose d'un peu plus concret que de buller dans son lit toute la journée comme un vieux lion endormi. Il se tourna, et contempla avec intérêt la pile de vêtements entassés contre le mur du fond, touchant presque le plafond. Akihiko y piocha un tee-shirt, la pile s'effondra. Errant encore dans un demi-sommeil, le félin plissa légèrement les yeux, et se dit qu'il ramasserait tout cela plus tard – mais il le savait, jamais il ne rangerait ce foutu bazar. Il termina de compléter sa tenue avec un jean et un cardigan, avant de sauter dans ses chaussures et de descendre les marches grinçantes du vieil établissement.

A la réception, une hôtesse proposait à un humain en costume une nuit aux tarifs indécents. Akihiko leur jeta un regard désintéressé, et continua son chemin avant que le patron – la grande folle dont on parlait précédemment – ne l'interceptât. Le chat noir redressa bien haut ses oreilles, pencha la tête sur le côté comme il avait l'habitude de le faire pour attendrir les humains, et battit des cils. Une grande main vint ébouriffer ses cheveux et tirer malicieusement ses oreilles, ce qui partagea Akihiko à choisir entre le grognement amusé et le feulement agacé – finalement, il n'en ressortit qu'un mixte des deux, un mélange étrange qui fit rire la folle aux créoles de taille invraisemblable. Akihiko secoua ensuite la tête, et informa son heureux propriétaire qu'il partait faire un tour, ainsi qu'il le faisait la plupart du temps, lorsqu'il n'était pas à s'occuper d'un client dans une des nombreuses chambres. Il ne l'avait pas vu depuis plusieurs jours, son patron, car il passait ses journées à dormir ou à draguer dehors dans les bars, mais Akihiko n'y accordait pas d'importance. Pas besoin de le voir, cet homme qui lui offrait tout, un toit, à manger, de l'argent. Quel égoïste de matou. Sa grande folle d'humain semblait déjà se douter des intentions du félin, et il ne jugea pas utile de s'y interposer. Hésitant un instant, Akihiko lui promit de s'occuper des clients le lendemain, ce qu'il regretta aussitôt. Tournant les talons, il quitta l'établissement, fourrant les mains dans ses poches. Akihiko, lorsqu'il y pensait, trouvait sa vie considérablement ennuyeuse. Tout se suivait et se ressemblait, dans une routine presque effrayante. Coucher, dormir, sortir, manger. L'ordre des choses changeait parfois, mais la vie du félin ne se résumait pas à beaucoup plus que cela. Misérable vie. Il n'était pourtant pas malheureux, contrairement à d'autres hybrides réduits au rang d'esclave, de déchet, d'être insignifiant. Akihiko n'était pas de ceux-là, et pourtant... Pourtant, il s'ennuyait, il s'ennuyait à en crever. La grande avenue était noire de monde. Il se glissait entre les gens, habile, et fendit la foule. Il atteignit une ruelle où il se glissa, et au fond, il monta sur une benne à ordures et s'appuya sur le rebord d'une fenêtre pour escalader la façade et atteindre le toit. Les quartiers alentours s'étendaient sous ses yeux.

Akihiko s'accouda au rebord, et regarda un instant la foule se presser en dessous, une mer d'humain grouillante, une masse informe qui produisait de désagréables brouhaha. Il était bien, là, au-dessus de tout cela, au-dessus du monde. Au moins, personne ici ne l'ennuierait, et il se retrancha un peu plus à l'intérieur, s'allongeant pour regarder le ciel. Il devinait l'heure qu'il était. Dix-sept heures, peut-être presque dix-huit heures. La nuit ne tarderait pas à arriver, même si ce n'était pas encore l'hiver. Il ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, le soir était déjà là, et il se rendit compte que les minutes s'étaient écoulées à une vitesse folle. Le temps passait trop vite pour les chats comme lui. Akihiko se redressa, épousseta son pantalon et se dépêcha de s'installer près du rebord pour contempler la rue. La foule avait fondu comme neige au soleil, il s'était sûrement écoulé plus de temps qu'il ne l'aurait cru. En somnolant à-même le sol, il avait la nuque endolorie et des épis dans les cheveux. Il fit craquer ses cervicales et sauta sur le rebord, entreprenant de jouer l'équilibriste le long de l'immeuble. Ce n'était pas bien compliqué pour un félin dont l'équilibre était la seconde nature. Il arriva au bout du muret, et évalua le nombre de mètre qui se trouvaient entre lui et le sol, ainsi que le nombre de mètres entre lui et l'autre immeuble. Finalement, peu désireux de jouer les spiderman, il sauta dans le vide et atterrit sur ses pattes, reprenant sa route avec un naturel désappointant. Bon, si la soirée commençait, il pouvait aller s'amuser. Il manqua de se prendre les pieds dans un clochard camouflé par un bout de carton et feula méchamment. Bref. Que pouvait-il bien faire, à présent ? Il s'ennuyait tellement. Il y avait cette silhouette, là-bas, qui lui disait vaguement quelque chose, mais il y en avait tant qui étaient passés dans son lit que cela le surprenait à peine. Oui, sauf que cette silhouette-là, c'était un hybride, et il n'y en avait eu qu'un seul. Il venait vers lui. Le visage d'Akihiko se fendit d'un sourire acéré, et il pencha encore la tête sur le côté – foutu réflexe – avant d'interpeller le blond en question.

