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 L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}

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Akihiko
Neko Rebelle
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MessageSujet: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Sam 2 Juil - 22:56

Je hais le lundi.

Vous savez pourquoi ? Parce que le lundi, tout recommence. Le lundi, c'est le début de la semaine. Tout devient plus long. Je me sens emprisonné par le temps, condamné à subir cette perpétuation, cette routine insatiable et continuelle. Bref. Le lundi, j'ai dépensé tout l'argent de la semaine passée. Jeudi, vendredi, samedi... Ça en fait des jours jusqu'à dimanche. Et la nourriture, hein ? C'est pas gratuit. Alors je paye. Et quand je peux pas payer, je vole. Mais la plupart du temps, je paye. Parce que quand je vole trop, au bout d'un moment, on finit par me reconnaître et me chasser dès que je pointe le bout de mon museau. Plusieurs quartiers me sont d'ailleurs difficiles d'accès, à cause de mes larbins incessants. Mais bon. Passons. L'argent. Je n'en ai plus aujourd'hui. J'ai tellement faim, je sens mon ventre se tordre et ça fait mal. Alors, qu'est-ce que je fais ? J'aborde un homme dans la rue, c'est si facile. Un petit mouvement de hanche aguicheur, un miaulement lascif bien placé, et c'est dans la poche. On va à l'hôtel. C'est lui qui paye.

Comme toujours – je ne me rappelle pas avoir payé une seule fois une chambre. Ensuite, je fais juste ce que j'ai à faire, en essayant d'y prendre le plus de plaisir possible. Il faut joindre l'utile à l'agréable, et tout devient tellement plus facile à faire. Ah. Nos corps trempés de sueur. Son souffle chaud dans mon cou. Je crois apprécier lorsque l'on me prend dans ses bras. C'est moi qui veux ça, après tout. Je le regarde poser les billets sur la table de chevet, je contemple son dos quand il se rhabille. Doucement, je me redresse, je glisse sur le lit, le drap dégringolant sur mes hanches. Un sourire carnassier, amusé. Je fais galoper mes doigts le long de sa colonne vertébrale, je sens l'humain frissonner et ça me fait ricaner. C'est si facile. Doucement, je pose mon menton sur son épaule, soufflant quelques mots à son oreille.

—– C'était rapide, dis-moi.

L'humain rougit. Haha. Je ris, je ris... Doucement, de mon habituel air malsain – saurais-je un jour m'en débarrasser ? Je ne veux pas être méchant. C'est juste un constat, que je lui dit. Ah, le pauvre. Il n'a pas l'air content. Un peu vexé, il a une moue d'enfant en colère. Mignon. Je ris encore, ma bouche glissant sur sa joue. Pardonne-moi, je chuchote. Et lui, il tombe dans le piège. Il s'attendrit, et j'en profite pour laisser un suçon dans le creux de son cou. Marque de fabrication. Il n'a pas d'alliance à la main. Donc il n'est pas marié. Mais si ça avait été le cas, ça aurait été marrant de le voir se justifier pour cette marque. Je ronronne, collé à lui, mes mains sur le devant de son torse, caressant doucement sa peau. C'est presque gagné, je le sais, je le sens. Dans un miaulement, je finis par m'écarter en retournant dans les draps, aussi nu qu'au premier jour. Il remet sa chemise avant de se pencher de nouveau sur la table de chevet. Il pose un autre billet. Je serre les lèvres pour ne pas laisser échapper un cri de joie. Le repas de ce soir sera merveilleux.

A une prochaine fois, darling.

Il referme doucement la porte derrière lui. Je me jette sur les billets dès qu'il s'en est allé. Oh, généreux, cette fois. Une bonne prise ! Pas trop mauvais, quoi qu'un peu rapide, comme je l'ai déjà dit. Enfin. A ce prix-là la minute, je suis un félin de luxe, mes aïeux. Je saute sur mes pieds avant de me diriger vers la douche. Oui, cela a beau ne pas être désagréable, je préfère ne pas garder l'odeur du client sur moi. Je suis un chat, après tout, j'aime la propreté. Bref, je prends ma douche. Je me rhabille. Un jean noir moulant indécemment mon postérieur, un tee-shirt tout à fait normal et un pull en laine assez banal. Ma beauté naturelle me met de toute manière en valeur. Et le pantalon à lui seul fait déjà un sacré effet ! Et puis... Je me prostitue peut-être, mais je ne veux pas tomber dans le vulgaire. Non, je ne suis pas comme ces chats de gouttières, dévoilant chaque centimètre carré de ma peau. Au contraire, je cache, ça donne cent fois plus envie...

Je descends quatre à quatre les marches. Je cours dehors. Envie de manger ! Ça m'a donné encore plus faim de faire ça... Enfin, vous voyez ce que je veux dire. Alors, quoi ? Sushis ? Caviar ? Crabe ? J'en ai l'eau à la bouche. Je plonge la main dans ma poche et... Argh. Je m'étrangle. Je suffoque. Je m'arrête. Je fouille dans ma poche, dans l'autre. Je me tâte de partout avant de laisser échapper un gémissement paniqué. Les billets ! Sur la table de chevet ! Je fais demi-tour et je cours. Pourvu que personne ne soit passé ! Une telle soirée et tant de billets c'est si rare. Je fonce droit devant. Tourne juste à l'entrée de l'hôtel. Et là, ce qui devait arriver arriva. Impact. En plein dans quelqu'un, je titube en me rattrapant au dernier moment. Mes oreilles s'agitant sur le haut de mon crâne, j'adresse un regard désolé à la pauvre victime. Un Neko. Plutôt pas mal, d'ailleurs, mais c'est pas le moment de penser à ça.

Pardon, je dis l'air affairé, J'ai oublié l'argent dans la chambre.

J'ai parlé sans réfléchir et la vérité est sortie de ma bouche. Je m'en fiche. Seul l'argent compte. Sans prêter attention au type de la réception, je remonte dans la chambre. Je vois la femme de chambre qui change les draps – ils en avaient bien besoin, je n'ai pas honte de le dire. Elle me voit, je vois l'argent et je me jette littéralement sur la table de nuit. Les précieux billets. Miaulement de victoire, je repars comme je suis venu; en véritable tornade. Je quitte l'hôtel pour de bon, cette fois. L'autre félin est encore là, alors je vais m'excuser correctement. Erreur de trajectoire, je dis. Je m'incline pour la forme. Ensuite, j'agite la liasse de billets sous son nez.

Pour m'excuser, je t'invite. Ah ! A moins que tu ne sois... occupé ?

Je regarde autour pour voir si il y a un humain excité dans les parages. Quoi ? Nan, j'ai pas honte d'affirmer haut et fort que je vends mon corps. Que fait un Neko qui sort de l'hôtel à cette heure-ci ? Soit il a couché avec un humain, soit il s'y apprête. Dans mon cas, la liasse de billets dans ma main indique que je viens de le faire. Et même que c'était bon alors j'vous emmerde.


Dernière édition par Akihiko le Mar 5 Juil - 9:40, édité 1 fois
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Alyséa
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Dim 3 Juil - 14:48

Il faisait assez chaud cette nuit. Dans tous les sens du terme. Il était arrivé vers vingt-deux heures dans cet hôtel. Comme toujours, en compagnie d'un homme. Un habitué, évidemment, Alyséa n'allait pas avec des inconnus dans un lit. Ce n'était pas quelque chose de correcte qu'il faisait tout le temps. Bien sûr, comme toutes putes qui se respecte, il allait quelques fois avec des gens pris au hasard. Quoi qu'il ne jouait pas sur le hasard. Il localisait les riches, les beaux et ceux qui ne paraissaient pas trop violents. Certes, il aimait bien le sado-masochisme mais il n'avait pas vraiment pris l'habitude de l'exercer. Peut-être que cela viendrait avec le temps mais il n'était pas motivé. Néanmoins il aimait son travail en bon nymphomane qu'il était. Si on pouvait appeler ça un travail puisqu'il n'allait pas avec n'importe quoi. Il triait bien les gens, il les triaient depuis longtemps alors il avait largement l'habitude de ça. Il savait leur visage, leur carrure, leur façon de faire et leur façon d'être. Les hommes riches sont des narcissiques, des égocentriques et ne paient que pour se faire plaisir. D'où le nom de prostitué. Enfin, tant qu'il avait ses billets de banque pour se nourrir, Alyséa était plutôt fier. Il y avait des fois où il hurlait je t'aime au moment de l'orgasme. Souvent, ses clients se sentaient flattés. Mais il n'y avait pas de quoi puisqu'il ne parlait pas d'eux. Jamais il ne dirait "je t'aime" à un client. Il parlait plutôt de la partie de jambes en l'air dès qu'il le disait. Mais on ne se doutais de rien et c'était bien marrant quand on lui rendait la bête phrase avec timidité. De ce fait il trouvait les humains trois fois plus bête. Mais c'est ce qu'ils étaient, au fond. Si les humains ne réfléchissaient pas, ils étaient totalement cons. Et personne n'y pouvait rien, ça ne regardait qu'eux. D'ailleurs, cette nuit, lundi d'ailleurs et c'était un jour comme les autres après tout, son client le lui avait bien fait deux ou trois fois d'affilé. Ce n'était pas assez pour le crever mais il n'y était pas allé de main morte. Deux heures de suite de baise intense, c'était pas mal. Mais il allait payer plus, ce qu'il ne savait pas alors qu'il commençait à se rhabiller dans le lit.

- Hum, hey... tu me dois deux fois plus mon cœur. C'est le tarif pour me l'avoir fait plusieurs fois.

Et il grommelait, l'homme, en déposant le double du prix habituel. Lui, ce n'était pas un habitué donc il pouvait lui soutirer l'argent qu'il voulait. Aux autres, il ne faisait pas payer le double, sinon ils s'en iraient. Mais maintenant qu'il savait que c'était le tarif, il allait revenir moins souvent. Mais revenir quand même puisque ce n'était pas un mauvais coup. Entendre ses gémissements était littéralement une drogue. Il le faisait tellement volontiers qu'il ne se forçait jamais, le bougre. Et il n'y avait pas de raisons qu'il n'aime pas. Le sexe, c'est la vie de toutes façons. On ne peux que se vendre pour manger à moins de voler les gens mais il n'aimait pas ça. Les objets, la nourriture... ce n'était pas volable surtout si c'était entamé et porté. Autant faire quelque chose qui nous plais. Enfin, certains n'ont pas cette chance mais il s'en souciait peu. Tout ce qui l'importait, c'était lui et lui seul.
Machinalement il attrapait les billets dix minutes après que le type soit parti, s'allumant une cigarette et la fumant nonchalamment dans la chambre. Il recomptait pour passer le temps. Il y avait le bon compte, il le savait. Il y avait même un petit pourboire, ce qui le rendit doublement heureux. Alors Alyséa se levait, s'habillant lentement après avoir éteint sa clope. Son débardeur, son jean moulant et ses chaussures. Tout du neuf cette fois. Acheté il y a peu, entretenu pour des nuits pareilles. Le neko coiffait ses cheveux en une queue sur le coté dans l'espoir de séduire de nouveau autant neko qu'humain. Pour gagner un peu plus d'argent ou pour gagner davantage de plaisir. Alyséa n'avait rien à faire ce soir (ou du moins maintenant) et il n'avait pas sommeil, alors autant faire quelque chose du reste de la nuit. Alors il descendait les escaliers lentement, comptant et recomptant ses billets avec insistance comme si il allait en manquer un d'une seconde à l'autre. Et en arrivant dans le hall, il les perdit son argent lorsque quelqu'un le percuta. Un neko. Il n'eut même pas le temps de l'examiner complètement. Il s'excusait en disant qu'il avait oublié ses billets. Alors voilà, une autre pute. En réponse, Alyséa soupirait, ramassant son argent alors qu'il filait jusqu'à la chambre où il avait laissé ses billets. Il était dorénavant frustré et les recomptait bien trois fois en se redressant pour être sûr qu'il n'en manquait pas un. En fait, il mit le temps qu'il fallait pour que le responsable de la chute de sa fortune ne redescende. Il soupirait de nouveau à son excuse.

- Ca va, ça va. C'est pas grave.

Ensuite, il agita les billets sous son nez. Le gris les fixaient longuement, la vague impression de se faire narguer quoique ce n'était sûrement pas voulu. Mais il souriait tellement que ça portait à confusion. Ses cils battirent l'air en bavant littéralement sur la liasse. Il ouvrait les oreilles pour l'écouter au final.

— Pour m'excuser, je t'invite. Ah ! A moins que tu ne sois... occupé ?

Une nouvelle excuse mais plus facilement acceptable. Il l'invitait à manger, il concluait. Et sa queue remuait joyeusement sans qu'il s'en rende compte, son visage restant neutre jusqu'à ce qu'il sourisse de manière assez espiègle, lui emboîtant le pas jusqu'à l'extérieur.

- J'accepte ton invitation puisque je ne suis plus occupé.

Et tant qu'il ne payait pas, il était content. Ses mains se logèrent dans ses poches. Il avait chaud, Alyséa. Il faisait chaud et malheureusement il n'y pouvait rien. Si seulement il pouvait faire venir une petite brise... mais il avait juste envie de se dessaper de nouveau, d'enlever son t-shirt devant son nouveau compagnon rien que pour le provoquer et le faire un peu baver. Quoi que peut-être n'était-il pas homosexuel. Mais il en doutait à son physique. Il savait reconnaître les gays comme il savait reconnaître les salauds. Et lui n'avait rien de salaud. Il était assez normal, physiquement parlant mais il n'avait pas la tête d'un homme à femme. Peut-être se trompait-il, peut-être pas mais ce qui était sûr, c'est qu'il n'allait pas le laisser s'en aller facilement.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Dim 3 Juil - 16:56

Je fourre les billets dans me bouche, non sans esquisser un grand sourire satisfait. L'argent, ça me rend, comment dire... Béat. Tout le monde aime l'argent. Et bien moi, j'aime l'argent plus que tout le monde. Mes activités sont la plupart du temps lucratives, je me montre rarement généreux sans vouloir recevoir en retour. Enfin. Le Neko que j'ai percuté. Il a accepté mon invitation. Comment je me sens ? Un peu pris de court. Je ne sais même pas ce qui m'a pris de lui proposer cela. L'adrénaline, sûrement. Ma manie de parler sans réfléchir me perdra, un jour. Je scrute donc le visage de mon invité sans gêne, le détaillant attentivement. Il est pas mal. Vraiment pas mal. Plutôt beau garçon, un genre de Don Juan, tout à fait moi. L'idée me fait sourire intérieurement. Je hoche doucement la tête en glissant ma main dans son dos pour l'inviter à me suivre. Il est un peu plus grand que moi. C'est vraiment sexy, ça. Non, je ne l'allume pas. D'ailleurs, je récupère bien vite ma main alors qu'on passe le seuil de l'hôtel.

Comme j'aime pas trop donner aux gens, on va manger un truc pas cher.

Que j'annonce, très honnêtement. C'est la stricte vérité et je ne vois pas pourquoi je le cacherais. D'ailleurs, si je n'ai pas changé d'avis et que je m'apprête réellement à lui payer le dîner, c'est bien parce qu'il a une bonne gueule. Pour rien d'autre. Autrement, je serais parti en le laissant en plan, et je me serais payé tranquille un bon plat de luxe – j'adore les plats de luxe. J'ai l'impression que plus je paye, meilleur c'est. D'ailleurs, c'est drôle, mais... Ça s'applique aussi à mon travail. Plus le client paye, plus c'est bon. L'argent a un pouvoir jouissif sur moi. Moi, cupide ? Bien sûr que je le suis. L'argent, je n'ai que ça. Je n'ai pas le temps de m'attacher à mes clients. Peut-être que je ressens une quelconque affection pour mes habitués, mais ce n'est que pour leur argent. Cruel. Oui, je suis cruel. C'est bien connu, un chat n'aime que lui.
Il est tard et il fait nuit. Je n'ai pas de montre, mais j'imagine qu'il ne doit pas être loin de minuit. Le début de la nuit. Généralement, c'est le meilleur moment pour traîner dans les bars, peloter les types bourrés et leur voler leur porte-feuille. Et puis, lorsqu'ils sont imbibés, ils cèdent plus facilement à la tentation. Mais attention, hein. Saouls, mais pas trop, sinon ils deviennent violents. Bon sang, je parle comme un véritable professionnel, moi. Ça se voit que je suis un habitué. Mais je n'en ai pas honte, j'assume. D'autres ne le feraient pas, mais je ne vois pas ce qu'il y a de mal à vendre son corps. Après tout, il faut trouver des avantages à sa beauté. Puisque je suis si bien foutu, il faut en profiter. Je le fais à ma façon, et j'aime ça. Je couche comme certains respirent. Une bête ? Peut-être. On passe devant un restaurant de sushis. Je ralentis, immanquablement. Hum... Je pince les lèvres dans une grimace pensive. Une incroyable envie de sushis vient de naître au fond de mon ventre. Seulement, il y a l'autre Neko, là, juste à côté de moi. Si seulement j'étais seul... Oh, et puis. Tant pis. La salaire d'aujourd'hui était plutôt bon. Je passerai dans un bar avant de rentrer, pour dépouiller un type et ça compensera ma très future dépense.