« Salut, ma belle. T'es perdue ? »

Son ton se faisait presque malsain, et il tourna autour de la 'belle' en question, en l'examinant de haut en bas. Il se demandait si ce type se souvenait de lui. Il se demandait ce qu'il faisait là. Il se demandait si il était en route pour baiser un humain. La provocation du chat noir gagna en intensité quand il lui tripota le postérieur d'un geste vif et assuré. Son regard carmin chercha les yeux azur du beau blond. C'était juste parce qu'il s'ennuyait.
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Alyséa
Neko Rebelle
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MessageSujet: Re: <insert title here>   Ven 23 Déc - 19:37

Il avait royalement foiré sa matinée. Lui qui, d'habitude, s'enfuyait dès qu'une partie de jambe en l'air était terminée, il avait décidé de rester dormir dans l'hôtel avec son cher client. Il était peut-être resté parce qu'il s'était fait prendre toute la nuit... à moins qu'il n'ait simplement voulu du réconfort et un peu d'affection. Ou du confort ? Le confort de la pièce, le véritable matelas moelleux, les deux tables basses de chaque coté du lit et surtout : le rangement de la pièce. Ne parlons pas d'espace car dans son taudis – ou sa petite maison, au choix – il en avait plein sans trop le vouloir. C'était miteux, sale, et le matelas sur lequel il dormait était abîmé. Il n'avait jamais eut la foi d'aller en acheter un neuf. Il préférait nettement mieux s'acheter ses vêtements et un peu de nourriture qu'il casait dans une glacière électrique. Oui, il avait quand même l'électricité et l'eau, c'est tout ce qu'il avait et ce n'était pas du tout légal. Au diable les explications sur le pourquoi du comment il a réussi à avoir tout ça chez lui. Alyséa a fait comme il le pouvait, c'est tout.

Son œil s'ouvrait sur la chambre vide. Son homme du soir l'avait quitté en laissant un petit mot d'amour. Tant mieux, ça lui ferait un autre habitué, puisqu'apparemment il comptait bien le revoir. Restait à voir s'il le rechercherait ensuite. Mais il ne manquait pas d'habitués et de clients alors à quoi bon chercher à revoir celui-ci ? Il se débrouillerait tout seul. Aly était bien partout à la fois, si on ne tombait pas dessus dans la semaine, c'est qu'on avait vraiment un mauvais destin. Mais en ce moment, il en avait par-dessus la tête de la baise, de l'amour, du sexe. Le félin voulait qu'on le laisse tranquille mais ce n'était malheureusement pas possible parce qu'il allait manquer d'argent dès qu'il arrêterait de coucher pendant plus de trois jours. Cette nuit était la première de la semaine, d'ailleurs, il était resté tranquille durant tout le week-end. Et malheureusement il n'était pas tombé sur celui qu'il attendait. Évidemment qu'il avait essayé de traquer le neko avec qui il avait couché. Mais il avait... tellement la flemme... il était tellement apathique et démotivé qu'il n'en avait pas tellement l'envie. Ce week-end (ou plutôt samedi) il avait cherché. Ensuite, il s'en était fichu tellement il ne tombait pas dessus. Tant pis, c'était pour un autre fois, le destin n'était pas avec lui.

Ses yeux étaient restés sur le plafond un long moment. Il regardait les imperfections, les bosses, les endroits où la peinture était écaillée. L'ennui faisait naturellement partie de son vocabulaire et surtout de sa vie mais là, il ne s'ennuyait pas vraiment. Alyséa, aussi intelligent et adulte soit-il, aimait bien fixer son attention sur quelque chose d'immobile. Pas un humain, pas un animal, juste un objet ou quelque chose de mort. Un plafond pour Alyséa peut paraître très intéressant et au fond, il lui parlerait peut-être. Est-ce qu'il espérait seulement qu'il lui adresse la parole ? Mieux ne valait pas se demander. Il était peut-être farfelu parfois mais... pas à ce point. Enfin, l'hybride se redressait sur le lit et finit par se vêtir de son jean... qui n'était pas totalement un jean. Allez savoir pourquoi, le tissu de la jambe droite était coupée au niveau mi-cuisse. Coté short, coté jean. Disons qu'il avait eut un petit problème de trou béant et qu'il avait essayé d'arranger ça. À sa façon. Puis il enfilait son t-shirt rouge, buvant la bouteille de bière non-finie de la veille avant de s'en aller en attrapant son éternel petit sac à dos.

Alors il s'en allait de l'hôtel pour aller manger quelque chose dans un fast-food ou acheter un sandwich. Ce n'était pas l'heure pour des sushi et il n'en avait pas vraiment envie alors il n'en cherchait pas. Il ne voulait pas de poisson. Tout ce qu'il voulait, c'était de la viande. De la bonne viande. Ou du sucre. Quelque chose de gras. Alyséa se sentait faible, comme si on l'avait assommé d'une massue alors qu'on l'avait juste culbuté jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. C'était peut-être ça le problème. Surtout qu'il en avait marre. Mais bref. Il avait vagabondé après avoir mangé. Il était passé chez lui changer de t-shirt et de chaussures mais pas de pantalons. Il n'avait pas envie d'en changer, l'hybride ayant une certaine affection pour lui. Puis... il n'était pas sale. Le porter attirerait un dernier client avant la fin de la semaine et il serait tranquille. Une jambe nue, c'est érotique, délicieux à voir, selon lui. Alors pourquoi pas. Après tout, il n'avait que ça à faire cette nuit. Oui, car il faisait nuit maintenant et il était dans les ruelles en train de marcher – sans oublier de rouler des fesses – pour attirer quelques personnes, pour qu'on bave sur son corps littéralement parfait. Sauf que...