J'ai changé d'avis. T'es pas moche à voir et t'as pas l'air trop con, alors ce soir c'est sushis.

On rentre. Je le laisse passer devant moi et mon regard s'attarde sur son postérieur. C'est bien ce que je disais. Pas trop moche à voir. On s'assoit au comptoir. Je commande. Par habitude, je choisis les produits les plus chers. Comme je le disais avant, c'est les meilleurs. Mon regard coule sur le félin à côté de moi et j'esquisse de nouveau un sourire. Ah, je n'y peux rien, je ne peux pas m'empêcher de sourire aux beaux gosses. Parce que c'en est un, et je sais de quoi je parle.

C'est mon jour de bonté. Profite-en, ça n'arrivera plus.

Ça, c'est vrai. Déjà, je me montre rarement généreux, mais là, c'est un exploit. C'est surtout la faim qui me met dans cet état, je pense plus à remplir mon propre estomac qu'à celui de mon compagnon. D'ailleurs, c'est ce que je fais, engloutissant les morceaux de thon coûteux sans même les déguster. Il n'y a pas de petits plaisirs, hein. Être une pute et pouvoir se payer ce genre de choses, c'est un bonheur sans fin. Mon ventre se remplit peu à peu et je me sens plus détendu. J'aurais presque la force de trouver un autre client, ce soir. Presque. Cela dépendra de la dépense de ce soir. Le manque d'argent appelle l'argent. Je mange sans parler, m'arrêtant de temps en temps pour fixer le chat à côté de moi. Oui, c'est un inconnu donc je préfère l'examiner un peu. Plus je le regarde, plus je me dis qu'il est vraiment pas mal. Hawn, dire qu'on était dans le même hôtel. Lui aussi, dans une des chambres, il... Oh, mon cœur s'affole. Je l'imagine haletant, les joues rougies. Oh. Il devient carrément attirant, là. Je me lèche les lèvres dans un réflexe inconscient.
Je ne sais pas pourquoi, j'ai envie de dire quelque chose, d'un coup, pour faire la conversation. Je ne suis pas très doué pour ce genre de choses. C'est vrai, quoi, quand on couche avec quelqu'un, on ne parle pas, alors... Je n'en ai pas l'habitude. Bref, j'ouvre la bouche, mais un homme entre. Je le connais, c'est un client régulier. Il me voit, je le vois, je lui souris. J'aime pas tellement voir des clients en dehors de mon travail. Je ne sais pas quoi leur dire. Je n'ai pas envie de leur parler. Il s'assoit à côté de moi, je le toise d'un air impassible. A bien y réfléchir... Il peut être utile. Jetant un bref coup d'œil à mon invité, qui doit tout à fait avoir compris qui était cet homme pour moi, je me tourne finalement vers l'humain. Il est en train de commander. Je fais remonter mon pied le long de sa jambe.

Ça alors tu tombes bien.

Ton lascif. A tous les coups, il va marcher. Je penche la tête sur le côté, l'air innocent. Grand sourire. Mon pied continue sa lente ascension jusque vers sa cuisse. Mine de rien, je fais semblant de me lécher les babines.

Je suis avec un ami, et mh... On a pas trop d'argent. On peut s'arranger, dis-moi, darling ?

Je sais, je n'ai aucune morale. Ma poche est gonflée de billets, mais le type à qui je fais du pied a une autre partie de corps gonflée. Tout à fait innocemment, je lui fais ma tête de chien battu. Je sens qu'il pose sa main sur ma cuisse. Ttt, ttt. Moi je touche, mais lui, il regarde. Dans un regard communicatif, je lui demande de bien vouloir retirer sa main. Je joue, oui. Il semble réfléchir, je me penche vers son oreille. S'il te plaît, je susurre. Je ne le lui revaudrai pas. Mais comme il profite de mon corps régulièrement, il me doit bien ça. Tu me fais un prix, pour la prochaine fois ?, qu'il demande. Je lui dis tout de suite que non, mais aussitôt, je lui promets de tout de même le remercier comme il se doit. Qu'il le prenne comme il le veux. Il n'aura pas plus qu'un merci. Il accepte. Je commande cinq autres sushis, pour la peine. D'un signe de la tête, j'indique à mon invité que c'est dans la poche. Ce soir, c'est sushis et c'est gratuit.
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Alyséa
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Dim 3 Juil - 20:41

L'argent a l'air de plaire à son protagoniste autant qu'à lui. Pourtant, Alyséa n'avait pas l'air aussi béat que lui. Certes, il était fier et content mais il ne le montrait jamais autant. Parce que le montrer, pour lui, c'est signe de probable vol dans la soirée. Imaginons qu'un neko libre passe par là, voit le brun se réjouir de sa conquête et de son fric durement gagné (ou pas) et le lui voler vers la fin de la soirée. Personne ne se remettrait d'un pareil vol. Surtout qu'il avait amassé pas mal d'argent pour le coup. Ca devait être un bon coup, Alyséa en était certains. Rien qu'à ses courbes, on voyais qu'on ne regretterais pas l'achat. Mais le neko gris hésitait et faisait un effort monstre pour ne pas laisser ses yeux dériver sur lui. Quoi qu'il allait peut-être se faire un petit plaisir ensuite. Mais passons, pour le moment il refusait de lâcher ses billets. Tant et si bien que c'en était ridicule. L'autre les avaient déjà rangés. Le plus apte à se faire voler, c'était bien Alyséa. Il les montraient à tous les gens se baladant à cette heure de la nuit et ça craignait. Dans le pire des cas, il sentirait qu'on lui sortirait les sous de sa poche. Il avait l'habitude des vols, on essayait souvent de lui voler son blé. Mais jamais il ne laissait faire. Imaginez les griffes s'insinuer dans la chair de la personne tentant de lui retirer son si bel or. Il devait l'avoir fait des dizaines de fois et des dizaines d'hommes se faisaient littéralement couper un bras. Peu de femmes tentaient de le voler puisqu'elles avaient déjà entendu parler de lui. En même temps, elles ne le savaient pas mais le peu de femmes qu'il croisait et connaissait, il ne les touchaient jamais. Il attaquait peut-être verbalement si l'une d'elle essayait de voler mais autrement, pas de violence physique. Alyséa était un homme bien, l'air de rien. Les femmes étaient des princesses malgré qu'ils ne les aimât pas.
Il s'en fichait pas mal que son compagnon le scrute. Il trouvait ça tout à fait normal à cause de son narcissisme. Il se disait pendant ce temps "oh, oui, regarde moi et viole moi des yeux, je le mérite". Lui et son exagération sans limites... on ne pouvait pas l'égaler. Il rêvait de quelqu'un de plus narcissique que lui. Quelqu'un avec qui il pourrait s'amuser un peu, avec qui il pourrait s'entendre. Quelqu'un de complémentaire. Mais il ne s'était jamais encouragé à le chercher et encore moins à le trouver. Parce qu'il trouvait ça tout simplement impossible. Alyséa, c'était le summum de l'égocentrisme, qui ne pense qu'à ses fesses et très peu des autres. Le jour où il s'occupera de quelqu'un, c'est que forcément cette personne sera importante pour lui. Dans le genre d'un amant, vous voyez le genre ? Mais bon, allez supporter Alyséa hein. Peut-être y aurait-il une exception mais bref, cette main qu'il avait sentit dans son dos l'avait légèrement fait frissonner. Comme s'il avait l'habitude qu'un autre neko le touche de cette façon, tient ! Les nekos, il les côtoyait mais jamais il se faisait toucher de la sorte. C'était une bonne première, puisque le brun avait pire qu'un physique avantageux. En tout cas, il le suivait facilement de cette façon, ignorait même un peu sa phrase de nourriture chère et pas chère. Il n'aime pas donner aux gens, tant mieux parce que lui non plus. Puis Alyséa baillait distraitement, le suivait toujours en souriant légèrement... mais son sourire s'effaça bien vite lorsqu'ils sentirent du poisson. Du poisson cuisiné façon sushi. Son compagnon ralentissait, fixait l'enseigne et il en faisait de même, le sourcil relevé. Alyséa ne comprenait pas jusqu'à ce qu'il reprenne la parole.

— J'ai changé d'avis. T'es pas moche à voir et t'as pas l'air trop con, alors ce soir c'est sushis.
— Oh, je vois.

Le gris écarquillait un peu les yeux, souriait fièrement alors qu'il entrait avant lui dans le restaurant. Il sentait un regard sur lui, il sentait qu'il n'était pas sur son dos mais il évitait de se faire des idées. Pourquoi est-ce qu'il l'intéresserait ? Quoi que... Il se conduisait directement vers le comptoir, s'asseyait en regardant la carte. Alyséa ne commandait que les produits contenant du saumon. Il avait du mal avec les autres, il n'aimait pas beaucoup. Enfin, ce n'était pas les plus cher, pas comme le faisait l'autre. Oh, puis c'était son argent n'est-ce pas. Il pouvait bien lui dire d'en profiter, il n'allait pas en faire tant. Jamais il ne prendrait les trucs plus cher, même si on l'invitait. Enfin, il haussait les épaules discrètement et regardait le serveur bêtement.
Alyséa finissait par regarder le brun et s'aperçut qu'il allait parler. Mais il ne sortait rien de sa bouche. Son sourcil était haussé, se posant la question de ce qu'il allait dire jusqu'à ce qu'il porte son attention sur un homme pénétrant dans le restaurant. Le gris finissait par le regarder lui aussi, le trouvant assez simple. Il le connaissait peut-être ? Évidemment puisqu'il souriait. Alors il se tournait dans l'autre sens lorsqu'il s'assit sur le siège à la droite du brun. Alyséa avait bien deviné qui il était. Un client, certainement, vu la façon dont laquelle il le regardait. Pendant un moment il se faisait ignorer, il discutait avec l'autre, lui faisait du charme. Le gris s'ennuyait, regardait le serveur avec un petit sourire niais. Et il soupirait alors qu'il se mettait à écouter.

— Je suis avec un ami, et mh... On a pas trop d'argent. On peut s'arranger, dis-moi, darling ?

... Il rêvait. C'était simplement pour ça ? Pour le soudoyer ? Alyséa pouffa légèrement alors que la main de l'humain se posait sur sa cuisse. Il secouait la tête, trouvant ça un peu ridicule et regardait les produit arriver. Les siens d'abord, les moins chiants à faire puis ceux de son protagoniste. Il regardait l'assiette. Hm, en effet, ça faisait très riche. Mais il s'en fichait puisqu'il ne comptait même pas essayer de goûter. A ses risques et péril de se faire croquer les doigts. Alyséa ricanait en comprenant tout à fait ce qu'il voulait dire, et il engloutit l'un de ses sushis.

— Tu es du genre persuasif, chuchota-t-il en ricanant un peu.

Le gris offrait un de ses sushis à son "ami", souriant de toutes ses dents en évitant de regarder du coté de l'humain. Sinon, il le regarderait de travers. Ce n'était pas son habitude mais il savait d'avance que ça se passerait comme ça. Alyséa avait envie de manger cet homme. Parce que le corps du neko l'intéressait tellement qu'il ne voulait même plus voir ce client. Le shooter jusqu'à ce qu'il parte, voilà ce qu'il voulait. Mais il se concentrait sur ses sushis, mangeait.

— L'air de rien, c'est quoi ton prénom ?

Donne moi ton prénom qu'on file dans les toilettes.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Dim 3 Juil - 22:19

Je sais. Quand un homme pense avec son entrejambe, faut en profiter.

Je chuchote à l'intention du Neko. Mais bon, je peux parler, oui. Parce que de mon côté, je ne me débrouille pas mal non plus. C'est vrai, je vous l'avoue, tous les hommes avec qui je couche, je les choisis parce qu'ils sont à mon goût. Mais vu mon physique, je peux bien me le permettre. Rien de pire que de coucher avec un vieux pervers moche. Mon genre, moi, c'est les grands hommes, beaux, musclés mais pas trop quand même... Les cheveux gris et des oreilles de chat... Les yeux dorés... Ouhlà, je m'égare, moi. Tout ça pour dire que j'aime choisir mes clients. Je les trie avec attention, même. Parce qu'en plus d'être pas mal physiquement, ils doivent avoir un minimum d'argent. J'ai des goûts de luxe, je sais. J'en ai toujours eu. Et mes papilles s'affolent en sentant le poisson fondre dans ma bouche. C'est tellement bon que je pourrais en mourir. Mes oreilles s'agitent sur le haut de mon crâne, trahison de ma joie intense. Si je pouvais m'offrir un tel repas tous les jours... J'en jouirais. Enfin, je veux dire... Je serais content, quoi. Le félin me demande mon prénom. J'avale le riz que j'ai dans la bouche en le fixant de nouveau.

Akihiko. Et toi ?

Il est vraiment canon. J'ai envie de le toucher. Je me retiens, je me remplis encore la bouche. Il sent légèrement la cigarette, et bon dieu, jamais cette odeur n'avait eu un tel pouvoir aphrodisiaque sur moi. Nymphomane ? Oh oui, j'en suis un. Doucement, mon regard dérive le long de son cou, je fixe avec envie sa peau apparente. Mh. Mes yeux continuent de descendre, suivant la courbe de son dos. Je me mord la langue et me détourne. Je dois me contrôler. J'engloutis encore quelques makis. D'ailleurs, je ne fais que manger depuis tout à l'heure. J'en ai mal au ventre. Mon estomac va exploser et je me sens pâlir. Posant une main en dessous de mon nombril, je serre les dents pour ne pas recracher mon repas sur le comptoir. Ce serait du gâchis. Et l'humain ne voudrait quand même pas payer un repas à peine consommé déjà rejeté. Prenant de longues inspirations, je plisse légèrement les yeux.

Faut que j'aille me rafraîchir.

Ça aurait pu être une superbe invitation. Mais j'ai sérieusement besoin de me passer de l'eau sur le visage. Titubant vers les toilettes, presque plié en deux, je me rince le visage. J'ai envie de vomir, en fait. Je sais, ce n'est pas très classe à dire, mais c'est la vérité. Je suis déchiré entre mon envie d'éviter le gâchis et celle de me débarrasser de ce poids sur l'estomac. Finalement, après m'être assez rafraîchi, je décide de supporter ce mal de ventre. Je peux bien digérer cette dose de sushis, j'ai déjà mangé plus, dans ma vie. C'est juste que ça fait longtemps que je n'ai pas autant mangé, mon estomac n'y est plus habitué. Je vais déjà un peu mieux. Je me redresse, ayant repris des couleurs, et je retourne dans le restaurant. Ça me gêne. D'avoir laissé seul mon invité et un de mes clients. Pour tout dire franchement, je n'ai pas envie qu'ils se parlent. J'ai trouvé le Neko avant. Il est pour moi. Je vais tirer le bas de son tee-shirt, chuchotant près de son oreille.

Si t'as fini, on peut s'en aller.

Je lui souris, jetant à peine un regard à mon client un peu délaissé. Je m'en fiche. On est pas amants à ce que je sache, j'ai pas envie de m'occuper de lui. Pourtant, je passe derrière lui et lui effleure la hanche. Merci, que je susurre à son oreille. Il ne répond pas mais je sais qu'il payera la note. Il est bourré de fric, de toute façon. Un PDG, ou un truc de ce genre, je crois. Bref. Le repas est terminé, mais j'ai pas envie de quitter l'autre Neko. Il a l'air sympa. Marrant. Digne d'intérêt. Et un cul à se damner, en plus de ça. Je le mate, oui, je le dévore littéralement du regard, cherchant presque à le déshabiller. Je cligne des yeux en tentant de me reprendre. Je ne suis pas du genre discret, dans ce domaine et j'avoue que quand quelqu'un me plaît, j'ai du mal à ne pas me jeter sur lui. On sort. Non. Je sors. Il suit. Je prie pour qu'il reste, rien qu'un peu, j'ai pas fini de le mater.
Je fais semblant d'adresser un dernier signe de la main à l'humain encore à l'intérieur et je me penche vers lui. Il sent bon, magnifiquement bon. Je sens presque la chaleur de son corps et c'est divin. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas le toucher. Seulement, tout ce qui est en mon pouvoir, ce n'est pas assez, on dirait. Ma main tombe sur son épaule et glisse sur son torse. Oh, bon dieu. J'en veux plus, encore plus. Mais je la retire aussitôt, au final. Je crois que je suis véritablement passé pour un vieux pervers, quelle joie. Je me sens aussi nul que ces humains que je m'amuse à allumer. D'habitude, c'est moi qui ait le pouvoir. Non, je dois me reprendre ! Je crois que la digestion m'abrutit un peu. C'est juste une pute, comme moi, incroyablement bien foutu. Je réfléchis un instant. C'est une raison suffisante pour l'attirer dans mon lit, en fait. Je fais quelques pas pour m'éloigner, faisant semblant de marcher un peu. Je sors un paquet de cigarettes. Volé tout juste à l'humain du restaurant. Je glisse une des cigarettes entre mes lèvres.

T'as du feu ?

Question innocente ? Oui, bien sûr. Bien sûr que non. Je tenterai peut-être d'approfondir le contact si il effleure mes doigts. Sûrement, même.

[J'ai fait un peu plus court, j'ai l'impression que je fais un peu trop d'actions. Dis-moi si ça va pas, hein.]
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Lun 4 Juil - 11:53

— Je sais. Quand un homme pense avec son entrejambe, faut en profiter.

Il avait légèrement pouffé à cette phrase bien qu'il s'y attendait un peu, l'entendre de sa bouche était mille fois plus amusant. De plus, il avait bien raison. Pourquoi ne pas en profiter, après tout ? Tant qu'il ne filait pas avec lui la minute d'après, ça lui convenait parfaitement. Enfin, s'il allait avec lui il risquait juste de le tirer par la peau des fesses. Ce n'était pas grand chose, voyons. Il le faisait certes rarement mais il avait cette force lorsqu'il voulait quelque chose qu'il ne laisserait jamais échapper sa proie. Alyséa s'amusait beaucoup comme ça, courant derrière les personnes les plus attirantes qu'il n'ait jamais vues pour les violer l'instant d'après. Il se les accaparaient et il allait sûrement faire pareil avec le neko brun. Sauf si celui-ci l'éconduit. Mais il n'avait pas l'air de le vouloir, bien au contraire, il semblait plutôt intéressé. Mais Alyséa préférait faire comme s'il ne voyait rien. Un peu de modestie ne tue pas.

— L'air de rien, c'est quoi ton prénom ?
— Akihiko. Et toi ?
— Alyséa, disait-il avec un léger sourire en coin et un regard des plus dragueur.

D'accord, il montrait un temps soit peu son intérêt, là. Mais c'était un peu fait exprès. En fait, au fond, il espérait qu'il s'intéresse et qu'il veuille aller dans un coin sombre. Mais il ne se faisait pas vraiment d'illusions, même si Akihiko était totalement son type. Peut-être que celui-ci avait un blocage avec les nekos ? Parce qu'après tout, lui aussi c'était une pute. Qui disait qu'il couchait avec des nekos en même temps qu'avec des humains ? Peut-être que ça le dégoûtait, qu'est-ce qu'il pouvait en savoir. Mais ça n'allait pas l'empêcher de faire quelques approches.
Alyséa mangeais lentement ses sushis, nullement pressé. Il avait cette envie de fumer qui le terrassait. Il ne pouvait pas faire autrement que de la faire passer en mangeant lentement son plat. Il ne pouvait pas sortir et laisser son compagnon seul, voyons. Et s'il filait ? Tss. Ca l'étonnerait qu'il parte, cela dit. Dans sa tête, il bavait sur son corps donc à son humble avis, il n'allait pas partir sans avoir eu ce qu'il avait en tête. Du moins, c'est ce qu'Alyséa se disait pour se convaincre qu'il n'avait pas envie de lui. Distraitement, le gris tournait la tête vers le ventre d'Akihiko. En réalité, il voulait regarder ses cuisses. Mais il remarquait la main sur le ventre. Est-ce qu'il allait vomir ? Ce n'était pas vraiment le moment, pour être honnête. Puis il raclait sa gorge, s'apprêtant à demander si ça allait mais...

— Faut que j'aille me rafraîchir.

Il restait bête, le regardait s'en aller jusqu'au toilettes avec un regard blasé. Ce n'était pas une invitation, il le voyait. Puis s'il se sentait vraiment mal, il n'allait pas débarquer dans les toilettes et le prendre. Même s'il l'avait pensé, il fallait avouer. Mais bon, il respectait. Akihiko et son mal de ventre. Pas son client qui le zieutait bizarrement, comme d'un air de dédain. Alyséa soupirait, tirait la langue au type pour ne narguer et retournait à ses sushis alors même que l'autre grimaçait. Comme s'il allait lui filer sa carte de visite, il fallait pas rêver. Le père noël n'existait pas et voler les clients étaient aussi contre ses principes. Puis... celui-là... il ne le trouvait pas vraiment à son goût, même s'il avait l'air vraiment friqué. Il l'ignorait pas mal. Et encore plus lorsqu'il déposait son numéro juste à coté de son coude. Le neko le prit quand même pour faire genre et le fourrait dans sa poche où il cachait ses clopes et son portable bon marché. Puis il avala son dernier sushi, fermant les yeux pour profiter de la saveur. Jusqu'à ce qu'on s'approche finalement de son oreille.

— Si t'as fini, on peut s'en aller.
— D'accord, darling.

Et un petit clin d’œil au client avant de s'en aller, suivant docilement Akihiko juste après avoir répondu à son sourire. Mais tout ce qu'il voulait venant de sa bouche, c'était des gémissements. Comment ça, il ne pensait qu'à coucher avec lui ? Mais pff, n'importe quoi.... bon d'accord il était un peu excité, c'était comment dire... normal. Mais Alyséa aurait bien aimer croquer le client lorsqu'il s'approcha trop près de lui. Akihiko, il voulait qu'il ne touche que lui. Pas les autres. Ce soir, il le voulait. Il n'allait pas lâcher l'affaire.
Le gris faisait tout son possible pour ignorer le fait qu'il le dévorait. Mais au final, ça ne lui déplaisait pas. Donc il répondait joyeusement, remuant la queue tout en se léchant les babines. A sa façon, il lui faisait comprendre. Et sa main vint - malencontreusement - peloter ses fesses, la retirant ensuite assez vite en ricanant légèrement. Alyséa sortit son paquet de cigarette et s'alluma l'une d'elle, respirant la fumée avec un sourire fier. La cigarette était sa plus tendre amante, il la touchait depuis plus de cinq ans, couchait avec elle depuis plus de cinq ans et se délectait de son odeur. Elle était fidèle. Alyséa aimait tellement sa cigarette qu'il ne se rendit pas compte que Akihiko se baissait pour dire au revoir à l'humain, qu'il s'attardait même, comme s'il cherchait quelque chose. Il ne s'intéressait que lorsqu'il sentit sa main sur lui, attrapant le poignet pour le caresser doucement, s'approchant du visage mais se reculant instantanément. Il mordit sa lèvre en le suivant, pouffant lorsqu'il lui demandait du feu. De plus en plus sexy et incroyable. Ils se ressemblaient énormément. Mais au lieu de sortir son briquet, il colla les deux cigarettes, allumant l'autre. Alyséa se soutenait à la hanche du brun lorsqu'il se baissait un peu. Il était plus petit, c'était bien amusant pour lui. Le gris ne se redressa pas, s'approcha plutôt de l'oreille pour susurrer.

— Hum... dis-moi... tu préfères rester dehors ?

Et il tâtait quelque chose dans sa poche, souriant en coin et embrassant le cou du neko.

— Parce que j'ai gardé la clé de ma chambre.

Comme quoi, il était un temps soit peu intelligent en faisant une approche. Il le prenait peut-être même de court et ça lui plaisait. Puis, sensuellement, il se redressait et laissait voyager sa main sur son torse.

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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Lun 4 Juil - 13:16

Darling. Ce mot dans sa bouche, c'est juste terriblement excitant. Oh oui, appelle-moi comme tu veux. Moi, j'ai juste horriblement envie de le plaquer contre un mur et de lui rouler une pelle dont il se rappellera toute sa vie. Je résiste, je résiste. Ma main sur son torse. Je me demande comment je fais pour ne pas ronronner sur le champ quand il me caresse le poignet. J'en baverais presque. Quand on y pense, la situation est un peu cocasse. Deux prostituées qui se croisent et finissent par s'allumer. Je ne pense pas vraiment à ça, en fait. D'habitude, je ne m'intéresse pas aux Nekos. Généralement, ils ont des maîtres, ou alors ils n'ont pas d'argent, et donc aucun intérêt. On peut dire en ce moment que c'est l'exception qui confirme la règle. J'ignore à quel jeu on se met à jouer. On aurait dû se sauter dessus l'un l'autre dès qu'on s'était vus dans l'hôtel. Il se penche vers moi pour coller sa cigarette à la mienne. Son visage est si proche et j'en profite pour lui adresser une œillade lubrique, révélant tout à fait mes idées concernant la suite de la soirée. On a l'air plutôt d'accords. Je sens sa main sur ma hanche et mon bas-ventre se met à chauffer considérablement. Alors oui. J'ai envie de lui. Il a envie de moi. Qu'est-ce qu'on attend ? Rapides, vous dites, trop rapides ? Pfft. On ne peut décemment pas lutter contre la nymphomanie. Je récupère la cigarette fraîchement allumée entre mes doigts et je souffle quelques volutes de fumée dans son cou.

Merci, Alyséa.

Je dis sur un ton exagérément dragueur. J'ai bien insisté sur son prénom. C'est un nom que je gémirais avec plaisir, celui-là. Il approche sa bouche de mon oreille, et sa voix grave est absolument exquise. Exquise ? Qu'est-ce que je raconte ? Bandante ! Tout ce dont j'ai envie en ce moment, c'est de me coller à lui, de le toucher, de l'embrasser, le lécher. Tant pis pour l'éthique, au diable la morale. C'est pas comme si mes principes m'interdisaient de coucher avec le premier inconnu qui vient. Et quand l'inconnu en question est un Apollon au corps de rêve, il n'y a pas à hésiter. Mes lèvres s'étirent en un sourire quand des lèvres entreprenantes viennent embrasser mon cou. Non, bien sûr que non, je ne veux pas rester dehors ! Si je n'avais pas un tant soit peu de retenue, je l'aurais traîné dans les toilettes du resto qu'on vient de quitter. Il fouille dans sa poche. Je le regarde faire, reniflant son odeur en gardant néanmoins mes mains près de moi.

Parce que j'ai gardé la clé de ma chambre.
Tant mieux, j'ai besoin d'un endroit où dormir ce soir, Je réponds, un grand sourire aux lèvres.

Il y a sa main sur mon torse et c'est presque intenable tellement ça me donne envie. J'en veux plus, toujours plus, je veux qu'il me touche, je veux le toucher. Vous savez quoi ? Un de mes pigeons vient de régler la note faramineuse de mon repas pour moi et un homme m'a laissé un énorme pourboire pour le délicieux moment qu'on a passé ensemble. Je suis riche et il y a une véritable bombe sexuelle en face de moi. Je ne pense plus à l'argent, non. Seulement à mon bon plaisir. On semble sur la même longueur d'onde et c'est tant mieux. Je tire quelques taffes de ma cigarette et mon autre main vient caresser celle d'Alyséa. Finalement je laisse tomber la cigarette au sol et j'approche sa main de ma bouche, venant embrasser sa peau en le regardant bien dans les yeux. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux de dîner dans un restaurant si proche d'un hôtel. Parce que je ne vais pas tenir longtemps, je le sens. Joueur, je laisse ma langue sortir, effleurer ses phalanges un instant avant de libérer sa main. A quelques détails près, je crois que nous serions capables de sauter l'un sur l'autre, là, dans la rue. Quelques personnes passent, elles nous voient. Ça doit être un spectacle intéressant, de voir deux si beaux spécimens se faire la cour de manière aussi explicite au beau milieu de la rue. Ma queue ondule joyeusement dans mon dos.

Allons-y, alors, Je dis l'air innocent alors que je l'allume totalement.

Je crois que je ne me suis jamais senti aussi beau. J'adore qu'on me regarde comme il me regarde. Ou alors, j'adore qu'il me regarde comme ça. Parce que c'est lui, oui. Le regard des humains a fini par me blaser, mais lui, il sait me faire de l'effet. Je dandine exagérément du postérieur devant lui, comme j'ai coutume de le faire lorsque je drague un type quelconque. J'ai envie de le traîner par le bras et de courir le plus vite possible jusqu'à la chambre. Impatient ? Je l'ai toujours été. Je le suis encore plus lorsque je suis excité comme ça. Bref, on va jusqu'à l'hôtel, et comme je le fais depuis qu'on s'est rencontrés, je continue de le fixer avec envie. C'est de sa faute. Là, juste en sortant du restaurant, il était plus attirant que jamais. Comme on a l'air d'envisager le même déroulement pour notre petite soirée, ça a doublé mon envie et je ne m'en suis jamais caché. Je pourrais le lui dire, mais je crois qu'il n'y en a pas besoin. Ce dont j'ai besoin, c'est de ses mains brûlantes sur mon corps. Oh, je veux l'entendre dire mon nom, aussi. Je veux tout de lui. Il a encore plus d'effet sur moi que l'argent et j'espère de tout mon cœur qu'il sera bien meilleur que le précédent humain. Parce que c'est bien beau d'avoir une jolie gueule, faut-il aussi être ne mesure de me satisfaire. Et étant donné mon appétit sexuel surdéveloppé, c'est pas facile.
Il marche à côté de moi, et bon dieu, qu'est-ce qu'il est beau. J'ai l'impression de ne faire que me répéter, mais... Mais bordel, mettez-vous un peu à ma place ! Mes hormones s'affolent. Je me mordille la lèvre inférieure. Je le déshabillerais bien tout de suite, moi. Dommage que le code moral il y voit un inconvénient, à faire cela dans la rue. Mais bon, l'hôtel n'est pas loin, géographiquement parlant. Parce que personnellement, j'ai l'impression qu'il est à des kilomètres tandis que mon corps me hurle de laisser libre cours à mes envies pas très catholiques. Que voulez-vous. On est nymphomane ou on ne l'est pas. Dans mon cas actuel, là, je suis fidèle à moi-même. Et excité comme jamais. Y'avait-il de l'aphrodisiaque dans les sushis que j'ai mangé ? Arf, on sait jamais... Même si ce n'est pas ça qui a déclenché mon envie, ça l'a fortement exacerbée. Roh, je frissonne rien qu'à le contempler et on arrive enfiiin près de l'hôtel. Je dois attendre que l'on soit dans la chambre. Je dois attendre.

Mh, on accélère le pas ?, Je demande, pressant, en me collant un peu à son flanc.

Je sais, j'ai aucune patience. J'ai juste une foutue envie qui me triture l'estomac et c'est pas les sushis qui font ça. C'est ma foutue libido qui se déclenche encore, plus efficace que jamais en ce moment précis de ma vie.

[Je sens que ça va être chaud, entre nos deux nymphos, là .__. Jamais vu des types aussi entreprenants xD]
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Lun 4 Juil - 21:39

La fumée touchant son cou, les mimiques agréables d'Akihiko... tout lui plaisait décidément. D'autant plus que son merci si joliment dis. En fait, sa voix était littéralement érotique et il se demandait bien d'où elle pouvait provenir. Après tout, Alyséa n'avait pas une voix pareille. Il la trouvait trop virile. La sienne était comme... elle hurlait au viol, voilà. Son ton dragueur, mon dieu ! C'était pire que de la drague, dans sa tête c'était littéralement de belles avances. Encore pire que lorsqu'il le touchait intimement, plus que lorsqu'il avait touché son dos et qu'il s'était penché pour humer certainement son odeur. Son prénom sortant de sa bouche, il aurait tant aimé l'entendre des milliers de fois. Alyséa caressait toujours ses hanches tandis qu'il répondait joyeusement à sa proposition. Il voulait un endroit pour dormir, hé bah il aurait beaucoup plus que ça. Entre son avide envie de sexe, et sa trique déjà présente dans son boxer, il y avait de quoi faire. Le gris n'allait pas le laisser tranquille. Dans sa tête ils allaient baiser comme des bêtes, être entièrement des animaux. Akihiko allait vraiment très peu dormir, il le savait. D'ailleurs, ses doigts vagabondaient trop sur son torse. Et le toucher de sa main sur la sienne était terriblement agréable et l'excitait d'autant plus. Comment un toucher pouvait autant exciter une personne ? C'était affligeant comme il se laissait aller ! Mais on ne pouvait pas lui en vouloir, Alyséa en voulait tellement plus... encore plus lorsque sa bouche touchait sa main. Les jeux étaient fait, il allait coucher avec lui et il allait le refaire régulièrement, il le savait au fond de lui-même que plus jamais il ne se passerait de son corps. Et ce avant de l'avoir touché avec sensualité, sa langue glissant entre ses pectoraux et allant à la rencontre de son bas-ventre. Mais vous verrez certainement ça plus tard. Le gris se retenait lorsqu'il se détachait de ses doigts. Le viol, c'était pas mal. Mais le consentement, c'était mille fois mieux. Puis il lui demandait d'y aller, sa main se logeait dans son dos. Pas vraiment pour longtemps puisqu'il accélérait le pas pour rouler des fesses. D'accord, si il voulait jouer à ça... Alyséa accéléra le pas pour claquer les jolies fesses, souriant fièrement en restant à sa hauteur. Et ses yeux, autant que ceux du brun, courraient sur le corps alors qu'il trottait littéralement jusqu'à l'hôtel. Il terminait sa cigarette et détournait le regard en l'écoutant.

— Mh, on accélère le pas ?