« Salut, ma belle. T'es perdue ? »

Devant ses yeux... quelqu'un de... similaire à lui ? Non ! Quelqu'un qu'il avait déjà croisé. Avec qui il avait couché. oh. okay. Le seul avec qui il avait couché de son espèce en fait. Ça faisait un mois, non ? Il avait cherché à le voir ce week-end non ? Il avait essuyé un échec sans l'avoir trouvé n'est-ce pas ? Et il était là, souriant, la tête penchée sur le coté et la main fichtrement baladeuse. Akihiko lui avait tourné autour avant, comme un requin qui chasserait sa proie mais c'était autre chose. Ses yeux plongeaient dans les siens et, taquin, il lui attaquait la lève inférieure avant de dégager sa main. Même s'il s'en fichait pas mal qu'elle soit sur son postérieur. C'était une question de principe. Il cherchait un client, pas qu'on se persuade qu'il avait déjà trouvé quelqu'un. Aly relâchait sa lèvre.

« Je ne suis pas perdu. Et ne m'appelle pas comme ça, Akihiko. »

Hurlement de victoire, son prénom était encré dans son cerveau ! Il ne l'avait pas oublié. Et il n'avait encore moins oublié son arrogance du mois dernier dans le love hôtel. Mais c'était du passé. En tout cas, il le traitait toujours autant comme une fille. Il le connaissait peu mais rien que ça lui disait qu'il n'avait pas changé. Ceci dit, c'était assez rare de le voir mais ici.. un peu plus. Le blond se reculait d'un pas, soupirant légèrement.

« Je comprend pas pourquoi tu me traite comme ça. Il y a un mois t'as bien vu comment j'étais monté quand même et j'ai rien d'une fille. »

Complexé par ça ? Oui et non. Disons qu'il n'avait pas du tout l'habitude qu'on lui fasse autant remarquer son androgénie. En fait, il n'y avait que lui qui lui lançait des piques là dessus. C'était un peu soulageant mais maintenant et depuis un mois il se demandait si ses clients ne se disaient pas que c'était une fille à première vue. Rah, non, c'est totalement impossible.
Sans brusquerie il entrainait le brun dans un coin, hors du contact des gens environnant qui marchaient près d'eux.

« Qu'est-ce qui t'amène ? Je t'ai cherché mais... t'étais introuvable. Tu t'caches où ? »

Un autre moyen de dire : où tu habites que j'vienne te faire chier de temps en temps. Alyséa ne s'attendait pas à une véritable réponse. Un mensonge ou rien du tout. Il voyait ça comme ça.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: <insert title here>   Sam 24 Déc - 9:40

Oh. Mon. Dieu. Il se souvenait de son nom ! Le sourire d'Akihiko disparut, remplacé par une expression de pure surprise. Ses oreilles félines se dressèrent bien haut, et lui même se redressa un peu, cessant de faire le dos rond. Il se souvenait de son nom. Ouah, ça alors. Il ne l'avait pas vraiment prévu, après tout, ce n'avait été qu'une baise l'histoire d'une nuit, puis adieu et à jamais. Peut-être que ça pourrait estomper l'ennui qui semblait noyer sa soirée toute entière. Peut-être. La surprise passé, le Neko s'autorisa un sourire amusé, avant de se lécher les lèvres. Il alla même jusqu'à ricaner à l'autre remarque d'Alyséa, concernant son androgénie. Bien sûr qu'il avait eu le temps de se rendre compte qu'il s'agissait d'un homme – il l'avait bien senti ! Il le retrouvait, cet imbécile de matou qu'il avait haï. Le mois dernier, il avait quitté l'hôtel en colère, déçu, furieux. Et pourtant, il ne lui avait fallu que quelques instants pour regretter ses aux revoir hautains et déplacés. Après, il ne l'avait plus revu, mais il ne savait pas vraiment si il l'avait voulu... Peut-être. Peut-être pas. Il n'aimait pas s'attacher aux gens. C'était se montrer trop faible. Quoi qu'il en soit, il ne l'avait jamais vraiment oublié, même si il avait cessé de penser à lui, ces dernières semaines. Alyséa l'entraînait plus loin, et lui suivit docilement. La question le fit sourire. Où s'était-il donc caché ? Nulle part, vraiment. Dans cette grande maison qui lui servait de 'chez-lui'. Un peu partout dans les hôtels. Dans la rue, à la belle étoile, parfois.

« Tu n'as pas dû très bien chercher, alors... », Se contenta t-il de répondre dans un premier temps. « Moi, je n'étais pas si loin. La plupart du temps dans les quartiers Est, sauf quand j'ai décidé de m'accorder une pause et de dormir toute la journée. »

C'était répondre à la question sans trop y répondre. Pour l'instant, il le connaissait à peine, bien qu'il avait partagé une longue nuit avec lui. Akihiko voulait éviter d'en dire trop sur lui pour le moment, après tout, pourquoi se confierait-il à un inconnu ? C'était stupide. Il resterait le Akihiko qu'il avait été pour ce type, un coup d'un soir, d'une nuit. Mais d'ailleurs, qu'on se le dise... Alyséa l'avait cherché ? Oh, c'était plutôt flatteur, ça. Ça voulait dire qu'il avait souhaité le revoir. Pourquoi ? Pour une autre nuit d'amour, peut-être ? Pour qu'il lui offre de nouveau un repas ? Pourquoi ? Il l'ignorait. Akihiko lui décocha un sourire, il savait qu'il ne lui retournerait pas la question. Savoir où s'était trouvé Alyséa ce mois durant ne l'intéressait aucunement, et il le devinait un peu – dans de multiples lits, probablement, des hôtels, ou peut-être même dans des maisons.

« Tu es occupé, ce soir ? »

Comprendre : T'as des clients ou ton postérieur n'est pas encore réservé ? Il ne voulait pas forcément coucher, non. Passer simplement la soirée avec lui lui suffisait amplement. On combattait l'ennui comme on pouvait. C'était la plupart du temps pour cette raison que le chat noir pouvait passer la soirée avec à peu près n'importe qui.

« On peut s'amuser ensemble, sinon. »


Oui, par exemple, faire chier quelques humains, voler les SDF, saouler un pervers pour lui soutirer de l'argent... Des tonnes de mauvais tours que Akihiko adorait jouer – embêter les gens, une passion de toujours. Sans vraiment attendre de réponse de la part du blond, il lui attrapa le poignet et l'entraîna plus loin dans les rues, là où il y avait de l'animation. La ville ne dormait jamais, lui semblait-il. Alors que lui avait dormi quasiment toute la journée – au moins, il était en forme, maintenant. Parmi les humains, il y avait d'autres hybrides, emmenés par leur propriétaire pour s'amuser probablement. Akihiko ne voyait pas en eux un éventuel partenaire, Alyséa n'avait jamais été que le seul – et il le resterait sûrement, après tout, il évitait de le faire gratuitement et les Nekos riches n'existaient pas. Des bars sortaient des musiques étouffantes qui se mélangeaient dans un rythme confus, étrange, mais pourtant entraînant. Sur les terrasses, la fumée des cigarettes envahissait la rue, et d'autres humains prenaient l'air quelques minutes avant de retourner s'enfermer dans les bruyantes discothèques. Akihiko embrassa la scène d'un regard, avant de lâcher Alyséa et de se tourner vers lui.

« Bon. On commence par quoi ? »

Il passa la main dans ses cheveux, souriant face à ce terrain de jeu qui s'étendait sous ses yeux. C'était tout de suite plus amusant avec un partenaire. Ils s'enfoncèrent un peu plus dans la foule, sans qu'on ne les remarque vraiment – ils n'étaient pas les seuls hybrides, après tout. Les yeux du chat noir parcoururent la foule de gens, et dans un sourire, il donna un coup de coude au blond pour attirer son attention. D'un geste du menton, il désigna un humain à l'air hagard, double-menton, le ventre rebondi, tanguant bizarrement, enivré par l'alcool. Il ne lui manquait plus que le filet de bave qui s'accorderait très bien avec le regard lubrique qu'il jetait aux quelques jeunes filles qui passaient près de lui.

« Je parie que tu n'arrives pas à le faire changer de bord, lui. »
, Lança Akihiko sur le ton du défi, attendant justement que Alyséa s'y jette la tête la première.
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Alyséa
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MessageSujet: Re: <insert title here>   Dim 25 Déc - 21:46

Apparemment, ça avait été encore plus surprenant qu'il le pensait qu'il se souvienne de son prénom. Son expression choqué, presque admirative (parce que tout le monde est admiratif devant Aly, même si on ne l'avoue pas), trahissait sa surprise d'entendre son prénom d'entre ses lèvres pâles. De plus, ses actions – comme ses oreilles dressées hautes sur son crâne – montrait à quel point il ne s'y était pas attendu le moins du monde. Il ne se souvenait de personne, Alyséa. Tout juste de ses clients si je puis dire. Alors pourquoi un neko qu'il n'a croisé qu'une seule fois et ceci dans son lit ? Il n'y a aucune logique à ce qu'il s'en souvienne. À croire qu'il a pas mal marqué son esprit. Ou peut-être pas. Il s'en souvenait, c'est tout, et on peut dire que c'était l'essentiel bien que ce soit extrêmement bizarre. L'illumination inattendue de son cerveau. Quel bonheur parfois n'est-ce pas ?

À présent, c'était à lui d'être un peu surpris qu'il soit autant docile pour le suivre jusqu'à l'impasse à coté d'eux. Mais c'était peut-être normal puisqu'il ne le connaissait pas réellement, alors il ne devait pas s'étonner. Au fond, c'était sûrement un neko docile. Ou pas. Il n'avait rien d'un docile, ne se comportait pas comme un docile, n'en avait pas la carrure ni le visage, bref. Ce n'en était pas un. Certainement pas. Même si ses vêtements étaient terriblement neufs et beaux mais c'était le fruit de son travail de nuit. Le fruit de l'argent qu'il gagnait. Il était élégant, il était beau, mais même dans un sac il aurait été beau. C'est ce que pensait Alyséa à cet instant en reluquant sa tenue. Il s'en voulait d'avoir gardé ce jean-short et de n'avoir changé que son haut et ses chaussures.