Comme s'il allait l'attendre, pour accélérer ! Il fallait pas croire, le pas d'Alyséa s'accélérait de lui même au fur et à mesure qu'ils approchaient de l'entrée. Puis une fois arrivé dedans, il poussait Akihiko pour qu'il passe devant, souriant à la dame de l'accueil qui le regardait assez méchamment. Comme quoi, tous les humains n'aimaient pas les nekos. Il s'en fichait pas mal d'ailleurs, elle n'était qu'une employée donc elle devait faire avec. Il n'avait pas payé la chambre, il avait toujours la clé et il allait en profiter. Le gris montait les escaliers au lieu d'utiliser l’ascenseur en poussant par les fesses le gentil brun. Sa chambre était au premier étage, il y avait peu d'escaliers à monter. Et de temps à autre, il embrassait le cou doucement, avec délicatesse. Puis ses mains se posaient sur les hanches du brun, l'intimant à monter plus vite. Plus que le couloir et ils y étaient. La porte était bien entendue fermée, aucune femme de ménage n'était entrée... le lit devait être encore défait, ce qui l'arrangeait. C'était une étape de moins et puis, peut-être qu'il ne tiendrait pas jusqu'au lit. Alyséa entra la clé dans la feinte, déverrouillant la porte dans un cliquetis habituel. Il l'entendait depuis longtemps ce bruit, il le connaissait littéralement par coeur. Et en entrant - à la suite d'Akihiko - il se jetait sur lui, l'embrassait à pleine bouche et pelotait enfin ouvertement ses fesses. Ca y était, le jeu venait de commencer, restait à voir s'il allait continuer d'être autant fougueux.

— T'es tellement sexy que j'ai mal à l'entre-jambe... disait-il dans un souffle haletant et entre deux baisers.

On aurait dit que le mur bougeait tellement il le collait contre et il violait ses lèvres. Mais Alyséa préférait profiter de sa bouche avant de le jeter contre le matelas du lit ou le parterre du sol. En tout cas, il était hors de question qu'il le prenne contre le mur. C'était pas réellement pratique.

[J'espère que ça te conviens, j'ai l'impression d'avoir tout bâclé Dx]
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mar 5 Juil - 9:40

Ah. Bon Dieu. Ses mains sur mes hanches, mes fesses. Un appel au viol. Je me retiens de ne pas me jeter sur lui et de baiser dans les escaliers. Et puis il y a ses lèvres dans mon cou, aussi, ça m'excite vraiment. Un bref soupir passe le seuil de mes lèvres. Pourquoi elle est aussi loin, cette foutue chambre ? Quoi qu'il en soit, on ne va pas voir la nuit passer. Je sais pas, mon boulot a dû me faire développer une endurance sexuelle hors du commun, je serais bien capable de coucher jusqu'au matin. Hn. Je fais passer une main sur ses côtes, la descendant jusque sur son ventre. Foutu couloir de plusieurs kilomètres de long. Je tiens plus, là ! D'habitude, quand je suis avec un client, je reste pas mal calme, je ne suis pas aussi impatient. Mais là, allez savoir ce qui se passe. Je crois que c'est la première fois que je vais coucher avec un Neko, en plus. Hum, nouvelle expérience. Je ne dis jamais non. Mes mains sur son corps deviennent de plus en plus pressantes lorsqu'on arrive devant la porte verrouillée. Mais ouvre, bon sang, ouvre ! Petit cliquetis. Toujours le même bruit. Je rentre, il rentre, et il se jette sur moi. Mon dos plaqué contre le mur et ses lèvres collées aux miennes, j'en gémis déjà. Je passe une main derrière sa nuque pour approfondir encore plus le baiser – encore un peu et c'est la fusion totale de nos deux langues. Je crois que nos envies contenues depuis un moment – notre rencontre, peut-être – remontent en surface et c'est puissant. Sa voix m'excite terriblement, ma main glisse dans son dos et je rompt une nouvelle fois le baiser pour lui adresser un sourire.

Et toi t'es si excitant que je suis à l'étroit, moi aussi...

Ma main descend encore et mon bras l'enlace plus fort pour coller mon bassin au sien. Je mordille ses lèvres avec envie. On a pas besoin de se cacher notre excitation, ce serait bien inutile. Toujours avec autant d'impatience dans mes gestes, je remonte son tee-shirt, dévoilant son torse parfait. Oh, il est cent fois plus beau que je ne l'imaginais. Je ne sais pas vraiment comment je m'y prend entre mon corps se frottant au sien et nos lèvres unies, mais on finit par se décoller un instant pour que je vire le tee-shirt en question, le jetant au hasard dans la pièce. Mes doigts glissent sur son ventre et soudain j'ai chaud, beaucoup trop chaud. Je meurs de chaud avec tous mes vêtements. Qu'est-ce qui m'a pris de mettre un pull ? Je suis beaucoup trop habillé et je retire fiévreusement le haut, laissant encore les vêtements tomber par terre, sans véritablement m'en soucier. De toute façon, on en a pas besoin pour ce qu'on s'apprête à faire. Et puis, mes vêtements, je les retrouverai en temps voulu, c'est à dire, pas maintenant ni plus tard, juste une fois que j'aurais assouvie cette incommensurable envie de sexe. Comment ? Vous ne vous en étiez pas encore rendus compte ? J'ai rien fait pour la cacher, pourtant, et mon pantalon me serre beaucoup trop, là.
Ce n'est pas très élégant à dire, mais j'ai une putain d'érection qui commence sérieusement à me faire mal. Je vous avait prévenu, que ce n'était pas élégant à dire. J'ai toujours mes mains sur son corps, glissant sur ses hanches et sur son torse, terminant leur chemin sur son ventre. Juste parfait. Je tiens à le dire. Il est juste parfait. Je mordille la ligne de sa mâchoire, déposant des baisers dans son cou. Oh, j'ai jamais eu autant envie de me faire un Neko, et bon Dieu, qu'est-ce que ce Neko est canon. Pourtant, dans ma vie, j'en ai rencontré, des mignons chatons. Des vraiment pas mal, hein. Mais ils ne l'étaient pas assez pour que j'ai envie d'eux – ma cupidité y étant également pour quelque chose. Il y a moins de deux heures, j'occupais un lit avec mon client et j'ai l'impression qu'il ne s'est quasiment rien passé comparé à ce que je vis là. Et pourtant, on n'en est qu'aux préliminaires – qui vont bien vite s'achever, j'espère, étant donné mon niveau d'excitation. Je défait la boucle de sa ceinture, effleurant son bas-ventre dans un geste bien calculé. Je l'ai tellement fait, vous savez, l'habitude.

Alyséa, Que je susurre, plus lascif que jamais, Touche-moi...

Et ma demande paraît presque un gémissement dans ma bouche. On dirait presque une supplication. Oh. Je serais bien capable de le supplier de me prendre. Parfois, vous savez, il y a des clients qui ont ce genre de fantasmes, le Neko soumis. Je les rembarre, j'aime pas trop jouer ce rôle mais quand il s'agit d'allumer quelqu'un, ça m'arrive de le faire, de temps en temps... Bref. Je lui ai demandé de me toucher. Bien sûr, il me touche déjà, mais je veux plus que ça, moi, beaucoup plus ! Tous les deux on veut plus, je le sais, je le sens. Il y a peut-être des clients de l'hôtel qui dorment dans les chambres d'à côté, je m'en fiche totalement. A mes yeux, un hôtel c'est pas fait pour dormir, mais pour baiser. Quoi qu'il en soit, je vais assouvir ce désir qui me brûle le bas-ventre, sinon je vais en crever. D'un coup d'œil, j'essaye de calculer la distance qui nous sépare du lit, et j'ai bien du mal. Le sang a quitté mon cerveau pour irriguer une tout autre partie de mon corps alors je dois avoir du mal à réfléchir.
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mar 5 Juil - 11:42

La passion avec laquelle il l'embrassait était littéralement indescriptible. L'envie de son corps, l'envie de lui se faisait de plus en plus grande à l'intérieur de sa tête et sa trique devenait de plus en plus importante. Alyséa était prêt à se sentir mal, le sang affluant un peu trop au niveau de son bas-ventre à cause de l'idiot brun devant lui. Je dis idiot mais c'est un terme tout à fait affectif. Regardez ces doigts courir sur le corps du gris autant que sur celui du brun. Les corps se collant de plus en plus avec envie, les deux hommes se sentant défaillir. En compagnie d'Akihiko, il se sentait terriblement bien, comme chauffé d'un sentiment tout à fait inconnu. De ce fait il ne lâchait pas une once de son corps, se frottait bien contre lui pour l'exciter davantage alors qu'il sentait la bosse entre ses cuisses. Les clients ne l'importait plus, il désirait juste le corps du neko. Rien que pour lui, tout pour lui et il ne le laisserait jamais partir. Ce que c'était romantique ! Mais romantique ou pas, il comptait réellement ne plus le lâcher. Le neko allait définitivement devenir l'un de ses plus proches amis (et dieu savait qu'il n'en avait pas tant que ça). C'est fou ce qu'il aimait lorsqu'il le touchait. Sa main dans son dos, sur ses cotes et son ventre tout à l'heure... il l'allumait et ça marchait même s'il était déjà bien intéressé.

─ Et toi t'es si excitant que je suis à l'étroit, moi aussi...

Il savait bien qu'il avait la trique lui aussi, il l'avait sentit tout à l'heure mais ses paroles étaient si agréables qu'il ne préférait pas faire de commentaires. Alyséa donna un coup de bassin dès qu'ils les joignirent pour lui montrer son impatience. Certes, on le voyait déjà énormément, surtout à la bosse de son jean slim. Les jeans slim, ça trahit et il le haïssait à ce moment parce qu'on avait pu voir tout à l'heure qu'il était excité comme un chien en rut. Le gris se faisait enlacer avec passion, ondulait le bassin avec énergie pour sentir encore plus son entre-jambe contre lui. Il allait l'embrasser de nouveau lorsque son t-shirt se soulevait comme par magie. Les mains d'Akihiko s'en était emparé. Apparemment, il était tout aussi pressé que lui vu qu'il entreprenait le déshabillage. Ça ne le gênait pas plus que ça puisqu'il sentait lui-même qu'il allait arracher les vêtements du brun autant que les siens. Ça montait en flèche. Mais puisque le neko avait l'air autant libre que lui, autant ne pas abîmer les fringues durement gagnées, hum. Mais il était habillé assez chaudement pour une soirée d'été. Il faisait déjà terriblement chaud à minuit, pourquoi mettre un pull ? Les habits tombaient parterre et Alyséa les fixaient un peu avant de retourner la tête vers son amant. Ses lèvres se replaquèrent sur les siennes, sa main empoignait ses cheveux et l'autre venait baisser petit à petit le jean après l'avoir défait. L'excitation du neko était... vraiment très importante. Il n'aurait jamais cru qu'il serait plus excité que lui. Son érection lui faisait certainement moins mal qu'à l'autre, bien qu'il soit énormément serré et ait énormément envie de se le taper. Et ça, je dois l'avoir répété bien cinq ou six fois. Alyséa frissonnait en sentant ses lèvres sur sa peau, ses mains se baladant nonchalamment sur son corps parfait. Le client de tout à l'heure n'avait pas été aussi bon pour les préliminaire. Même pas un fellation, presque pas grand chose à part l'un de ses doigtés qu'il n'avait jamais supporté. D'ailleurs, il commençait à se demander si le brun était plus actif que passif. Lui, techniquement, bien qu'il se faisait souvent prendre par ses clients, il était actif. Après, si Akihiko voulait être au dessus, il n'allait pas y voir un inconvénient. À moins qu'ils interchangent les places durant la nuit, ce qui serait terriblement agréable. Alyséa aimait bien échanger les places avec son partenaire, bien qu'il ne le faisait que peu. C'était un peu plus amusant dans le sens où les deux pouvait profiter des fesses de l'autre. Il tâtait sa ceinture, la retirant d'une manière qu'il trouvait bien trop lente.

─ Alyséa, touche-moi...

Oh, bien sûr qu'il allait te toucher, tu n'avais encore rien vu. Le gris se détachait de lui et retirait lui-même son pantalon avec rapidité. Il ne laissait que son boxer, s'accroupissant pour avoir la tête entre ses cuisses. Maintenant, il enlevait le jean d'Akihiko, d'une lenteur cherchant à le faire languir. Il caressait doucement ses mollets, montait aux cuisses et passait ses mains sous le sous-vêtement pour palper doucement les fesses. Et pendant deux bonnes minutes, il ne faisait que ça, ne touchait pas l'érection qu'il avait devant le visage – certes cachée par le tissu –. Le neko mordillait ses lèvres avec envie, caressait la douceur de ses fesses, les comparant à une peau de bébé. Puis... le temps était venu de baisser ce satané boxer. Et il le faisait tout aussi lentement qu'il avait enlevé le jean. Vous imaginez bien la frustration des deux cocos, n'est-ce pas ? Surtout avec ce que faisait Alyséa. Il adorait faire languir, comme si c'était sa raison de vivre. Et ça accroissait l'envie, la trique des deux amants. L'une de ses mains vint frotter sa propre entre-jambe, l'endroit était nerveux et très douloureux pour le coup alors qu'il retirait plutôt rapidement le sous-vêtement au final. Et en plus d'avoir un corps magnifique, son membre était délicieusement proportionné. Dressé, assez volumineuse, nerveuse... elle avait tout pour plaire. D'un coup, il préférait être passif. Mais c'était comme le brun l'entendait puisqu'il s'en fichait comme le nez au milieu de la figure. Pinçant les lèvres, sa main agrippa le membre à sa base et il embrassa doucement le bout, le léchant légèrement. Non, pas de fellation tout de suite, il préférait le masturber un peu avant toutes choses. Alyséa avait ce désir d'entendre Akihiko gémir... c'en était grave, incroyable. Il voulait le dévorer et il allait bientôt le faire en prenant son membre en bouche dans quelques dizaines de minutes. Les mouvements de mains se faisaient de plus en plus énergique, il y allait franchement et léchait même parfois sa verge pour davantage de réactions.

─ Actif ou passif ? ♥

Disait-il en levant les yeux vers lui. Au final, ça le tracassait de ne pas savoir. Mais il n'arrêtait pas pour autant son mouvement de va-et-vient, bien au contraire, il l'accélérait comme pour voir s'il arriverait à articuler.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mar 5 Juil - 15:36

Trop lent. Oui, il est trop lent, et moi, mon cœur bat trop rapidement. Le tissu glisse sur mes jambes au ralenti, alors que je sens ses mains brûlantes sur ma peau. Agréable ? Bien sûr que ça l'est. Ça ne l'a jamais autant été, même. L'envie, le désir et le plaisir m'électrifient. Je sens mon estomac se tordre alors qu'il décide de me débarrasser du dernier morceau de tissu qui m'habille. L'impatience, toujours, encore. Je me mordille la langue, en proie à la fébrilité qui m'envahit. Vite. Je veux tout très vite, mais Alyséa décide de prendre son temps et ça m'agace. Pourtant, lui aussi doit en avoir pas mal envie, non ? Il continue de me faire languir, je ferme les yeux en poussant un vague grognement, entre le râle et le marmonnement. Il me touche. Ses doigts finissent par enrouler mon membre, et je pousse un soupir surpris alors que sa bouche vient l'embrasser. Je rouvre les yeux. Il est magnifique, comme ça, à genoux devant moi et je me sens soudain empli de fantasmes considérablement sadiques. Vous savez, bien qu'ayant été docile une grande partie de ma vie, je crois que j'ai toujours été le genre de félin qui aime faire des misères aux autres. J'occupe souvent, quasiment tout le temps la place du dessous, quand je suis avec un client. Mais comme j'aime bien ça, ça ne me dérange pas. Pas du tout. Y a t-il meilleur plaisir que de sentir l'excitation de son partenaire au plus profond de soi ? J'adore ça, je dois être un peu masochiste au fond... Mais j'aime également occuper la place du dessus, déclencher l'orgasme chez son partenaire est un plaisir sans nom. Enfin. Moi et mes réflexions. Je me mord sensuellement la lèvre alors qu'il continue de me caresser, et les quelques rares passages de sa langue brûlante sur ma verge provoquent des frissons dans tout mon corps. C'est plus fort que moi, je veux qu'il aille plus loin, encore plus loin. Respirant plus bruyamment, je sais ce qu'il veut, c'est ce qu'ils veulent tous. Entendre mes gémissements. Et bien non. Je ne laisserait rien passer tant qu'il ne m'en donnera pas plus. Alors que je pince les lèvres, les joues rosies par le plaisir montant, il finit par poser une question à laquelle je ne me serais pas attendu.

— Actif ou passif ? ♥

Ah... Je fronce les sourcils pour retrouver un minimum de mes capacités mentales. Disons que je n'avais pas vraiment réfléchi à ça – en fait, je ne suis pas le moins du monde en état de réfléchir à quoi que ce soit. Actif ou passif ? On me pose rarement la question, pour ne pas dire jamais. On me prend comme ça, c'était tout, ou alors c'est moi durant quelques rares occasions. Alors je dois dire que sur le coup, là, ben... Je suis pris de court. Je reste bête. Ne jamais tenter d'avoir une discussion sensée avec moi pendant l'acte, je suis totalement abruti par le plaisir. De toute façon, dominé ou pas, ça m'importe bien peu, du moment que j'en retiens le maximum de plaisir. Et le maximum de plaisir, ça signifie plusieurs orgasmes avant le lever du jour, il faut remplir le quota. Euh, ben..., je balbutie en frissonnant toujours parce que l'autre n'a pas pour autant cessé ses caresses. Ah merde. Je serre les dents, ma queue de félin remuant rapidement près du mur. Je vais pas tenir longtemps sur mes jambes si ça continue. Allez quoi, prends-moi en bouche, qu'on en finisse. Après avoir jeté un dernier regard devant moi pour me rendre compte que ce satané lit était décidément trop loin, je chope mon nouveau compagnon par les épaules et le plaque au sol. Il n'avait qu'à être plus rapide, il faut savoir que je fait rarement preuve d'une grande patience, dans quelque domaine que ce soit. Alors voilà, fini de s'amuser avec moi, je l'enlace par les épaules pour coller mes lèvres aux siennes, frottant indécemment nos érections ensemble.