La réponse à sa question le fit légèrement sourire. Il ne cherchait pas bien ? En même temps il n'avait pas approfondi ses recherches au maximum. Il avait commencé il y a peu. Donc naturellement, il n'avait pas trouvé. Et si ça lui était tombé dessus du premier coup, il aurait même trouvé ça louche, comme s'ils s'étaient cherchés mutuellement. Pourtant, il ne pensait pas Akihiko apte à chercher quelqu'un qu'il n'a vu qu'une seule fois. Ils n'avaient pas du tout les mêmes mentalités, ça se sentait. L'un pouvait chercher, et l'autre non, c'était comme ça et pas autrement. Alyséa avait déjà une grande difficulté à l'imaginer chercher un client potentiel, alors lui, le neko blond, blasé et qui ne se souvient de rien. Ne me faites pas rire ! Il l'avait sûrement vexé et irrité en ne se souvenant pas de son prénom la première fois. Peut-être d'ailleurs que c'était pour ça qu'il s'en souvenait maintenant, histoire de ne pas essuyer un échec total quant à ces retrouvailles.

Mais le chat noir ne semblait pas vouloir rester en place à discuter avec lui, loin de là. D'abord, il pensait qu'il voulait de nouveau coucher avec lui et il se demandait bien si il devait accepter ou refuser si ce fut le cas. Mais pour le moment, il ne demandait rien d'autre que :

« Tu es occupé, ce soir ? »

Apparemment, il n'avait pas vu qu'il était en chasse jusqu'à ce qu'il l'intercepte. Fait exprès ou non ? Qu'importe. Alyséa se contentait de dire qu'il n'était pas occupé pour le moment, ponctuant sa phrase d'un léger haussement d'épaules. Il aurait très bien pu faire une réflexion parce qu'il l'avait totalement interrompu mais il n'en trouvait pas la force. De plus, il ne voulait pas se prendre la tête avec Akihiko. Il venait de le retrouver alors lui briser les bijoux de famille, ce n'était pas une bonne idée malheureusement. Si ça avait été un autre jour, il l'aurait volontiers envoyé bouler et aurait commencé un duel verbal sans fin et lassant.

« On peut s'amuser ensemble, sinon. »

S'amuser, disait-il. Comment ? Pourquoi ? C'était quoi ces idées qu'il sortait d'un seul coup ? D'accord, tant mieux, il ne réservait pas ses fesses pour cette nuit mais tout de même. Où voulait-il en venir ? S'amuser, non mais quelle idée ! Est-ce qu'Aly a une tête de type qui s'amuse ? Il a tout l'air d'une armoire à glace tellement il serait prêt à frapper quelqu'un lors d'une quelconque envie et lui, Akihiko, voulait s'amuser ? Il est masochiste, c'est ça, y a pas de doutes possibles. En tout cas, Alyséa était limite la mâchoire parterre tant sa surprise était grande. On ne lui avait jamais – ou presque – proposé de s'amuser. Pas innocemment en tout cas. Quand je vous dis qu'il n'en a pas la tête. Du coup, le blond se demandait bien de quoi il parlait. C'est vrai, ils n'étaient plus enfants, alors à quoi voulait-il bien s'amuser ? Faire chier les gens ? Il le fait tous les jours, ce n'est même plus amusant. Rendre jaloux ou piller un clochard ? C'est fait tous les soirs où il s'ennuie un peu. Tout était banal. Tellement qu'il ne voulait même pas répondre avant qu'il ne propose quoique ce soit. Ce qui ne tardait pas vraiment. Alyséa suivait son regard carmin vers un ivrogne qui titubait sur la chaussée, menaçant de tomber à chaque secondes. Malgré tout, il arrivait à reluquer les demoiselles alentours. C'était après qu'il l'eut entrainé plus loin dans la rue, après lui avoir démonté le poignet, après l'avoir fait presque tomber tellement il trébuchait. Il s'était montré trop lent pour Akihiko pendant qu'il l'emportait. Alors le blond avait arrêté de regarder les autres personnes – sans poser un seul œil sur un neko – et s'était arrêté sur l'ivrogne aussi naturellement qu'un papillon ce serait posé sur une fleur. Comme déjà dit, il n'avait fait que suivre le regard du chat noir avide de distraction. L'odeur de cigarette lui donnait fichtrement envie d'en sortir une de sa poche. Mais non, ce n'était pas possible, l'autre ramenait sa fraise.

« Je parie que tu n'arrives pas à le faire changer de bord, lui. 
- *pouffe* Même un gosse pourrait le faire. Regarde. »

Avait-il seulement réalisé qu'Alyséa avait... genre... un peu tout d'une fille ? Il ne le ferait pas changer de bord mais il l'inciterait à le toucher comme si ça avait été une fille. Pelotage de fesses, caresses à la poitrine, bref, un peu tout. Peut-être même qu'il le laisserait l'embrasser. Certes, il ne lui avait pas demander de le chauffer, mais par la même occasion... ça le dégouterait plus qu'autre chose, ceci dit, puisqu'il ne trouvait en lui rien d'avenant. Son physique laissait à désirer, de plus il était ivre alors il devait avoir de vrais problèmes. Alyséa ne prend jamais des clients addictifs de l'alcool ou autre drogue faisant perdre la tête à un humain. Ces choses peuvent avoir des maladies, peuvent s'en prendre à lui et ça, il préfère éviter même s'il sait se défendre au cas où.