— C'est comme tu veux, my dear, Je ronronne ensuite à son oreille.

Les deux idées me paraissent tout à fait envisageables et plaisantes, et de toute manière, on a plusieurs heures devant nous et la possibilité de changer les rôles. La joie des couples homosexuels, décidément. Enfin. Couple. C'est un bien grand mot, haha. Couple, pour moi, c'est deux personnes ensemble. Vous saisissez la nuance ? Deux personnes. Pas deux amoureux. Soit dit en passant, je ne suis pas amoureux, de rien ni de personne. Ça n'a jamais été mon truc, de m'attacher à quelqu'un. Les chats c'est fait pour vivre seuls, c'est pas comme les chiens. Les chiens, ils ont besoin d'un maître, ils ont besoin qu'on les sorte... Les chats ils sont indépendants. C'est pour ça que je les aime. C'est pour ça que je m'aime. Que je m'aime, moi. Personne d'autre. Jamais personne d'autre – j'ai jamais envisagé de devenir indépendant de quelqu'un. Comment, vous dites que j'ai peur ? Que je suis lâche ? Oh que oui, je suis lâche. J'aime être aimé mais je redoute d'aimer, je ne veux pas souffrir. Mon amour propre me suffit amplement, et les bras des inconnus sont assez forts pour m'enlacer tendrement. Je n'ai besoin de rien d'autre. Cruelles pensées, n'est-ce pas ? Vous avez raison, ce n'est pas le moment. On est par terre, et personnellement, ça ne me dérange pas de le faire sur la moquette. On verra plus tard si on a la force de se traîner jusqu'au lit pour le faire dans les règles de l'art.

— Tu préfères quoi, toi ?, Que je demande, l'air de rien.

Ah si, si, si, je vous assure que ça m'intéresse. Eût-il été une autre personne, je m'en serai certainement foutu comme de mon premier client. Mais bon, la question se pose quand même. Si il préfère être au-dessus, je lui offre docilement mon cul. Comment refuser une telle chose à un si beau mec ? Bien membré, en plus – oui, je regarde ça, et alors ? Quand on couche avec quelqu'un, on a le droit d'imaginer à quoi ressemblera sa performance, et pour ce, on mate. C'est pas comme si reluquer l'entrejambe de son amant d'un soir était vraiment immoral. De toute façon, je vous l'avoue, je suis un être immoral. Je suis méchant, je suis malsain, cynique, cruel, je n'aime que moi. Je couche avec tout ce qui a une queue, j'aime ça, d'ailleurs. Et puis... Je fais pas l'amour, moi. Je baise. Là aussi, vous saisissez la nuance ? Ce type là aussi, je vais le baiser. Ma main descend le long de sa jambe, caressant sa cuisse, glissant sur son postérieur. Hum. Petit cul bien ferme. Attendant sa réponse, je viens lécher sa jugulaire, mes mains parcourant son corps sous formes de caresses appuyées.
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mer 6 Juil - 9:03

Alyséa aimait bien ses râles. Dire qu'il allait les entendre toute cette nuit ! Il avait vraiment hâte à se retrouver en lui ou l'inverse. Le pénétrer dans un coup de reins brusque ou léger s'il ne le trouvait pas assez résistant. De carrure, il l'était, restait à voir si son joli petit cul allait supporter l'assaut. Le gris n'aimait pas vraiment le sexe doux bien que ça soit moins fatiguant. Mais il n'arrivait jamais à se retenir, de lui-même les coups se faisaient de plus en plus profonds et insistants. Certains aimaient et d'autre non, pour le peu qui était passés sous lui. En étant un faux gigolo, il jouait le faux uke. Le faux passif, celui qui se retrouvait en dessous et récoltait tout dans son corps tendu et rempli de spasmes. Parfois il simulait avec ses clients, il se forçait littéralement à jouir. Alyséa n'aimait pas vraiment être le soumis. Après tout, il avait toujours été libre mais au lit il se devait de l'être. Il haïssait les obligations. Mais bon, tant que c'était dans quelque chose qu'il aimait, ça lui était égal. Et en parlant de chose qu'il aimait, il avait là, devant les yeux, le membre tendu d'Akihiko et continuait de le faire languir. Au final, c'était peut-être une mauvaise idée vu comme il s'impatientait (parce que depuis qu'il savait faire languir les autres, il voyait dans leurs yeux leur façon de penser "mais prends-moi, bordel !" ; "pourquoi tu me fais attendre, cruel ?!"). Les soupirs du brun étaient agréables à l'écoute mais... il levait la tête vers lui pour attendre la réponse à sa question. Certes, elle était bête cette question et se torturer pour savoir c'était mille fois plus stupide. Les sourcils de l'autre s'étaient froncés et ceux d'Alyséa se haussèrent. Allons bon, qu'était-il en train de faire ? Il réfléchissait ? Il ne fallait pas qu'il mettre trop de temps, sinon il n'allait pas attendre et le prendrait sans savoir. Frustré, il se mit à haleter très légèrement en touchant son entre-jambe. Il ne cessait pas ses caresses sur le membre du neko et ne les arrêteraient que s'il le demanderait ou s'il y aurait un retournement de situation. Il avait envie d'attraper sa queue mais rien n'y faisait, il préférait utiliser ses mains pour une tout autre activité que de masturber sa queue de félin (surtout que rien n'en sortirait). Alyséa allait le prendre en bouche lorsqu'il se faisait plaquer au sol. Sa bouche s'était dangereusement approchée du membre et voilà qu'elle ne l'était plus. Choqué, il ne disait rien, se contentant de se laisser faire. Les yeux du brun se faisaient transpercer mais pas de façon mauvaise. Ses iris brûlaient en réalité et il essayait de lui faire comprendre (même si dans ses yeux on ne lirait que l'étonnement). Le gris soupirait lorsqu'il l'enlaçait et l'embrassait, un soupire d'aise, et ses yeux se plissaient lorsqu'il se frottait trop. Ses oreilles se secouèrent et sa queue martela le sol.

— C'est comme tu veux, my dear.
— C'est à moi de choisir alors...

L'échange de rôles allait donc se faire cette nuit puisque Akihiko semblait tout aussi seme que lui. Ca posait un léger problème un plan cul entre deux seme mais ça pouvait tout aussi bien être amusant. Et il riait Alyséa, il souriait en allant embrasser la peau du cou du brun et en y laissant divers suçons rougeâtres. Il caressait bien les cheveux, montrant la domination en les empoignant et les tirant vers l'arrière pour le forcer à offrir son cou. Il léchait sa peau brûlante et commençait finalement à se provoquer lui même en remuant le bassin et en faisant glisser son boxer comme il le pouvait. Bon, d'accord, petit moment de réflexion intense sans bouger, le laissant caresser sa peau et glisser sa main jusqu'à ses fesses. Sa tête eut un léger signal d'alerte. Ce qu'il pensait n'était pas vraiment méchant, c'était un avertissement invisible, grommelant pour dire "met tes doigts dans mon trou de balle now et je te tue". Non, franchement, il n'avait jamais aimé. Puis... au final... le premier qui serait au dessus serait Alyséa. Alors il ne faisait pas attendre plus longtemps Akihiko pour sa réponse, il interchangea les places, le mettait en dessous de lui. Non, le lit il n'y pensait même pas. Sa bouche s'approcha finalement du membre dur, embrassant le gland avec amour et le suçotant pour commencer. Il comparait cela à une sucette à la vanille, c'était tout aussi gouteux selon lui. Dans sa manière de sucer son bout, on aurait dit qu'il voulait pomper ce qu'il avait à l'intérieur... mais en quelques secondes, le membre était au fond de sa gorge. Il y était entier, faisait une belle démonstration de gorge profonde. Alyséa aimait bien sentir cette chose frôler sa luette, toucher presque ses amygdales alors qu'il faisait des va-et-viens énergiques, l'astiquant d'une toute autre façon qu'avec la main. Il salivait, sa langue s'enroulait autour pour plus de sensation et sa queue fouettait l'air avec nervosité. Akihiko avait vraiment bon goût.
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mer 6 Juil - 16:44

Hum. J'aime pas trop. Quand on laisse des traces sur ma peau. Certes, ça m'excite, mais l'idée d'appartenir de cette manière à quelqu'un m'agace un peu. Et puis, les clients non plus, n'aiment pas voir que quelqu'un d'autre a profité de mes charmes. Je les comprend tout à fait, en plus. Généralement, je leur demande donc de ne pas me laisser de traces trop visibles, même si moi, de mon côté, je ne me gêne pas pour en semer partout sur leur corps. Je sais, ça ne se fait pas. Mais je m'en fiche. Bref, Alyséa est en train de me laisser des suçons dans le cou, mais j'arrive pas vraiment à penser à la réaction de mon futur client. Ce n'est pas du tout ma préoccupation, en ce moment. Loin de là, parce que je profite plutôt de l'instant présent et puis carpe diem, quoi. J'adore le sentir prendre les initiatives et me dominer entièrement. Je vous l'avait déjà dit, mais j'ai ce côté masochiste en moi qui me fait terriblement planer quand je sens quelqu'un se montrer si brusque – sexuellement parlant, bien entendu. Roh, et puis quand j'effleure son postérieur, je le sens se tendre un peu. Il n'aime pas ça ? Dommage, mais d'une manière ou d'une autre, l'un de mes organes se retrouvera forcément ici dans la nuit, que ce soit mes doigts ou autre chose. En attendant... En attendant, il roule sur moi, je me retrouve dessous et ça ne me dérange aucunement. Je souris d'un air satisfait, alors que sa bouche glisse vers mon bas-ventre. Respirant plus fort alors qu'il embrasse mon membre, je finis par pousser un hoquet surpris dès qu'il me prend entièrement en bouche. C'est bon, divinement bon, comme un paradis chaud et mouillé. Je sens ses vas-et-vient, et ma respiration se fait plus saccadée. Ah, c'est qu'il est doué, le bougre, et je sens mes entrailles se retourner face à ce doux traitement. Me redressant légèrement, je glisse une main dans ses cheveux argentés, caressant l'une de ses oreilles de félin. Sa langue déclenche des frissons de plaisir jusque dans mes cuisses, remontant dans mon ventre. Inconsciemment, ma queue fouette frénétiquement l'air, trahissant mon état intérieur actuel. Poussant de discrets soupirs de plaisir, je me mord la lèvre quand l'appendice vient malheureusement frapper le menton d'Alyséa. Je voudrais bien m'excuser, mais si j'ouvre la bouche, je...

— A-Ah...

Merde. C'est ma voix, ça. Comme quoi, la volonté ne suffit pas et un gémissement bruyant vient de résonner dans la pièce. Je retombe sur le dos, serrant les dents pour éviter d'en laisser sortir plus, mais les caresses sont trop agréables. Ma main quitte ses cheveux, retombant mollement sur ma cuisse. J'ai comme des fourmis dans les jambes. Fermant les yeux, j'essaye de me concentrer sur le mouvement de ma queue, tentant d'en récupérer le total contrôle. Mais je vous l'avoue, sa bouche enserrant ma verge me perturbe trop, je ne peux que subir cette plaisante torture en faisant en sorte de ne pas trop gémir – il faut en garder pour la suite. Pour le coup, oui, il me domine totalement. Je ne peux rien faire face à un professionnel, c'est ça de coucher avec une autre pute. Alors que je semble totalement avoir perdu le compte de ses mouvements de va-et-vient (ça peut aider à éloigner le moment de la jouissance finale), je sens mon corps s'arquer sous cette décharge d'endorphine, et je finis par me libérer dans sa bouche, non sans laisser échapper un gémissement incontrôlé. J'ai des étoiles qui dansent devant mes yeux, et haletant pour récupérer mon souffle, je reste un instant comme un poids sur le sol, terrassé par ce violent orgasme. Ah... C'est parce que... Parce que j'en avais envie depuis tout à l'heure et qu'il me faisait languir. Parce que sa bouche était trop douée. En tout cas, il faut que je me trouve une excuse, je refuse de me faire passer pour un éjaculateur précoce ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait ça ? Non, excuse pourrie, je suis un pute et j'ai baisé il y a quelques heures à peine.

— Bon sang, ta bouche est divine..., Que je dis entre deux respirations.

Oui, c'est un compliment. Ça m'arrive souvent de flatter mes partenaires, mais rarement sincèrement. Avec le temps, j'ai fini par devenir exigeant, vous savez. Là ? C'est sincère. Mon orgasme suffit à le prouver, non ? D'ailleurs, faut vite que je récupère, c'est loin d'être fini... Retrouvant peu à peu ma respiration normale, je finis par m'appuyer sur mon coude pour me redresser, lui adressant un léger sourire, encore béat de ma jouissance tout juste passée. Vous allez me dire que je ne sais faire que ça. Sourire. Ce que j'ai à y répondre ? Pas faux. Si j'aime, je souris, qu'est-ce que j'y peux ? Ma queue de félin glisse sur le sol, se réfugiant sur ma cuisse que j'ai ramenée vers moi pour éviter d'écarter les jambes aussi lubriquement. Je me dis qu'on a de la chance que ce soit de la moquette par terre, si c'était du plancher je douillerais déjà sévère. Je peux bien supporter une partie de jambes en l'air, c'est assez confortable pour. Enfin. Si je devais compter le nombre de fois où j'ai couché sur la moquette, on ne s'en sortirait pas... J'ai fini par recouvrir un minimum de conscience pour me souvenir que ce dont j'avais vraiment envie, c'est de lui en moi. D'ailleurs, je l'attrape par les épaules, le ramenant contre moi en mordillant sa mâchoire. Souriant légèrement, j'approche ma bouche de son oreille en caressant son torse.

— Et maintenant ?


Je demande, presque innocemment. Il n'y a qu'une seule réponse que j'attends, et elle n'est pas vraiment compliquée à deviner.
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mar 12 Juil - 17:33

Sa langue s'enroulait, timide, autour du membre durcit qui occupait une grande partie de sa bouche. Il aimait ça, terriblement. Plus que lorsqu'on lui faisait une fellation. Il aimait et désirait en faire à ses partenaires, recevoir le liquide chaud dans sa bouche et le sentir tout doucement descendre le long de son gosier était une sensation agréable dont il ne pouvait pas se passer. C'était mieux qu'une sucette quoique moins sucré. Et il s'acharnait, Alyséa, à faire du bien à son cher amant, faisant de longs et rapides va-et-viens avec les yeux relevés vers son visage. Il ne voulait pas rater de spectacle, hors de question. Le visage d'Akihiko en train de jouir, le voir gémir, il ne voulait rien rater, bien au contraire. Et il allait de plus en plus vite à chaque secondes. Le gris avait bien vu la queue du brun se secouer dans des spasmes de plaisir, il avait vu également qu'il se retenait vivement de laisser un son s'échapper de sa bouche. Donc, pour le forcer, il empoigna ses bourses pour les masser et augmenta la cadence. Il y allait gaiement, lui faisait plaisir, lui donnait envie de plus. Ahah, envie de plus. Même s'il voulait s'arrêter là, Alyséa n'allait pas en tenir compte tant il était excité. Juste un viol, quelque chose dont il se souviendrait et serait fier un temps avant de vivement le regretter. Pauvre chose, il était incompris même par lui même. Quel lunatique il faisait en plus. Mais bref, il continuait de se sentir bien en faisant sa fellation et en se masturbant un peu de l'autre. Parce que, oui, discrètement il avait fait glisser sa main entre ses cuisses pour pouvoir tranquillement toucher sa chose. Ah, ces nymphomanes. Ah, ces pervers. Que pouvons-nous en faire ? Alyséa exerça une dernière accélération en jouant sur la pression en pinçant les lèvres. Et enfin, alors que sa queue tapa son menton, il entendit le gémissement tant attendu, celui qu'il désirait depuis tout à l'heure mais qui ne sortait pas. Comme un sentiment de délivrance. Et ce gémissement était terriblement érotique, tout comme le simple fait qu'il existe. Il était fier, le gris. Vraiment très fier parce qu'apparemment ses gémissements ne sortaient pas facilement. Mais bon, c'était bien dommage qu'il serre les dents ensuite, il ne voyait vraiment pas l'intérêt de se retenir de faire du bruit. La chambre d'hôtel... les voisins plutôt, n'allaient rien dire. Ils ne pouvaient rien dire puisqu'ils n'étaient pas chez eux. Et baiser est tout à fait naturel. Mais il n'avait pas l'air de le comprendre.
Lorsque la main d'Akihiko se délogea de ses cheveux, il grommela tout en ayant le membre dans sa bouche. Un grommèlement étouffé, presque non audible. Et en plus de ça, la main était retombée sur la cuisse du brun. Il n'en croyait pas ses yeux et hurlait à la damnation : « WTF, remet ta main dans mes cheveux ! ». Mais non, non, il n'allait pas le forcer après tout. Alyséa retirait une fois le membre de sa bouche pour respirer et le reprenait ensuite... et c'est après encore quelques va-et-vient qu'il se libéra. Sa gorge se détendit, le liquide coulait et le neko déglutissait au fur et à mesure pour tout ingurgiter. Au final, ça confirmait qu'il avait un bon goût. Le goût amer du sperme, il l'adorait. Pire que de la glace. Il aurait tellement voulu en boire au petit déjeuné. Il aurait pu mais ça l'aurait écœuré des fellations. Il se redressait, restant au dessus de lui et l'admirant en humectant ses lèvres. Akihiko était irrésistible à cet instant.

— Bon sang, ta bouche est divine...
— Je te la ferait regoûter un jour...

Alyséa souriait en l'observant longuement, attendant qu'il reprenne sa respiration. Il pensait à toutes les choses qu'il pourrait lui faire tout à l'heure puisqu'il lui semblât qu'il était le seme. Pour toute la nuit ou pour un seul coup, il ne le savait pas pour le moment. Mais c'était bien parti pour qu'il soit au dessus. Et il attendait jusqu'à ce qu'il se redresse un peu en répondant à son sourire. Deux fois plus à tomber par terre. Mon dieu.
Il se faisait ramener brusquement contre Akihiko, Alyséa haletant de ce geste tant il devenait plus excité que jamais. Ses lèvres se pinçaient, son corps frissonnait alors que ses dents s'attaquaient à sa mâchoire. Il aimait ça apparemment, mordiller les mâchoire. Mais bon, ça ne le dérangeait pas. Chacun avait ses préférences. Lui, il aimait bien le SM alors... et les fellations... donc il ne pouvait techniquement pas lui en vouloir. Le gris soupirait pour se calmer mais c'était pile au moment où le brun s'approchait de son oreille. Putain de fatalité, il était d'autant plus excité en l'entendant parler. Une phrase pleines de sous-entendus qu'il avait tout naturellement compris puisqu'il voulait la même chose. Du sexe. Pur et dur. De l'agréable sexe, des bassins en action et des fesses rouges d'allées et venues. Des fesses ramonées, un membre se libérant dans un corps. Voilà ce qu'il voulait. Et il allait le faire. Donc il écarta doucement les cuisses en surélevant les jambes. Ses yeux se perdaient dans les siens et il faisait semblant de le pénétrer avec douceur alors qu'une fois le gland entré, il s'enfonça brusquement. Dans cette manœuvre, il attendant un putain de gémissement fort et la crispation de ses membres. Tout ses membres du bas. Même si ceux du hauts étaient tout aussi voulu. Alyséa n'attendait pas qu'il soit habitué à l'avoir en lui avant de commencer ses va-et-vient. Il n'y allait pas fort sur le début... mais sur la fin... il allait accélérer jusqu'à perdre sa respiration.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mar 12 Juil - 22:18

Oh bordel. Pardonnez le juron, mais... Oh bordel, quoi. Alyséa est juste trop sexy. Je le vois, là, devant moi, se redressant en se léchant les lèvres. Et c'est bon. Limite j'en jouirais, quoi. Mais bon. Je viens de le faire. Et dans sa bouche, en plus. Ah, rien que d'y penser, je sens mon bas-ventre se tendre à nouveau. La force et la fougue de la jeunesse. Et puis, je sens un regain d'énergie me traverser à nouveau, je n'ai envie que de lui en moi. Je veux sentir ses coups de reins me transpercer et voir son visage tordu par le plaisir. Et en gros masochiste que je suis, je veux qu'il me domine entièrement, totalement. J'avoue, j'ai de sacrés désirs. Ce sont là les envies d'un nymphomane en manque. Enfin. Je le plaque contre moi, son odeur, sa peau collée à la mienne et tout le reste le rendant totalement attirant. Je suis totalement à sa merci, j'ai tellement envie de lui que je serais prêt à me donner entièrement. Mais ça, il n'est pas obligé de le savoir. J'aime bien sa voix. Le fait qu'il sous-entende qu'on le refasse un jour – un autre jour que celui-là, bien bien sûr – me fait frissonner. Roh, oui, ce serait trop bon. Enfin, je dis ça, mais... Je ne sais même pas ce qu'il vaut. Il vaut mieux tester avant. Je vous ferai part de mon verdict ensuite. Il m'écarte les cuisses, je me laisse faire docilement, le creux des reins en feu. Je le veux. En moi. Maintenant et tout de suite. Il me fixe dans le fond des yeux et me pénètre doucement... Enfin, je croyais. Il finit par s'enfoncer en moi d'un coup de rein, et alors que mes doigts se referme sur son bras, je pousse un gémissement. Mais genre, vous voyez, le gémissement force six sur l'échelle de... De je sais pas quoi. En tout cas, c'est fort. Assez gênant, aussi. Mais c'est de sa faute, venir comme ça sans prévenir... Ça fait mal, putain !

— Hgn...

Je serre les dents, parce qu'il ne me laisse pas récupérer, le salaud, et il se met à bouger directement. Ça me fait toujours bizarre, au début. Ce savant mélange entre douleur, plaisir et frustration qui m'envahit. Ça me retourne l'estomac mais c'est bon quand même. Je le griffe un peu, excité par ses mouvements, tendu par la douleur. Après quelques vas-et-vient, je finis par m'habituer, et ça devient plus agréable. Ouais. J'adore ça. Sentir le plaisir monter jusqu'à la jouissance. C'est le meilleur. Baiser est vraiment la meilleure chose du monde. Je sens mes hanches onduler instinctivement, recherchant toujours plus de plaisir. Un peu moins crispé, mon corps semble plus enclin à l'accueillir et je descend mes mains dans son dos, le griffant un peu. J'aime bien ça aussi. Possédant un côté un peu masochiste, j'en ai également un sadique. Et j'adore faire un peu souffrir mes partenaires. Habituellement, mes clients me laissent pas faire, mais là, j'en profite. On est parti pour baiser comme des bêtes, on baisera comme des bêtes. Je me mets à haleter, un peu pris de court par les sensations qui m'envahissent à cause des ses coups de rein absolument exquis. C'est... Que dire à part que c'est bon ? Mes soupirs s'étirent en de sublimes gémissements, que mes lèvres tentent d'arrêter. Je sais, c'est un peu stupide. Question de fierté ? Hum, pas vraiment. C'est juste que j'aime que mes partenaire soient à la fois frustré et motivé par ma voix. Ils se donnent encore plus à fond, pour la peine. Et moi j'adore. Les frustrer jusqu'à laisser mes gémissements couler d'entre mes lèvres. Les sentir jusqu'au plus profond avant d'ouvrir la bouche. Sales pensées d'un matou en rut. J'assume. J'assume, parce que j'en ai l'habitude. Mais on s'en lasse jamais. Et les lèvres pincées, je me concentre à ne pousser que de brefs soupirs, lâchant parfois – et sans le faire exprès – quelques gémissements. Han putain. Je ne tiens pas. Je ne tiens plus. J'ai besoin de le sentir encore plus. Je l'enlace par les épaules, et je viens mordre son épaule en remuant un peu plus sous son corps imposant.

— P-Plus fort...


Que je ronronne à moitié, le souffle saccadé. Ohlàlà. Si je m'entendais. Une vraie pute. Comment je me donne à lui, et toussah. Mais gratuitement, en plus. Mais bon. Le plaisir qui en découle est trop important pour se soucier de l'argent. C'est délicieux. De le sentir bouger en moi. Je le regarde me dominer, fixant son visage et le moindre mouvement de ses traits trahissant son plaisir. Ça, c'est juste extrêmement bandant. D'ailleurs, je sens le sang affluer douloureusement vers mon membre, plus que tout stimulé par cette vision. Il est tellement beau. C'est bon de voir ses cheveux un peu en bataille, ses lèvres humides et son torse rougi de baisers. Ah bordel. Il est vraiment canon. Encore plus lorsqu'il me baise. Je le regarde et je laisse mes mains parcourir son corps Partout. Ses épaules, son torse, son ventre. Mes doigts ne se lassent pas de ce toucher divin. Il est doux. Bien plus que tous les humains que je baise. Sa peau blanche me fait frémir. Oui, qu'est-ce qu'il est beau. Et pour l'instant, il n'est qu'à moi. Autant en profiter. Je gémis encore, un peu frustré le temps qu'il cède à mes désirs. Mes mains retournent dans son dos, et je l'attire un peu plus contre moi ,de façon à ce qu'il s'enfonce encore plus loin en moi. Putain, c'est bon, ouais. Je vais finir par crever de plaisir, si ça continue. Et ça continue.
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Alyséa
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Sam 23 Juil - 20:15

Il se sentait voler comme vole un oiseau. Sérieusement.
En fait Alyséa pensait tout simplement rêver et il regardait Akihiko en dessous de lui, totalement soumis avec un visage terriblement agréable à voir. Certes, il se délectait souvent de la vue des expressions de ses habitués dès qu'il le baisait. Mais le faire avec un être de la même espèce que lui avait quelque chose de trois fois plus excitant. Voir des oreilles et une queue de chat le rendait tout fou et deux fois plus violent dans ses mouvements de reins. La preuve, le brun avait bel et bien gémit lorsqu'il l'avait pénétré brusquement. Peut-être y était-il allé un peu fort mais il n'avait jamais réussi à se calmer. Alyséa y allait au feeling. Si le partenaire avait mal au point de ne pas supporter ses coups de reins aussi violents soient-ils, il n'avait qu'à le dire. En bon petit il aurait stoppé tout mouvements, ce serait retiré et aurait mis pas mal de lubrifiant sur son membre tendu et douloureux. Jamais de la vie il ne se serait arrêté pour de bon voyons. Il ne faut pas trop y croire après tout. Le blond voyait très bien qu'il serrait les dents quittes à les faire grincer comme un dégénéré mais rien n'y faisait. Il continuait ses va-et-viens rapides, réguliers et profonds pour de plus amples sensations de plaisir. Il désirait tout au fond de lui que son excitation augmente. Elle n'était pas encore à son paroxysme et tant qu'elle n'y serait pas et que son fidèle boa n'aurait pas jouit, il ne se retirera pas de son corps. Ce qu'il était sévère, n'est-ce pas. Mais entendre et sentir le corps d'Akihiko se frotter au sien était tellement excitant qu'il ne pouvait pas faire abstraction à cette règle. Autant les autres, les humains, oui. Mais il n'y pensait vraiment pas, se contentait de faire plaisir à son amant du soir et à lui-même.

Akihiko était bien sensuel, suivait les mouvements de reins d'Alyséa comme si c'était lui qui les faisaient. Son bassin se mouvait en rythme alors même que le blond accélérait peu à peu. Et le fait qu'il le griffe... hum... c'était tout simplement divin pour lui ! Sa chaleur montait encore et encore. Alyséa haletait contre le cou du brun, le léchait parfois tout en se faisant très insistant entre ses cuisses. Il cherchait à percuter autant de fois que possible la prostate. Ah. La prostate. Qu'est-ce qu'il aimait cet organe uniquement présent chez les mâles. Cet organe qui fait tellement de bien et qui fait gémir si fort. Il voulait entendre Akihiko gémir très fort et il s'acharnait en attrapant ses hanches et les soulevant un peu. Néanmoins, il y avait quelque chose qui déplaisait à Alyséa. Le fait simple que son partenaire retenait ses gémissements en pinçant les lèvres et fermant la bouche. Certes, Alyséa comblait cela en gémissant lui-même mais ce n'était du tout ce qu'il désirait de la part d'Akihiko. Lui, s'il pouvait faire hurler les gens, il le faisait. Parfois il y arrivait (quand il avait l'occasion d'être au dessus). Mais parfois il était tellement lassé et fatigué qu'il n'y arrivait tout simplement pas. Ca le frustrait pas mal mais que voulez-vous, on ne peux pas tout réussir. Mais il était sacrément fier et sentait son égo exploser dès que son amant demandait à ce qu'il aille plus fort. Il avait cet espoir de le faire hurler, là. Un grand espoir qu'il n'avait plus eu depuis plus deux mois. Depuis qu'il avait trouvé le membre frais et jeune d'un gamin de dix-huit ans. L'excitation grandissant, il y alla donc plus fort en poussant des râles et quelques grognements sensuels. Il avait ronronné en plus, si c'était pas mignon ! Non, franchement, il se sentait si... si... si bien ! Tellement que ses coups de reins -après moult accélérations et heurtage de prostate- le fit jouir. Trop tôt ? Non, ils l'avaient fait dans un temps raisonnable. Mais il fallait croire qu'Akihiko était plus bandant qu'on, et surtout qu'il, le croyait. Son front reposait sur l'épaule du neko et il releva la tête pour lui adresser un sourire à la fois franc et charmeur.

- Tu arrives à me faire bander et jouir plus vite par rapport aux gens avec qui j'ai couché. Sens toi privilégié.

Taquin, il donna un coup de reins assez brusque et inattendu, se retirant pour de bon la minute d'après mais se laissant choir sur le corps de l'hybride. Il était bien ainsi étalé. Il avait l'impression d'être sur un chauffage ou sous une table chauffante. C'était tellement agréable qu'inconciemment il remuait la queue, ce qui trahissait son bonheur et sa joie. Quelque chose lui disait que ce n'était pas terminé mais... autant laisser faire Akihiko, n'est-ce pas, puisqu'il avait tiré son coup.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Dim 24 Juil - 12:25

Je vais réellement finir par passer pour un type totalement impoli mais... Putain. J'aime J'adore. La façon dont il me touche, ses propres gémissements, comment il accède à mes désirs. C'est hyper trop jouissif, quoi. Et puis, ses coups de reins, puissants et extatiques m'arrachent une flopée de gémissements lascifs. Ça y est. Sa récompense. De toute manière, je ne pouvais plus les retenir. Mon corps est brûlant, des vagues de plaisir me traversent de part en part. Bon sang. Son corps contre le mien. Son visage miroitant tout le plaisir dont il est victime. Ses mains sur mes hanches. Ah, je vais jouir... Je gémis un peu plus fort, le sentant au plus profond de mes entrailles, touchant ma prostate, et ça, c'est absolument exquis. Le souffle coupé par le plaisir, j'halète fiévreusement dans l'atmosphère réchauffée par nos actes plus que torrides. Mes gémissements s'approchant à présent du stade du cri, je pense que les voisins de chambre doivent nous entendre. Tant mieux, qu'ils s'en délectent, ils n'auront rien de plus, car tant que j'aurais ce félin sous la main, je ne baiserai rien d'autre. C'est la première fois, je vous l'ai déjà dit, que je couche avec un type de mon espèce. J'entends par là, un Neko. Et bien, franchement, c'est inexplicable. Rien qu'à la vue de ses oreilles félines qui pointent sur le haut de son crâne, je me sens tout émoustillé. Les miennes s'agitent, traîtresses de mon état intérieur totalement excité. Ah... Le sentir excité lui aussi, c'est extrêmement flatteur. Alyséa gémit et grogne d'un air totalement sexy, et il finit par jouir, se libérant dans mes entrailles. Je sens la substance brûlante m'envahir, et je me cambre, venant à mon tour, me répandant sur mon ventre. Arf. Je retombe sur le sol, transcendé par ce second orgasme, essoufflé comme jamais. Son front chaud se pose sur mon épaule, et malgré mon état comateux post-orgasmique, je tourne les yeux vers lui.

— Tu arrives à me faire bander et jouir plus vite par rapport aux gens avec qui j'ai couché. Sens toi privilégié.
— Haha. Content de le savoir. Je... A-ah, bordel.

Putain. Lui est son coup de rein assez mal placé. Je ne m'y attendais pas. Salaud. Dernier gémissement avant que je me remette à haleter bêtement, à la recherche de mon souffle. C'est bon, je vais quand même finir par récupérer. Il se retire et retombe sur moi. Je le laisse faire, glissant une main dans ses cheveux, le caressant machinalement. On reste comme ça plusieurs minutes, son ventre collé au mien tout poisseux. Cela me fait d'ailleurs désirer une douche, mais il y a un type allongé sur moi, et j'ai à peine la force de le pousser. En plus, je vous épargne les détails concernant l'état de mon postérieur, mais il n'y est pas allé de main morte. Il a été carrément violent, d'ailleurs, et même si ça m'a beaucoup plu, je sens un désagréablement picotement remonter dans le bas de mon dos. Bon sang. Je vais déguster, moi, demain. Je préfère ne pas y penser. On n'y est pas encore, en plus. J'ai réussi à retrouver un rythme de respiration tout à fait normal, et je trouve la force de parler – enfin.

— Je... Je voudrais me lever..., Que je dis pour qu'il se pousse.

Ouais. J'ai pas le courage de le pousser moi-même. Je me redresse doucement, passant les doigts sur mon ventre recouvert de ma propre semence, fronçant légèrement les sourcils. Bon, la douche alors... Je grimace légèrement alors que je me relève, ressentant déjà le contrecoup du plaisir, les jambes tremblant un peu. Et pourtant, j'ai l'habitude de me faire prendre. Plutôt brusque, ce garçon. Enfin, je ne vais pas m'en plaindre, c'est un très bon coup. Maintenant, avec deux orgasmes à la clé et un très futur mal de dos, j'en suis convaincu. Je l'ai eue, cette confirmation. A présent debout, mon regard coule sur lui, et passant une main sur ma hanche, je lui adresse un sourire tout aussi charmeur que celui qu'il m'a décoché tout à l'heure. Peut-être qu'il s'attend à autre chose. Peut-être qu'il voudrait que je lui saute à nouveau dessus. Je suis trempé de sueur et de tout autres fluides corporels. Je vais plutôt lui tendre une perche.