Le blond se glissait dans la foule pour le rejoindre, usant de son agilité et de sa souplesse pour ne pas bousculer les personnes alentours. Il le rejoignait, un air féminin sur le visage, celui qu'il avait toujours lorsqu'il souriait ou voulait faire craquer un homme hétérosexuel. Car oui, ça lui était déjà arrivé, mais là c'était un jeu. Alors certes, pour le moment, il cherchait juste à ce que son esprit embrumé par l'alcool pense que c'est une fille. Ça vint bien vite, naturellement, et on aurait pu dire qu'il bavait. Car en effet, il commençait à baver. S'il lui vomissait dessus la seconde d'après, plus jamais il ne ferait ce que demanderait l'hybride qui lui avait servi une nuit. Et c'est ce qu'il se passait, en fait. Lorsqu'il avait commencé à légèrement le chauffer – il ne pouvait rien faire sans chauffer – le vieux saoulard se mettait à vomir. Dieu merci, il avait reculé et s'était seulement fait asperger une jambe... celle nue. Alors, collé au mur d'un immeuble, il se l'essuyait avec un air de dégout avant de revenir vers Akihiko qui devait... certainement bien se marrer.

« Je te promet, je te jure que je te déteste. Ne me demande plus de faire un truc pareil avec un mec aussi... aussi dégoutant ! »

Il parlait en mode fille, prenait presque le visage d'une fille apeurée voire dégoutée d'avoir été touchée par ça. Mais c'est ce qu'il était : une fille, une tafiolle, une salope, tout ce que vous voulez qui touche à des airs féminins et/ou lâche. Alors il était là, en train d'attirer Akihiko plus loin dans la foule, passant – sans le regarder – à coté de l'homme gras qui vidait tripes et boyaux sur la chaussée. Le blond avait attrapé fermement son bras, sans pour autant lui faire mal, jusqu'à ce qu'il arrivent au bout. Devant eux, un club de striptease. Alyséa le connaissait par cœur puisque de temps en temps, il y allait pour se faire de l'argent autrement qu'avec du sexe. Ceci dit, il ne gagnait pas autant que dans un lit.

« On rentre, et tu montes sur la piste de stripteaseurs. Je veux voir ce que tu sais faire et si tu en es capable. »

En fait, il était certain qu'il le soit mais laissons planer le doute alors qu'il mettait déjà les pieds dans la boite, un sourire en coin sur les lèvres, avec une hâte démesurée de le voir faire s'il acceptait. Quoi qu'il ne lui donnait pas vraiment le choix. Aucun ton interrogatif, juste de l'impératif. C'était un ordre.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: <insert title here>   Lun 23 Jan - 21:06

Oh mon Dieu. Il n'avait prévu rien de tout cela. Ni le fait que Alyséa accepterait de relever le défi, ni la façon dont tout cela se terminerait. Et Akihiko se tordit en deux, laissant échapper de grands éclats de rire, sans même se soucier des quelques personnes qui passèrent près de lui en lui jetant un regard interloqué. Alyséa revenait vers lui et lui parlait, mais le chat noir n'écoutait pas, trop concentré à essayer de récupérer le contrôle de sa personne, le corps secoué par son rire bruyant. Oh mon Dieu. Comme tout cela était drôle. Il avait bien fait de se lever, aujourd'hui. Il essuya une larme qui perlait au coin de son œil, et garda sur son visage ce sourire qui cachait bien mal son envie de se marrer. Alyséa, si propre, si maniaque, éclaboussé de vomi, c'en était à tomber – il en avait d'ailleurs presque perdu l'équilibre, tant il avait ri. Akihiko dut bien user de plusieurs longues minutes pour parvenir à se calmer. Finalement – et heureusement – il réussit à retrouver un souffle régulier ainsi qu'un calme relatif. Et Alyséa en avait profité pour le traîner dans un endroit qu'il semblait bien connaître : un club de strip-tease. Bon, Akihiko l'avouait, il n'avait pas souvent fréquenté ces lieux – difficile à croire quand on savait qu'il vivait dans une maison close et qu'il vendait son corps à tout va. Pourtant, non, il n'avait jamais vraiment été dans ces lieux bourrés de gens, de pervers surtout, ces endroits bourdonnants de musique et de conversations parfois houleuses. Au tour de Alyséa de le défier, et de façon assez autoritaire, devait-il avouer. Pourtant, Akihiko se fendit d'un sourire rogue, et bombant le torse, il passa le seuil du lieu au bras de son compagnon – ça servait, d'avoir ses entrées.

« Pari tenu. »

La boîte était remplie. Un désagréable brouhaha y régnait, ainsi qu'une ambiance chaude, enivrante, presque malsaine. Les lumières tamisées ajoutaient à cela un caractère plutôt anonyme, ce qui poussait les clients à se montrer un peu moins inhibés qu'à l'ordinaire. Sur la piste, les danseurs se déhanchaient dans des mouvements lascifs, évocateurs et lançaient des regards brûlants aux spectateurs qui lâchaient billets sur billets. Akihiko balaya le club d'un regard. Dans la pénombre, ses prunelles carmines brillaient légèrement. Ses oreilles félines étaient dressées sur le haut de sa tête et frémissaient à chaque petit bruit; le chat était sur ses gardes. Après un petit temps d'observation où Akihiko avait l'air prêt à bondir sur le premier type qui oserait le frôler, il se détendit légèrement, et ses épaules s'affaissèrent en même temps. Il préférait prendre ses précautions dans un lieu qu'il ne connaissait pas. Il n'y pouvait rien, l'instinct l'y poussait, et il avait déjà repéré les sorties possibles, au cas où l'affaire tournerait mal – il n'était pas pessimiste, mais on ne savait jamais. Ceci fait, il s'enfonça un peu plus dans la salle, passa le plus discrètement entre des humains onibulés par le spectacle d'une Neko bien bâtie qui s'enroulait autour d'une barre de fer, la courbe de son dos formant presque un demi-cercle parfait – Akihiko lui-même trouvait cela impressionnant. Bon. Que faisait-il ici, déjà ? Ah oui. Le défi d'Alyséa. Qu'est-ce qui lui était passé par la tête pour accepter ça ? Ah oui. Sa fierté.