— Je vais prendre une douche.

Sous-entendu, tu peux me rejoindre si l'envie t'en prend. Là, pour l'instant, je me débarrasse de ce truc poisseux, ensuite, je songerai probablement à un second round. Quand on est nymphomane, on en a jamais assez. Bref, je vais dans la salle de bain, tout aussi nu, pas besoin de se rhabiller. Passant devant le miroir, j'en profite pour jeter un rapide coup d'œil à ma silhouette. Mince alors, je vais devoir faire attention à ce qu'il ne laisse pas trop de traces. Les suçons, ça part pas tout de suite, en plus. Bon, je ferai attention à ça plus tard. Toutes ces petites choses, ces petits tracas, je préfère y penser plus tard. D'abord le plaisir pur, primitif. Ensuite, je verrai ce qu'il en est et quelles en seront les conséquences. Bon, on fait que baiser, après tout, ça peut pas être bien méchant. Je fais couler l'eau. Chaude. Je me glisse dessous, nettoyant d'abord mon ventre. Mes muscles se détendent un peu, et un instant, j'ai envie de tout arrêter pour prendre un bon bain chaud. J'adore ça, moi. Presque autant que le sexe. Quoique... Il ne faut pas non plus exagérer. Je suis de plus en plus propre, ma queue s'agitant derrière moi, et en fait, si j'attends quelque chose, c'est qu'Alyséa me rejoigne. Voilà. Le félin en rut, seconde. Je n'y peux rien, si il me fait autant d'effet, moi. Les hormones, ça ne se contrôlent pas. Peut-être qu'entre deux chats, c'est accentué. Ça expliquerait mon état d'excitation qui ne semble pas vouloir se calmer. Enfin. Sa remarque de tout à l'heure m'avait fait sourire, et pour le chauffer un peu, je décide d'en faire de même.

— Tu me fais beaucoup d'effet, toi aussi. J'ai rarement rencontré des types aussi doués que toi.

Et voilà qui devrait flatter sa fierté de mâle. C'est facile, hein, de faire des compliments. Quand il s'agit de sexe, moi, je peux facilement en faire. En fait, j'adore en faire, ça motive tellement mes partenaires. Bon allez, reviens te coller à moi, qu'on baise à nouveau comme des bêtes.
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Ven 12 Aoû - 17:14

Level up.
Alyséa avait véritablement fait un level up en baisant ainsi avec Akihiko. Bon, il avait quand même un minimum peur de lui avoir fait mal mais ça ne dépassait pas un centième de ce qu'il avait dans la tête. Ce qu'il avait dans la tête en ce moment, c'était les gémissements forts et résonnants de son amant, emmerdant certainement les voisins. Entendre cet homme, ce neko gémir était une véritable bénédiction pour lui, je vous assure. Comme s'il ne pouvait plus se passer de ça en réalité. De plus, ses expressions et ses mimiques étaient sacrément excitantes. Comment vouliez-vous qu'il se retienne de jouir de toutes façons ? Et puis, il fallait bien qu'Alyséa vienne un jour bien que c'eut été assez rapide pour le coup. Mais ce plaisir de l'avoir fait jouir, Akihiko, était terriblement bon. Son sperme se répendant sur son torse et éclaboussant légèrement le sien lui donnait envie de recommencer. Mais bon, il était retombé si lourdement sur le sol qu'il lui faisait un peu pitié. Quoi qu'il était vraiment sous le charme. Cette vue était superbe et le léger blanc sur son abdomen le rendait trois fois plus bandant qu'avant. Déjà que son corps était merveilleux mais ajoutez une touche d'érotisme et vous voilà comblé. En tout cas, le coup de reins brusque que monsieur avait donné lui faisait de l'effet. Parce que... sérieusement, c'est fou ce que c'était agréable de l'entendre. Mettez vous un peu à sa place. Vous êtes homosexuel et vous vous tapez un mec aussi bandant que celui-là, vous feriez quoi ? Évidemment il faut que vous le violiez. Et je suis tout à fait d'accord avec votre point de vue, je vous assure. Et il haletait en plus ce pauvre petit hybride. Il avait même gémit de son coup de reins précieux. Alyséa avait toujours été comme ça, provocateur jusqu'au bout. Pendant l'amour, je dis bien. Parce qu'après il se fichait tellement des autres qu'il leur passaient au dessus de la tête. De toutes façons, avec Alyséa, on peut même parler d'une dinde qui danse la polka il acquiescera tout connement, faisant semblant d'être fier de vous. Mais sa main dans ses cheveux le détendait d'une façon... merveilleuse. Ses doigts le caressant doucement faisait remuer sa queue trois fois plus fort que tout à l'heure. Allons bon, il cherchait à l'attendrir ? Il commençait bien dans ce cas. Alyséa ronronnait en bon chat qu'il était et attendait qu'il se calme tout en écoutant son cœur affolé battre. Et il trouvait ça carrément dommage qu'il retrouve la parole.

▬ Je... Je voudrais me lever...
▬ Oh...

Tout doucement, Alyséa se relevait, se laissant retomber sur le coté et le regardant se lever. Il n'était pas bien avec lui, allongé comme ça ? Avait-il dit quelque chose de mal dans ce cas ? Ou fait ? Pourtant, après son coup de reins, il n'avait pas bougé d'un poil. Sa queue qui battait l'air, sûrement. Par contre quelque chose lui disait qu'il était un peu dégoûté de la semence sur son abdomen. Ça l'amusait légèrement, sa grimace et ses doigts se collant dessus. Il était vraiment divin en fait. Alyséa s'appuyait sur sa main pour relever sa tête, le regardant d'en bas alors que les jambes du plus vieux tremblaient. Allons, il n'avait pas été aussi violent quand même... si ? Ahah, il n'en avait vraiment pas l'impression. Parce qu'il pouvait l'être encore plus que ça, alors bon... ce n'était qu'un avant goût. Parce qu'il aurait très bien pu charcuter la peau de son amant. Mais il avait été tellement obnubilé par ses coups de bassin qu'il n'avait pas pu se concentrer sur autre chose. Tant pis, une autre fois :'D ! Ses yeux et son sourire le faisaient fondre. Allait-il le violer, là, tout de suite ? Ce serait trop beau en fait. Et il doutait tellement qu'il préférait rien dire sur le moment. Le blond était toujours aussi méfiant évidemment.

▬ Je vais prendre une douche.

Évidemment qu'il voyait son sous-entendu. Mais il attendait qu'il file dans la salle de bain, venant s'asseoir sur le lit et passant ses doigts sur son membre qui ne semblait pas rassasié. En effet, on aurait dit que ce mec lui faisait encore plus d'effet que d'autres. Tant mieux en tout cas, c'était bon signe pour l'autre neko ayant disparu dans la salle d'eau. Ses doigts passaient sur une goute de semence, l'attrapant et la portant à sa bouche pour la lécher. Que faisait Akihiko, là ? Certes, il entendait de l'eau mais peut-être que c'était le robinet de l'évier hein. Il n'en savait rien puisqu'il était dans sa pièce. Le blond était en train de se lever lorsqu'il entendit depuis la salle de bain qu'Akihiko lui parlait.

▬ Tu me fais beaucoup d'effet, toi aussi. J'ai rarement rencontré des types aussi doués que toi.

Là, il mordait sa lèvre inférieure en venant instantanément dans la salle de bain, se glissant avec lui sous l'eau et collant son corps au sien en fixant ses yeux. Honnêtement, il adorait ses yeux. Ils avaient un petit effet aphrodisiaque sur lui puisqu'il bandait instantanément en les voyant. Quoique, là, il avait déjà la trique avant de débarquer sous la douche et de coller son bassin au sien. Même sans voir Akihiko, rien qu'en l'imaginant et en revivant dans sa tête les scènes de leur baise toute fraiche, il avait envie de le refaire. Alors pourquoi se retenir ? Une douche, c'est très bien après tout. Même si c'est étroit, il y a assez de place pour plaquer son partenaire contre le paroi :'D. Alyséa capturait ses lèvres sans lui demander son avis, faisant entrer sa langue dans sa bouche et se décollant ensuite de sa bouche.

▬ Tu me donnes encore envie...

La main du blond venait caresser l'entre-jambe de son amant, l'autre allant se loger dans le creux de ses reins. Pour lui, là, c'était Akihiko qui allait encore se soumettre. Après, il pouvait très bien changer les rôles, ça le surprendra vraiment beaucoup puisqu'il ne s'attendra vraiment pas à se faire mettre. Mais... ce n'est pas comme s'il allait ronchonner pour ça. Alyséa étant un bel autoreverse, être en dessous n'allait vraiment pas le gêner... même si c'était prévisible qu'il râle légèrement car il aurait voulu le prendre encore. En tout cas, ses mains se faisaient bien baladeuses et masturbait avec application le membre du brun. Laisser Akihiko tranquille ce soir ? N'y pensez même pas.

[Je suis vraiment désolée pour ce retard ; _ ;]
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Akihiko
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Mer 28 Sep - 18:47

Ah. Souffler un peu. Récupérer. Et puis repartir de plus belle. Il adorait ça. Vous savez, juste une petite pause, et ça y est, on reprend. Comme si on ne s'arrêtait pas. Et là, Il lui fit mine de rien un petit compliment, et il attendit. Il attendait qu'il vienne le rejoindre, qu'il le touche à nouveau et qu'ils se remette à baiser. Parce qu'encore une fois, il ne pensait qu'à ça. Ah, se réfugier dans les bras forts d'un inconnu. Cela semblait être l'un de ses seuls passe-temps, et en dehors de ça, il n'aimait pas grand-chose. Il les désirait. Ces mains qui glissaient sur ses hanches, sur sa peau, dans le creux de ses reins. Il en frissonnait. Ronronnait de bonheur alors que l'eau tiède continuait de couler sur son dos lisse. Ses doigts coururent sur le torse de son vis-à-vis. Et c'était reparti pour une nuit de folie...

***
Il rêvait. Et comme on disait, les rêves d'un chat sont peuplé de souris. Mais Akihiko devait faire exception, puisqu'il ne rêva pas de souris. Il ne rêva pas de grand-chose, en réalité. Il récupérait un peu d'énergie en priorité. Il pensait, dans son demi-sommeil, à ce qu'il ferait, lorsqu'il se lèverait. Il pensait à la liasse de billets dans sa poche. Il pensait à l'humain qu'il avait baisé hier. Ah. Il était fatigué. Et il avait mal au dos. Mais il ferait avec. Akihiko tourna lentement la tête vers la fenêtre, d'où filtrait la lumière du soleil, qui un instant, l'éblouit. Bordel. Trop tôt. Il voulait encore dormir. Il était trop bien. Là, dans le lits, les draps glissant sur sa peu nue, collé à ce corps musclé du type qu'il avait rencontré hier. Il était au chaud, c'était confortable. Alors le félin resta de longues minutes allongé, le regard perdu dans le vide, son dos collé au corps chaud de l'autre Neko. Son nom... Comment s'appelait-il, déjà ? Ah oui. Alyséa. Comment l'oublier, puisqu'il avait gémit ce nom toute la nuit ? Mph. Il en payait les frais, d'ailleurs. Comment disait-on, déjà ? Un mal pour un bien ? Oui, ça devait être ça... Son regard carmin coula lentement sur la table de nuit. Oh hallelujah. Un réveil. Quel hôtel de luxe. Le lit était moelleux comme il fallait, en plus. Bref. Onze heures et vingt-quatre minutes exactement. Tard. Ou tôt, cela dépendait des points de vue. Akihiko se redressa, enjamba le corps de l'autre Neko et fila sous la douche. Avant de revenir, une serviette autour de la taille, pokant Alyséa pour le réveiller.

— Hé... On doit rendre la chambre avant midi, j'crois.

Oui, bon, c'est sûr, il y avait plus sexy comme bonjour. Mais Akihiko et les lendemains, ça faisait deux. Il n'était pas professionnel dans la façon de se comporter avec les gens, lorsqu'il ne draguait pas ou ne couchait pas. Et d'ailleurs, il n'aimait pas vraiment rester dormir avec son amant d'un soir. Parce que qui disait dormir avec un autre homme, disait se réveiller avec. Et ça c'était moyen. Parce que généralement, le chat noir ne savait que dire. Il n'avait pas été élevé pour ça. Lorsqu'il s'agissait de coucher, il se montrait relativement sociable. Mais en dehors de ça... C'était variable. Il n'écoutait que lui. Et il n'aimait que lui. En fait, il pouvait être un véritable connard. Mais pour se montrer plus poli, on dira qu'il était une grossière personne, un rustre, un malotru. Laissant tomber la serviette, il chercha ses habits, éparpillés un peu partout dans la chambre, c'était comme une chasse au trésor magique, il retraçait à l'envers le chemin qu'avaient pris son tee-shirt, son pantalon et son boxer avant les longues heures de baise qui avaient suivi. Enfin bref. Se rhabiller. Parce que quand même, Akihiko était un félin coquet, et bien que la tenue d'Adam lui seyait à ravir, il aimait aussi bien s'habiller. A nouveau couvert de la tête aux pieds – il vérifia un instant que le boxer qu'il avait enfilé était bien le sien – il tâta sa poche, ravi de voir que ses billets étaient toujours bien là. Vous savez. Il aurait très bien pu filer sans demander son reste, et garder en lui le souvenir de cette nuit torride... Mais il restait avec Alyséa. Pour l'instant, au moins.

— Tu parles dans ton sommeil, tu sais ? - Il remonta les yeux vers lui, étirant un sourire amusé. - « Oh, Akihiko, t'es si bon, je t'aime », Le singea t-il avant d'émettre un ricanement.

Bon. 'Au revoir et à jamais' ? Non, il n'allait pas dire ça. Akihiko ne savait pas trop quoi faire, en fait. Il allait attendre que Alyséa ait fini de se préparer. Ils quitteraient l'hôtel ensemble. Ouais, voilà, c'était bien, ça. Ensuite... Le destin lui dirait ce qu'il adviendrait de sa personne. Il ne savait pas vraiment. Il allait traîner, sûrement. Dormir dans un parc. Quel jour étaient-ils, en fait ? Il ne savait plus. Mardi, peut-être. Bah, c'est pas comme si le jour qu'ils étaient importait réellement. Il vivait tellement au jour le jour que... Qu'il s'en fichait, au fond. Plus rien n'avait d'importance. Il avait d'autre soucis plus importants pour se soucier de la pluie du beau temps. En parlant de ça, il faisait beau. Il n'aimait pas trop le beau temps. Quand les jours de soleil, il allait se promener ça et là, dans un parc ou un square, il voyait des parents et leurs enfants, des couples ou d'autres humains se balader avec un sourire con collé sur le visage. Il les haïssait, ces gens-là. Il avait toujours détesté les gens heureux. Les gens heureux étaient ennuyeux, ils se ressemblaient tous, et ils étaient stupides. Les gens heureux méritaient de crever. Voilà ce qu'il en pensait. Il jeta un œil dehors, pour voir que ce connard de soleil continuait de briller malgré ses idées noires. Quand il faisait beau, les gosses étaient de sortie – et il ne pensait pas aux gosses des québécois, mais aux vrais gosses, les bambins, les gamins, la marmaille – et Akihiko détestait les enfants. Ces petites choses qu'avaient de la bave au menton, qui lui tiraient les oreilles et la queue – le chat connaissait pourtant bien des gens qui avaient la technique pour lui arracher des frissons de plaisir en la lui touchant, cette queue. Bref. Il détestait quasiment tout le monde.

Peut-être qu'il détestait même ce type au corps de rêve, juste devant lui. Peut-être.

[J'ai coupé la scène de cul parce que la Gauche domine le Sénat ]
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Alyséa
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Dim 23 Oct - 11:58

Il refusait de se réveiller. Parce qu'il était trop bien ainsi emmitouflé dans les draps du lit de l'hôtel. Il refusait de se réveiller parce qu'il était au chaud et qu'il ne voulait pas savoir si son amant du soir était encore là ou non. Parce que s'il se réveillait et ne voyait rien à coté de lui, ça allait le lancer et il allait s'énerver pour un rien. Alyséa n'aimait pas rester seul. Pourquoi était-il en partie devenu prostitué ? Passer la nuit seul le rendait tellement nostalgique. En réalité, s'il était en Angleterre, ça ne se passerait certainement pas de la même façon. En Angleterre, il vivrait confortablement seul et tranquille, dans un lit moelleux tout autant que maintenant. Parce qu'en Angleterre, il y avait des connaissances de sa famille qui le prendrait certainement sous leur aile. En Angleterre il avait une vie toute tracée. Ici, qu'avait-il si ce n'est un boulot ? Alyséa n'avait rien ici. Peut-être sa petite maison en bois, aussi. Mais il n'avait rien. Le con qui dirait un jour qu'il avait des amis ou un attache particulier se prendrait un bon poing dans la gueule. Parce que jusqu'ici, il y avait peu de personnes qui le revenait. On ne pouvait même pas dire qu'Akihiko faisait parti des gens qui lui revenait. Sa gueule n'était pas mauvaise, elle ne semblait pas vraiment sévère, méchante ou salope. Mais sa méfiance était sans pareille. Pour le moment, ce type, c'était juste celui qu'il avait fourré toute la nuit. C'était une autre pute avec qui il avait couché pour le plaisir pur et simple, non pour l'argent. De toutes façons, il n'aurait jamais le courage de lui demander de l'argent. Le blond avait un peu de pitié. Si le brun était prostitué, c'est qu'il avait tout autant des problèmes d'argent et de logement. Et puis, de toutes façons, il était bien entretenu ici. L'argent coulait à flot pour lui. Ne dépouillons pas plus les gens qui sont déjà dans le besoin.
Alyséa ne rêvait jamais, en temps normal. Et cette nuit non plus, il n'avait pas rêvé. Il était trop fatigué pour rêver. Et rêver lui donnait des envies, donc le plus souvent possible il s'empêchait de penser à des choses. Penser le forçait à avoir des envies. Penser le forçait à réfléchir et réfléchir le faisait penser à sa minable vie de prostitué. Alors dormir en pensant à rien, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. De cette façon, il ne dépenserait pas plus son argent et tout était mis de coté. Soudain, Alyséa fut secoué. Pas par le soleil qui passait par la fenêtre de la chambre, mais légèrement par le bruit de la douche. Cependant, ce n'était pas assez pour lui faire ouvrir les yeux. C'était juste Akihiko qui se lavait, rien d'autre. Akihiko qui allait, au final, s'en aller selon lui. Inconsciemment il haussait les épaules et tournait la tête du coté opposé à la salle de bain.

Et là, il fut réveillé de façon plus violente. On le secouait, on le pokait, on le bougeait un peu pour qu'il se réveille. Automatiquement, il grognait comme un sauvage, sourdement, sa tête se tournant vers la provenance de la voix qu'il trouvait bizarrement chiante. « Hé... On doit rendre la chambre avant midi, j'crois. » Un œil s'ouvrait et mentalement il tuait le brun en face de lui, en serviette, à moitié nu. Mais ce n'était pas ça qui l'attirait. En fait il se fichait bien de comment il était sapé. Il sortait de la douche et il n'avait pas pris ses affaires avec lui, donc c'était normal qu'il soit nu. Cependant, ses yeux regardaient l'heure. L'heure qui indiquait qu'en effet il était presque midi. Et le brun avait raison, la chambre devait être vidée avant midi. Mais Alyséa était du genre à attendre que ce soit midi pile ou midi cinq pour s'en aller. Histoire de profiter davantage du confortable de la pièce et surtout du lit. Le blond regardait l'hybride s'habiller, mollement. Il ne portait pas d'attention aux détails, ne se souciait pas de sa peau nue ni de la vue de ses fesses et de ses formes qu'il trouvait belles la veille. Là, il ne voyait que le reflet presque identique de son corps. En d'autre termes : il s'en fichait et ça ne l'excitait plus. En même temps, au réveil, il n'avait pas envie de se concentrer sur les atouts de son amant. Pour le moment, tout ce qu'il voulait c'était : « Hum... manger. » qu'il murmurait alors qu'il se redressait, lui qui était sur le ventre, prenant appuis sur ses deux mains. Alyséa maintenait le drap autour de son corps alors qu'il s'installait sur les genoux, la tête basse. Il regardait le blanc du lit, les yeux dans le vide. Il avait toujours eu un réveil difficile. Ses cheveux étaient en bataille et il détestait ça. Alyséa, le mec qui prenait soin de ses cheveux comme si c'était des personnes, avait les cheveux en bataille, décoiffés, comme si on les avaient tirés toute la nuit. Ce qui était à moitié vrai. Les violences sexuelles, il les connaissait par cœur. Et lui tirer les cheveux faisait partie de ses violences personnelles. Si il avait bien un truc qu'il détestait, c'était qu'on lui arrache et tire les cheveux. « Tu parles dans ton sommeil, tu sais ? » Sa tête se tournait vers le brun, du coup, haussant un sourcil interrogateur. « Oh, Akihiko, t'es si bon, je t'aime. » Ses sourcils se levaient naturellement plus haut, se demandant d'où il pouvait bien sortir ça. Aucuns rougissements ne venait, il s'en contre-fichait bien. Mais il était quand même un minimum gêné. Le blond passait une main dans ses cheveux, fermant les yeux en se resserrant dans les draps. « Ah bon. Bof, c'est pas comme si c'était faux, tu sais. » disait-il de sa voix endormie, se levant, nu comme un ver pour aller se voir ans le miroir de la salle de bain. C'est à ce moment là qu'il était réveillé. Comme un fou, il se rendait de nouveau dans la pièce principale et prenait tout ce qu'il fallait pour entretenir ses cheveux, dans son sac qu'il emportait tous les soirs. Pas de fer à lisser ni de sèche cheveux, mais seulement une multitudes de peignes et de brosses. Il en avait sélectionné trois avant d'aller se coiffer correctement, revenant comme si de rien n'était, soulagé et rangeant ses affaires avant de s'habiller. Pas de douche, il l'avait déjà prise après qu'ils eut fini hier soir. Une fois habillé, il fixait le brun d'un œil las, fatigué. « Bon, écoute, je sais pas ce que tu vas faire mais je vais probablement me barrer maintenant puisqu'il est midi et que j'veux pas plus m'attarder. » Le blond rangeait toutes les affaires qu'il trouvait étalé par terre, les récupérait même si ce n'était pas les siennes et chopait pas la même occasion les chocolats qu'il avait posé sur la table de nuit qui étaient sur les coussins à la base. Il en ouvrait et croquait un, gardant l'autre dans sa poche et sa main sur la poignée de la porte, il se tournait vers Akihiko. « … tu t'appelle comment déjà ? » Léger trou de mémoire. Même s'il l'aimait déjà beaucoup, même s'il lui avait rappelé son nom en l'imitant tout à l'heure, même s'il avait couché avec lui la nuit dernière et avait gémit une multitude de fois le prénom du brun. Il ne se souvenait déjà plus. Mais rassurez-vous, ses trous de mémoire étaient souvent bon signe.
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Akihiko
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Dim 30 Oct - 20:16

Allez. Montre-moi ce sourire que tu sais si bien faire. Akihiko avait toujours été doué pour jouer la comédie. Rien n'avait changé depuis cette nuit, et il étira ses lèvres en un sourire parfaitement trompeur. C'était officiel. Le type en face de lui était un connard. C'était pour ça, qu'il détestait les lendemains. Il aurait dû partir, mais il n'en avait pas eu la force. Alors voilà. Il avait maintenant la confirmation qu'il détestait ce type, en face de lui. Pourtant, hier, il l'avait trouvé plutôt sympa, et ce, avant même de coucher avec lui. De toute façon, Akihiko n'aimait personne. Juste lui-même. L'attitude et les réactions du blond l'agaçaient certainement, mais il ne laissa rien paraître. Si ce n'était ce grand sourire, presque sincère, qu'il affichait en toutes circonstances. Alyséa... Oui, Alyséa avait l'air d'un type imbu de sa personne, ne faisant attention qu'à sa petite personne. Akihiko n'était pas si différent, mais il devait l'avouer, les gens comme lui l'irritaient. Il n'y pouvait rien. Il devait le dire, il était proprement insupportable. Alors oui, il pouvait se supporter lui-même, mais en supporter d'autres, c'était au-dessus de ses forces. Il n'y avait que quand il couchait qu'il pouvait véritablement apprécier les gens. Je t'aime ? Ces paroles ne déclenchaient en lui qu'une indifférence presque blasée. Il se fichait qu'on l'aime. Du moment qu'il y avait l'argent, la nourriture et le plaisir, il était heureux. L'amour était secondaire. Optionnel. L'amour, il s'en fichait. Il voulait juste égoïstement combler ses besoins, utiliser les autres, sans pour autant qu'il y ait le moindre amour dans ses faits et gestes. Pourtant, Akihiko ne le niait pas, il aimait qu'on l'aime. L'amour amenait plus de choses. La douceurs, les petites attentions, les cadeaux. Akihiko avait été aimé, et si lui n'avait pas aimé en retour, il avait quand même apprécié. L'amour passif. Il n'était pas fait pour entamer des relations de ce genre. Il était trop cruel. Trop égoïste. Trop lui-même. Akihik ose contentait de cet amour factice, de ces coups d'un soir, de ce travail qu'il exerçait dans l'indifférence la plus totale. Donc. Ce sourire hypocrite, qu'il pouvait reproduire à l'infini, lui avait beaucoup servi. En ce moment-même, par exemple.

— Je m'appelle Takashi. C'était une agréable nuit, ma belle, mais on se dit adieu aujourd'hui.

Lui aussi. Lui aussi, pouvait être un connard, quand il s'y mettait. Déjà, ce faux nom, qu'il s'amusait à lui donner. Si ce pauvre con de Neko ne pouvait pas retenir un simple nom, qu'il avait pourtant répété toute la nuit, alors ce n'était pas la peine de lui fournir son véritable nom. Un prénom bateau, banal, qu'il lui jetait comme on jette du pain aux canards. Ma belle. Dernière provocation pour mettre l'accent sur l'androgénie de ce cher monsieur. Et cette phrase, cruelle, prononcée avec une condescendance totale. Il respirait l'arrogance. Akihiko, il s'en fichait de ne jamais revoir ce type. Il ne s'était pas particulièrement attaché à lui. C'était juste un coup d'un soir. Un coup comme les autres, plaisir d'une nuit, puis au revoir. Au revoir. Généralement, les types comme Alyséa, Akihiko ne les revoyait jamais plus. Par hasard, des fois, sur un coup du Destin, mais il ne ressentait absolument pas le besoin de les revoir. Lui non plus, songea t-il en le fixant, lui non plus, il ne le reverrait pas... Il n'avait pas eu le temps de s'attacher. Une nuit, c'était trop court dans une vie. D'ailleurs, c'était déjà fini. Fini avant même d'avoir commencé. Peut-être qu'ils auraient pu apprendre à se connaître plus. Peut-être qu'ils auraient pu devenir amis. Peut-être. Ces possibilités ne faisaient ni chaud ni froid au chat noir, qui semblait n'y accorder aucune importance. Il comptait dans sa tête la somme d'argent que représentaient les billets qui se trouvaient dans sa poche. Puis, tout aussi silencieusement, mentalement, il se dit qu'il allait faire quelques courses. De nouveaux vêtements, peut-être. Il avait pris l'habitude de ne pas toujours porter les même fringues. L'argent facile, ça le connaissait, et ce n'était pas parce qu'il avait connu la pauvreté qu'il n'était pas dépensier. Bien au contraire, il jetait quasiment l'argent par les fenêtres, en plats de luxes et en vêtements de marque. Il se disait que la chute serait dure, une fois qu'il aurait vieilli, que les humains ne voudraient plus de lui, mais il s'en fichait. La chute ne viendrait pas tout de suite. Il était encore sur son petit nuage, à ne penser qu'à lui, à n'aimer que lui.

— Au fait. Tu ronfles. Ce n'est pas très élégant, tu devrais penser à arranger ça, darling, les jeunes filles, normalement, c'est distingué.

Toujours cet agaçant sourire. Et sur ces mots, il leva le menton et fila dans le couloir. Il n'avait pas peur de la provocation. Tout cela l'amusait, bien au contraire. Il n'avait pas peur de se faire détester. De toute façon, aucune importance. Il se souciait bien peu de l'impression qu'il pouvait créer chez Alyséa. Ça le blasait. Il n'aimait pas ce chat. Il l'avait pourtant apprécié, hier. Plus maintenant. Il y avait des rêves, comme ça, qui se brisaient en peu de temps. Akihiko descendit prestement les marches de l'escalier, avec une vague impression de déjà-vu. C'est vrai, il l'avait rencontré comme ça, l'autre blondasse. En le percutant de plein fouet, bam. Ahlàlà. Le chat noir oublierait bien vite tout cela. Tout comme il oublierait l'autre matou. Il les oubliait tous, de toute façon. Il n'avait jamais été très physionomiste, et en plus de ça, ces gens, il ne les voyait que durant le temps d'une nuit. Ce n'était pas assez pour graver le souvenir de leur visage dans sa mémoire. Oui, quelques temps plus tard, après avoir enchainé les clients, Akihiko l'aura déjà oublié. Il quitta l'hôtel sans se retourner, et il commençait déjà à oublier l'autre Neko. C'était quoi, son nom, déjà ? Ah oui. Alyséa.
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Alyséa
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MessageSujet: Re: L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}   Ven 23 Déc - 11:48

Alyséa n'avait rien d'un connard. Les trous de mémoires arrivent à tout le monde alors à quoi bon se voiler la face pour si peu ? Il avait oublié son prénom, et alors ? Il s'en souviendrait bien plus tard, il s'en souviendrait bien s'il lui disait un truc à coté où s'il se rappelait. Il n'avait pas une véritable mémoire de poisson rouge, il n'avait juste pas la foi de faire comme s'il se souvenait de lui. Aly était bien capable de sortir un nom au hasard pour faire genre. Sauf que, ça l'aurait fortement induit en erreur. Il n'avait pas voulu faire d'efforts et c'était tant pis pour Akihiko. Il en ferait bien plus tard des efforts, ce n'était pas un problème. De plus, il allait chercher à se racheter au cas où. Ah, ce qu'il allait coller l'hybride rien que pour qu'il lui pardonne de cet oubli crétin. L'égocentrisme, ça va un moment mais oublier quelque chose d'aussi 'important'... bref.

Son sourire totalement faux, il s'en fichait à vrai dire. Il avait beau le regarder, l'analyser, il voyait bien qu'il n'y avait aucun sentiments là dedans. On voyait qu'il avait l'habitude de sourire ainsi. Ah ! Ce que c'est bête. Enfin, c'était mieux que Aly qui souriait seulement pour baiser avec d'autres personnes. Lui ? Sourire normalement ? Ahah. Si on voyait le blond sourire, c'est qu'il y avait un problème. Un surplus d'alcool, de drogue ou de sexe. Allez savoir. En tout cas, ça ne lui était jamais arrivé.
Sa main sur la poignée se desserrait au fur et à mesure qu'il le regardait, comme si le temps avait ralentis. C'était un peu ça, en fait. Alyséa prenait tellement son temps à le matter qu'il en oubliait les secondes qui passait et le fait qu'ils devaient rendre la chambre.

— Je m'appelle Takashi. C'était une agréable nuit, ma belle, mais on se dit adieu aujourd'hui.

Sourcils relevés, il répétait dans sa tête sans cesse le prénom de Takashi. Or, il était certain qu'il ne s'appelait pas ainsi, que son prénom commençait pas un A. Un A, comme lui. C'était pour ça qu'il s'en souvenait. Alors s'il voulait être un tant soit peu intelligent, l'hybride aurait sorti un prénom proche du sien. Mais l'intelligence, il n'en avait pas assez. Pourtant il le voyait autant égocentrique que lui. Un prénom qui commence par un A, il y en a plein. Et puis, il se souvenait, n'avait-il pas dit en se moquant de lui « Oh, Akihiko, t'es si bon, je t'aime » ? Bwarf, tant pis. Le félin était tellement plongé dans ses pensées que ça n'allait servir à rien de lui parler. Alyséa ne savait pas ce qu'il faisait mais en tout cas, ça l'exaspérait. Il préférait penser à son estomac qui criait famine qu'aux pensées du neko adverse. Même s'il l'avait appelé "ma belle", se fichant totalement de androgénie, et lui il avait laissé ça passé. C'était tellement puérile. Il se faisait tellement traiter ainsi que ça ne le touchait même plus. Répliquer ? Pourquoi ? Pour qu'il le rabaisse encore et qu'il ait le dernier mot ? Non. C'était hors de question.

— Au fait. Tu ronfles. Ce n'est pas très élégant, tu devrais penser à arranger ça, darling, les jeunes filles, normalement, c'est distingué.
— Menteur
, murmurait-il.

"Jeunes filles" ; "darling". Mais pour qui il se prenait ? A croire qu'il comptait l'énerver et oublier, au lendemain d'une partie de jambe en l'air, la politesse. Il gardait le sourire, en plus, arrogant jusqu'au bout, connard jusqu'au bout. Que voulait-il à la fin ? Ah, en fait, il désirait certainement juste un toit pour la nuit. Comme tous les nekos à la rue.
Il le regardait s'enfuir sans demander son reste puis il fermait la porte, prenant l'ascenseur, pris d'une soudaine flemme. Alyséa avait assez fait de sport la nuit dernière, ça suffisait. Et prendre les mêmes escaliers qu'avait pris Akihiko le dérangeait. De toute façon, il le traquerait plus tard. Une semaine après, deux ? Peut-être même un mois. Mais il n'arriverait jamais à se débarrasser de lui. Dieu ce qu'il était tenace. Un jour ou l'autre, il lui tomberait sur la gueule pour l'emmerder du plus qu'il le pourrait.
Il ne se pressait pas pour rendre la clé magnétique, attendant de ne plus le voir dans la rue de l'hôtel et ensuite il s'enfuyait vers le taudis qu'il avait. Pour se changer et, peut-être, retrouver quelques clients qui le divertirait dans la journée sans user d'un lit.

{Fin, poto, et c'est merdique mais osef}
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L'argent ne dort jamais [Yaoi ♥] {FINI}
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