Akihiko souffla longuement. Pas que ça lui faisait peur, mais s'exhiber devant un nombre de personne cent fois plus important que d'habitude l'intimidait un peu. Après tout, il n'avait jamais expérimenté ce genre de choses devant un aussi grand comité. Prenant une grande inspiration, il se hissa sur une estrade à priori vide, et tenta d'ignorer les quelques regards curieux qu'il sentit dans son dos – un nouveau Neko dans le club ? Serrant les dents, il se força à sourire et jeta un vif regard à Alyséa pour s'assurer que ce dernier regardait bien, qu'il ne rate rien de la scène. Il fit ensuite quelques pas, se planta bien au milieu de la scène et posa les mains sur ses hanches. Battant des cils, il put voir que les humains les plus proches posaient déjà un regard intéressé sur lui, et le chat noir se sentit mourir sur place. La première chose dont il avait envie, c'était de repartir, quitter ce lieu le plus vite possible et rentrer chez lui baiser sauvagement avec Alyséa. Mais il avait relevé le pari. Et il devait le faire, question de fierté. Alors, décidant de se concentrer sur la musique plutôt que ces paires d'yeux ahuries, il se mordilla la lèvre et fit fi des spectateurs. Ses lèvres s'étaient figées en un sourire nerveux – ça lui arrivait souvent de sourire, lorsqu'il était stressé. Il en montrait même les dents, dévoilant ses canines pointues, sa dentition animale. Puis, prenant exemple sur les autres strip-teaseurs de la boîte, il se mit à se déhancher – ce n'était pas si compliqué.

Bon. Finalement, malgré la chaleur des projecteurs, tout cela n'était pas d'une extrême difficulté. En un rien de temps, le chat avait jeté son pull à ses pieds et il fit lentement remonter son tee-shirt, dévoilant son ventre pâle et suscitant par la même occasion l'intérêt d'un peu plus de monde. Puis il se demanda jusqu'où il allait devoir aller comme ça. Alyséa n'avait pas évoqué la moindre limite, tout comme il n'avait pas dit combien de vêtements il devait retirer. Il voulait simplement voir ce que Akihiko savait faire. A présent débarrassé de son haut, il tentait de défaire la boucle de sa ceinture avec un minimum de grâce et d'érotisme, ce qui s'avéra moins facile que prévu, puisque la nervosité toujours présente le rendait fébrile. Malgré tout, il parvint tout de même à y insuffler un caractère sensuel puisque les regards se firent plus affamés. Gagnant un peu confiance en lui, le félin étira un sourire matois et fit glisser le pantalon le long de ses jambes fines, appuyant son geste d'un regard brûlant – ça, il savait faire. Puis, alors que le spectacle semblait battre son plein – une dizaine de paires d'yeux le dévoraient littéralement – Akihiko fit claquer sa queue de félin dans l'air, se baissa prestement pour se saisir de ses vêtements et sauta au pied de l'estrade. Il piqua un sprint vers les toilettes du club, laissant pantois un bon nombre de nouveaux admirateurs. En ouvrant la porte à la volée, il surprit un couple en train d'explorer profondément la bouche l'un de l'autre, qui sursauta violemment. Akihiko leur jeta un regard indifférent et se rhabilla en vitesse.

Il se rinça le visage – la lumière des projecteurs lui donnait terriblement chaud – et après un petit temps de réflexion, il se passa carrément la tête sous l'eau. Des mèches noires collaient ses joues et son front, et il s'ébroua un peu. Il était parti en vitesse de la scène, ça ne le mettait pas à l'aise de se donner en spectacle de manière aussi ostensible. Il préférait nettement ce genre de show... En privé. Il passa la main dans ses cheveux et revint vers Alyséa.

« C'est la première et dernière fois que je fais ça. »
Il grimaça, avant de réfléchir à ce qu'il pourrait bien lui faire subir, en retour. « Tu vois le type là-bas, accoudé au bar ? Tu dois le convaincre de passer la nuit avec nous pour une jolie somme. Tu prends les billets, et on dégage. »

Il esquissa un sourire féroce. Akihiko aimait les jeux dangereux.
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Alyséa
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MessageSujet: Re: <insert title here>   Jeu 22 Mar - 19:48

Pour Alyséa, ce n'était pas du tout drôle, la situation dans laquelle il se trouvait. Il était d'ailleurs certain que Akihiko ne voudrait pas être à sa place. C'était le coup de se saouler jusqu'à vomir sur le chat noir, pour bien lui faire comprendre que ce n'était drôle que de son coté et pas du sien. Sa jambe avait été souillée, même essuyée, c'était dégueulasse et ça resterais ainsi jusqu'à ce qu'il aille se laver ce soir, dans son taudis. S'il y parvenait.
Dans la boite de strip-tease, il rencontrait des gens qu'il connaissait bien et d'autres qu'il connaissait moins bien. Il était entré avec Akihiko à son bras, comme si celui-ci cherchait à entrer sans problème avec son billet, souriant joyeusement de retrouver une musique entrainante, des corps en sueur, des danseurs et danseuses expérimentés, très attirants, et des clients plus ou moins dans son genre. La plupart l'était, en tout cas, et la moitié de l'endroit devait être passé entre ses cuisses ou avait au moins gouté à ses lèvres. S'il passait ici ou s'il faisait des strip-tease, il se devait bien de se payer du bon temps entre les doigts de quelques clients ou de quelques danseurs dans les toilettes de la boite. Et Dieu sait à quel point Alyséa aime faire l'amour dans les lieux public, il profite de le faire dès qu'il le peut et surtout dès qu'il en a envie... ce qui n'est pas rare, on l'avoue.
Alyséa gardait le brun à son bras, au cas où il se perdrait ou encore on voudrait l'attaquer pour le voler à lui. Akihiko était à SA disposition ce soir et ça n'allait pas changer. Ou en tout cas, il ne comptait pas que ça change. Il connaissait les clients d'ici comme sa poche, avides de sexes, ayant des envies un peu dingues pour la plupart, il ne laisserait en aucun cas l'un d'eux poser le doigt sur lui, même contre une grosse somme d'argent. Il suivait Akihiko de près, allait où il allait et le relâchait une fois proche du bar. Ca allait commencer, il allait bouger, il observait le brun monter sur la piste de danse. Il ne semblait pas à l'aise dans un premier temps et les regards se braquaient sur le nouveau venu. Une grande partie du moins. Croisant son regard, il sourit de toutes ses dents, s'accoudant au bar, montrant qu'il n'allait ni bouger, ni détourner le regard. Il était près à l'observer, près à le voir à l'oeuvre, voir s'il serait capable de relever son défi, malgré qu'il ait accepté. Par fierté, ça allait de soit, il l'avait bien deviné parce que ça se voyait sur son visage, déjà. Muet, il remuait les lèvres pour dire "il est crispé", espérant que le brun pose un dernier regard sur lui, lise sur ses lèvres pour comprendre. Malheureusement, non, alors il se contentait de le regarder se déhancher, démarrer son show sensuel mais malgré tout maladroit.

A partir du moment où Akihiko retirait son pull, ses yeux s'écarquillaient. Il n'en demandait pas tant ! Pourtant il lui montrait qu'il était capable d'aller plus loin qu'une danse maladroite. Il offrait un striptease aux clients, à lui, aux regards pervers braqués sur lui, à tous. Alors il se mordit la lèvre en observant le ventre qui se faisait de plus en plus voyant, totalement nu au-dessus de la ceinture, ses yeux brûlaient tant c'était beau à voir. Oh mon dieu, aurait-il voulu hurler alors qu'il s'attaquait au bas avec sensualité, manquant de baver littéralement sous cette magnifique vue. C'était dingue, totalement dingue et Alyséa n'en revenait pas. Il faisait tout ça pour un pari stupide, c'était... énorme... jusqu'à ce qu'il ramasse ses vêtements et fuit d'un seul coup. D'un corps, ses yeux étaient planté à l'emplacement vide, les sourcils se haussant d'un seul coup. Le félin n'avait pas vu où était parti son disciple, et ce même en se tordant le cou pour observer les alentours. Akihiko avait filé si vite ! Il était frustré, se mordait les lèvres en restant accoudé au bar. Il se commandait un verre, patientant, étant parfaitement certain qu'Aki le chercherait. Il sirota sa boisson, remuait sa paille dedans, bu, et tournait la tête dès que son corps s'approchait.

« Dégonflé », murmurait-il avant qu'il ne commence à parler. « C'est la première et dernière fois que je fais ça. » Grimace qui en disait long sur ce qu'il était en train de penser. « Tu vois le type là-bas, accoudé au bar ? (Sa tête se tournait dans sa direction.) Tu dois le convaincre de passer la nuit avec nous pour une jolie somme. Tu prends les billets, et on dégage. » Alyséa pouffait doucement, bu une deuxième gorgée de boisson, volait un baiser au brun et filait voir le monsieur désigné. Il devait avoir la trentaine, peut-être pas magnifique mais ça convenait, de toute manière il n'allait pas aller au lit avec lui. Furtivement, il se glissait à coté de lui en commençant à discuter de tout et de rien. Alyséa lui caressait parfois la cuisse significativement puis il passait à l'acte, s'approchant de son oreille. « Je suis avec mon ami, là-bas, il a dansé il y a quelques minutes... je me demandais si tu étais partant pour qu'on s'amuse tous les trois ? Il faut payer, par contre, et on prend l'argent avant la baise... » commençait-il avant d'argumenter pour qu'il lui offre l'argent, ne parvenant à avoir que la moitié de ce qu'il avait demandé, fronçant les sourcils tout en prenant l'argent mais en lui disant d'attendre, rejoignant le brun, un air dur sur le visage. « Il n'a voulu me donner que la moitié. Tu t'en contente ou tu vas me dire que ça ne tient pas ? » disait-il, le visage tout proche, la voix basse pour vouloir être discret, bien que la musique aurait pu tout à fait couvrir des paroles hurlées.
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